Alex Barbier

Alex Barbier
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Alex Luc André Maurice BarbierVoir et modifier les données sur Wikidata
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Alex Barbier, né le à Saint-Claude (Jura) et mort le à Saint-Claude, est un auteur de bande dessinée et peintre français.

BiographieModifier

Alex Barbier naît le à Saint-Claude dans le Jura[1].

Après des études d'art, il devient professeur de dessin, mais l'éducation nationale le renvoie pour « attitude subversive »[2].

Il commence à publier des bandes dessinées dans Charlie Mensuel en 1974. Réalisées à la couleur directe, abordant crûment la sexualité et recourant à une narration moderne, elles rencontrent aussi bien l'enthousiasme que le rejet : Gébé et Wolinski ont tout de suite voulu le publier, tandis que Métal hurlant a jugé ses pages « artistiques, dans le plus mauvais sens du terme »[3]. Il refuse le blanc entre les images, les paroles rapportées dans les bulles et se consacre à construire une divagation plus qu'un récit chronologique[4].

Entre 1982 et 1994, Alex Barbier se consacre à la peinture, puis revient à la bande dessinée avec Les Paysages de la nuit et Comme un poulet sans tête.

Certains ont voulu reconnaître parmi ses influences : Francis Bacon, William S. Burroughs, Soutine, Edward Hopper, Louis-Ferdinand Céline[5]… auxquels il conviendrait toutefois d'ajouter Stanislas-André Steeman[6], Lucian Freud[7] et Maurice Tillieux[8].

Dans un reportage de 1994 intitulé Les Paysages de la nuit (Cité internationale de la bande dessinée et de l'image), réalisé par Jean-Pierre Delvalle et scénarisé et présenté par Thierry Groensteen, Alex Barbier nous présente le village pyrénéen de Fillols, près de Perpignan, qui constitue le cadre de plusieurs de ses bandes dessinées[9] et où il réside une bonne partie de l'année[10].

Connu pour ses bandes dessinées et ses tableaux, Alex Barbier est aussi le fondateur, avec sa compagne Aline Barbier, du Festival Plouc de Fillols, lancé en 1997 à Fillols, ce village des Pyrénées-Orientales où il possède une maison. Dans cet espace de création et de convivialité, il chante, accompagné par Pascal Comelade[11]. Le festival est tenu à bout de bras par Aline Barbier pendant dix ans, devenu Qué Bazar en 2009 et resurgi en 2014. Cet événement a rassemblé la fine fleur de l’édition alternative francophone dans une fête réellement chaotique, truculente et populaire. Alex Barbier en a été le pape - avec toute l’ironie que cela comporte évidemment.

En 2014, il publie Dernière bande[12], signant ses adieux à la bande dessinée[13]. Une exposition lui est consacrée au Festival d'Angoulême 2015 dans l'Hôtel Saint-Simon[14].

Il décède le , asphyxié dans son appartement de Saint-Claude (Jura)[7],[15].

ŒuvresModifier

RevuesModifier

  • 9 récits courts, dans Charlie mensuel, 1975-1978.
  • Le Dieu du 12, dans Charlie mensuel n°132-133, 1980.
  • Crétines de machines, dans Charlie mensuel n°146-149, 1981.

AlbumsModifier

  1. Lettres au maire de V., (ISBN 2-930204-17-6)[20]
  2. Autoportrait du vampire d'en face, (ISBN 2-930204-31-1)[21],[22]
  3. Pornographie d'une ville, (ISBN 2-350-65008-1)[23]

IllustrationModifier

DisquesModifier

  • Alex Barbier chante, Alex Barbier & pascal Comelade. 2006. CD 8 pistes, édité à 350 exemplaires à l'occasion de la 10ième édition du Festival Plouc de BD de Fillols (22 et 23 juillet 2006), par le Foyer Laïque de Fillols. 6 chansons du répertoire réaliste des années 30, avec des reprises de Fréhel, Damia et Yvette Guilbert chantées par Alex Barbier et accompagné par piano par Pascal Comelade on piano. Ce duo se produisait une seule fois l'an, sans aucune répétition, et ce, uniquement à l'occasion de ce festival.
  • Alex barbier chante, Alex Barbier & Pascal Comelade. 2019. Réédition légèrement transformée en vinyle 25cm, 45t, pressé à 500 exemplaires, dans la collection La Belle Brute (ref. VPLBB1902) de Vert Pituite La Belle. Trois morceaux de la version précédente ont été écartés dont deux instrumentaux, et une version inédite de "vals Burlesco", morceau instrumental de Pascal Comelade y figure cette fois. La réédition fut préparée avec la bénédiction du chanteur et lancée quelques jours avant son décès.

ExpositionsModifier

PrixModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Barbier, Alex », sur ledelarge.fr.
  2. Télégramme cité par Alex Barbier dans Lettres au pair de F., Frémok, 2006, p.19.
  3. Attribué à Luc Cornillon par Alex Barbier, ibid., p.24
  4. Martin Hervé, Coït interrompu, L'Intermède, 30 avril 2015
  5. Thierry Groensteen, préface à Lycaons, Frémok, 2003.
  6. Lettres au pair de F., p. 26.
  7. a et b Jacques Schraûwen, « La mort d'Alex Barbier, auteur de bande dessinée marginal et important ! », sur RTBF,
  8. Vincent Bernière (dir.), « Alex Barbier », dans Les grands maîtres de la BD mondiale, Beaux-Arts éditions, (ISBN 9791020405623), p. 8.
  9. Jean-Pierre Delvalle, Thierry Groensteen, Alex Barbier, les paysages de la nuit, 1994, Cité internationale de la bande dessinée et de l'image, 1994
  10. Eric Loret, « Le Barbier de sévices », sur Libération,
  11. Frédéric Hojlo, « Alex Barbier dessinait, peignait... et chantait ! », sur Actua BD,
  12. a et b M. Ellis, « Dernière bande », sur BoDoï,
  13. Marion Dumand, « Alex Barbier bande flou », sur Politis,
  14. a b et c Vincent Bernière, « Alex Barbier est mort, vive Alex Barbier ! », sur Le Monde,
  15. La rédaction, « Saint-Claude: le dessinateur de BD Alex Barbier est décédé asphyxié dans son appartement », sur Le Progrès,
  16. Philippe Magneron, « Lycaons », sur Bedetheque.com.
  17. Thierry Bellefroid, « Lycaons », sur BD Paradisio, .
  18. Évariste Blanchet, « La Chair, la Paranoïa et la Mort », Critix, no 5,‎ , p. 12
  19. Laurent Mélikian, « Frappadingue de Barbier », BoDoï, no 15,‎ , p. 11.
  20. Jan Baetens, « Alex Barbier, contraint et coloriste », Critix, Bananas BD, no 9,‎ , p. 47-50.
  21. Christian Marmonnier, « Je crôa ce que je vois », BoDoï, no 39,‎ , p. 14.
  22. Thierry Bellefroid, « Lettres au maire de V. Autoportrait du vampire d'en face », sur BD Paradisio, .
  23. François Peneaud, « Pornographie d’une ville - Lettres au maire de V. volume 3 - Alex Barbier - Frémok », sur Actua BD,
  24. Évariste Blanchet, « Esquisse de cadavres », Critix, no 9,‎ , p. 59-61.
  25. Groensteen 1994.
  26. « La liste des lauréats de 1971 à 2017 » [xls], sur prixsaintmichel.be (consulté le )

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Monographie
Études
Interviews

Vidéographie et filmsModifier

Liens externesModifier