Alexandre Pierre Julienne

général français

Alexandre Pierre Julienne
Alexandre Pierre Julienne

Surnom Bélair ou Bellair
Naissance
Paris
Décès (à 71 ans)
Villecresnes, Seine
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Arme Génie
Grade Général de division
Conflits Guerres révolutionnaires
Famille Père de Antoine Alexandre Julienne

Alexandre Pierre Julienne, dit Bélair ou Bellair, est un général français de la Révolution et de l’Empire, né le à Paris et mort le à Villecresnes (Seine).

BiographieModifier

Lors de l'invasion des Prussiens, Alexandre Pierre Julienne est nommé, en , ingénieur en chef pour la défense de Paris.

Les retranchements dont il donne le plan, devaient commencer au-dessus de Saint-Denis, et se prolonger jusqu'à Nogent-sur-Marne. Il demande huit cents bouches à feu, mais le comité militaire ne peut lui en donner que six cents. Il propose alors d'employer les bronzes et les statues qui ornent les jardins royaux pour couler des canons, et faire fondre les plombs issus des aménagements hydrauliques liés aux château et parc de Versailles pour en faire des balles. L'ennemi repoussé, ce grand projet de fortification n'a point de suite.

Général de brigade le , puis général de division le , il devient commandant de légion de la garde nationale de Paris la même année.

Employé à l'armée du Nord en 1796, il contribue aux avantages remportés sur les Autrichiens.

Le général Belair, à qui la Biographie des hommes vivans attribue les services de son fils, a publié divers ouvrages qui font honneur à son patriotisme et à ses connaissances.

Alexandre Pierre Julienne est le père de Antoine Alexandre Julienne, général de brigade.

PublicationsModifier

On a de lui :

  • Sciences des ingénieurs, 1787, in-8° ;
  • Instruction adressée aux officiers d'infanterie pour la défense des postes, traduite de l'allemand de Gaudi, 1792, in 8° ;
  • Éléments de fortifications, 1792, in-8° ;
  • Manuel du citoyen, armé de piques, 1792 ;
  • Défense de Paris et de tout l'empire, 1792, in 8° ;
  • Mémoire sur les moyens de parvenir à la plus grande perfection de la culture, et de la suppression des jachères, 1794, in-8° ;
  • Les subsistances rendues plus abondantes et plus accessibles à tous les citoyens, avec cette épigraphe : « L'art de vaincre est perdu, sans l'art de subsister. » 1796, in-8°

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Louis Gabriel Michaud, Biographie des hommes vivants : Histoire par ordre alphabétique de la vie publique de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs actions ou leurs écrits, vol. 1, Éditions L. G. Michaud, (lire en ligne) ;
  • Antoine Jay, Étienne de Jouy et Antoine-Vincent Arnault, Biographie nouvelle des contemporains : ou Dictionnaire historique et raisonné de tous les hommes qui, depuis la Révolution française, ont acquis de la célébrité par leurs actions, leurs écrits, leurs erreurs ou leurs crimes, soit en France, soit dans les pays étrangers; précédée d'un tableau par ordre chronologique des époques célèbres et des événemens remarquables, tant en France qu'à l'étranger, depuis 1787 jusqu'à ce jour, et d'une table alphabétique des assemblées législatives, à partir de l'assemblée constituante jusqu'aux dernières chambres des pairs et des députés, Librairie historique, (lire en ligne) ;
  • Joseph-Marie Quérard, France littéraire : ou Dictionnaire bibliographique des savants, historiens et gens de lettres de la France,: ainsi que des littérateurs étrangers qui ont écrit en français, plus particulièrement pendant les XVIIIe et XIXe siècles. Ouvrage dans lequel on a inséré, afin d'en former une bibliographie nationale complète, l'indication 10 des réimpressions des ouvrages français de tous les âges; 20 des diverses traductions en notre langue de tous les auteurs étrangers, anciens et modernes; 30 celle des réimpressions faites en France des ouvrages originaux de ces mêmes auteurs étrangers, pendant cette époque,, vol. 1, Firmin Didot père et fils, (lire en ligne) ;

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier