Ali Boumendjel
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Biographie
Naissance
Décès
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El BiarVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
علي بومنجلVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Conflit

Ali Boumendjel (arabe : علي بومنجل) né le à Relizane au sein d'une famille originaire de Ait Yenni dans la wilaya de Tizi Ouzou, et mort le à El Biar, Alger, est un avocat et militant politique algérien. Torturé et exécuté par les parachutistes du général Massu, son assassinat avait été maquillé en suicide. Issu d’une famille paysanne originaire du village Taourit Menguellat en Kabylie, petit-fils de paysan, Ali Boumendjel est le fils de l’un des premiers instituteurs kabyles installés dans l’Oranie, à Relizane, où il est venu au monde en 1919[1].


BiographieModifier

Fils d'un instituteur kabyle, Boumendjel nait à Relizane et fait sa scolarité à Larbaâ. Brillant élève, il décroche une bourse qui lui permet d'entrer au collège Duveyrier de Blida, « pépinière nationaliste » où il rencontrera d'autres personnalités de la révolution algérienne telles que Abane Ramdane, Benyoucef Benkhedda et Saad Dahlab.

Après le lycée, il suit les traces de son frère, Ahmed Boumendjel et fait son droit. Il le suit également sur le terrain politique, puisque son frère est proche de Ferhat Abbas, et que Ali devient journaliste au journal Égalité, organe des Amis du manifeste algérien.

En 1946, à la création de l'Union démocratique du manifeste algérien (UDMA) il en devient membre et devient, après 1954, l'avocat des nationalistes algériens. En 1955, il intègre le FLN, et fait la liaison entre l'UDMA et le FLN.

Torturé sur ordre d’AussaressesModifier

Ali Boumendjel est d’abord torturé avant d’être assassiné quarante-trois jours plus tard, le , sur ordre du commandant Aussaresses (qui lui-même l’a reconnu dans ses mémoires en 2001[2]). Ali Boumendjel a été jeté du sixième étage d’un immeuble abritant un centre de torture, situé à El Biar sur les hauteurs d’Alger, là où justement, seraient détenus et torturés le journaliste Henri Alleg et le mathématicien Maurice Audin, lui-même porté disparu depuis lors. Sa mort avait secoué les intellectuels français de tout bord cherchant à connaitre la vérité sur la mort de ce jeune avocat pacifiste.

Il est arrêté le , détenu en divers lieux de la région d'Alger et torturé. Il est ensuite exécuté par défenestration, afin de maquiller son assassinat en suicide[3]. Paul Aussaresses a confirmé, dans son livre confession, que l'exécution avait bien été planifiée.

En 1999, il reçoit l'Ordre du mérite national algérien à titre posthume.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

SourcesModifier

RéférencesModifier