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Ne doit pas être confondu avec Air Transat.
Airtransit
Logo de cette compagnie
AITAOACIIndicatif d'appel
Repères historiques
Date de création 1973
Date de disparition 1976
Fondateur Gouvernement du Canada
Généralités
Basée à Montréal (Victoria)
Autres bases Ottawa (Rockcliffe)
Taille de la flotte 6
Nombre de destinations 2
Siège social Gloucester (Ontario)
Société mère Air Canada



Airtransit était une compagnie aérienne canadienne d'aviation à décollage et atterrissage court desservant Ottawa et Montréal.

Sommaire

HistoireModifier

En 1970, le Conseil des sciences recommande au gouvernement du Canada de mettre sur pied « immédiatement » un programme de développement industriel d'ADAC. Le programme devrait viser la construction d'appareils, les instruments d'aide à la navigation et la régulation du trafic aérien[1]. Le Gouvernement du Canada amorce peu de temps après un tel programme[2].

Une filiale d'Air Canada appelée Airtransit est constituée par le gouvernement le 19 juin 1973. Transports Canada lui confie la mission de mener un projet-pilote de liaison entre l'adaport Victoria et l'aéroport d’Ottawa-Rockcliffe, d'abord avec des Twin Otter d'onze places[3],[4], puis avec des DHC-7, une fois commercialisés[5],[6],[7],[8].

Le service s'avère rapidement déficitaire. Les compressions budgétaires chez Air Canada, de même que le retard de développement des Dash-7, les troubles de voisinage à Ottawa et Montréal, et les infrastructures inadéquates de l'adaport Victoria forceront Transport Canada à mettre un terme prématurément à l'aventure Airtransit[8],[5],[7],[9].

 
Un billet d'Airtransit.

DestinationsModifier

Destinations desservies par Airtransit
Destination Période Réf
Montréal (Victoria) 1974-1976
Ottawa (Rockcliffe) 1974-1976
 
La flotte d'Airtransit était composée d'avions de brousses modifiés pour un service urbain.

FlotteModifier

Originellement de rustres avions de brousse, les DHC-6 d'Airtransit sont modifiés spécialement pour l'aviation d'affaires sur de courtes distances. Les aéronefs sont équipés de systèmes de freinage comprenant des freins à disques surdimensionnés et un antipatinage. Les ailes sont munies de déporteurs et de systèmes de dégivrage des pales des hélices. Les systèmes de sécurité et d'urgence du modèle de base sont bonifiés pour inclure un frein d'urgence, une protection contre les incendies de moteur et une mise en drapeau automatique en cas d'avarie[3].

La cabine passe de vingt sièges à onze fauteuils. On y ajoute une toilette, un vestiaire et la climatisation[3].

Flotte d'Airtransit
Modèle Image Nombre Années Immatriculation Réf
DHC-6 Twin Otter   6 1974-1976
  • CF-CST
  • CF-CSU
  • CF-CSV
  • CF-CSW
  • CF-CSX
  • CF-CSY

Accidents et incidentsModifier

RéférencesModifier

  1. Jean-Claude Paquet, « Le Canada doit immédiatement mettre sur pied l'industrie du transport par avions à décollage et atterrissage courts, l'ADAC », La Presse,‎ , p. D1 (lire en ligne)
  2. Claude Tessier, « Ottawa participera au développement d'un mode de transport par avions à décollage et atterrissage courts », La Presse,‎ le soleil du saguenay-lac-saint-jean, p. 28 (lire en ligne)
  3. a b et c « twin otters | air centre | british airways | 1974 | 1919 | Flight Archive », sur www.flightglobal.com (consulté le 3 février 2019)
  4. « Création d'Airtransit Canada pour assurer la liaison par ADAC entre Montréal et Ottawa », La Presse,‎ , p. C1 (lire en ligne)
  5. a et b Jean-Claude Marsan, « L’ADAC et les besoins du transport urbain », Le Devoir,‎ , p. 19 (lire en ligne)
  6. « Between Montreal and Ottawa : Heavy losses for STOL service », The Sherbrooke record,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  7. a et b « Air Canada réduit ses dépenses », Le Soleil,‎ , p. G2 (lire en ligne)
  8. a et b Denis Masse, « Airtransit pourrait reprendre le service Adac avec les avions DHC-7 », La Presse,‎ , C1 (lire en ligne)
  9. Gilles Constantineau, « L'aventure à décollage court », Le Devoir,‎ , p. 13 (lire en ligne)

Voir aussiModifier

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