Adamite (minéral)

minéral

Adamite
Catégorie VIII : phosphates, arséniates, vanadates[1]
Image illustrative de l’article Adamite (minéral)
Adamite - Mine d'Ojuela, Mexique (14x10 cm)
Général
Classe de Strunz
Classe de Dana
Formule chimique HAsO5Zn2Zn2AsO4OH
Identification
Masse formulaire[2] 286,69 ± 0,04 uma
H 0,35 %, As 26,13 %, O 27,9 %, Zn 45,62 %,
Couleur vert jaunâtre; jaune; incolore; blanc; bleuâtre; violet; rose; jaune brun; bleu pâle; vert jaune.
Classe cristalline et groupe d'espace Dipyramidal -
Pnnm
Système cristallin orthorhombique
Réseau de Bravais Primitif P
Clivage bon sur {101}; pauvre sur {010}
Cassure Irrégulière parfois conchoïdale.
Faciès Tabulaire; isométrique; agrégat; radie; sphéroïdal; grenu; prismatique.
Échelle de Mohs 3,5
Trait blanc
Éclat vitreux-résineux
Propriétés optiques
Indice de réfraction nα=1,708-1,722
nβ=1,742-1,744
nγ=1,763-1,773
Biréfringence Δ = 0,055
2V = 88°
Fluorescence ultraviolet Oui et phosphorescent
Transparence transparent à translucide
Propriétés chimiques
Densité De 4,32 à 4,48
Propriétés physiques
Magnétisme aucun
Radioactivité aucune

Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

L'adamite est une espèce minérale composée d'arséniate de zinc de formule Zn2AsO4OH. Elle peut contenir des traces de cuivre ou de cobalt. L'adamite est dimorphe avec la paradamite triclinique. L'adamite forme une série avec l'olivénite.

Inventeur et étymologieModifier

Décrite par Charles Friedel en 1866, dédiée au minéralogiste français Gilbert Joseph Adam qui a fourni les échantillons[3] découverts en 1866 dans la mine de Chañarcillo au Chili[4].

TopotypeModifier

Chañarcillo, Province de Copiapó, Atacama, Chili.

CristallographieModifier

  • Groupe d'espace : Pnnm
  • Paramètres de la maille conventionnelle : a = 8,306, b = 8,524, c = 6,043, Z = 4 ; V = 427,85
  • Densité calculée = 4,45

GîtologieModifier

L'adamite est un minéral secondaire des dépôts de zinc et d'arsenic.

VariétésModifier

Des traces de cuivre lui donnent la couleur verte, ou de manganèse la couleur violette.

  • Alumino Adamite de couleur bleue, retrouvée dans les mines du Laurion, Attique, Grèce[5], mais aussi à Ightem, Bou Azzer Ouarzazate, Souss-Massa-Draâ, Maroc[6].
  • Cobaltoadamite (Cobaltoan Adamite) de couleur rouge vif. Trouvée en France (Le Pradet, Mine de Cap Garonne)[7]; en Allemagne (Carrière Rohdenhaus, Rohdenhaus, Westphalie)[8]; en Grèce dans les mines du Laurion ; en Espagne, dans la mine Cogolla Alta, Belalcázar, Cordoue[9]; enfin en Namibie à Tsumeb[10].
  • Cuproadamite (Cuprian Adamite) de couleur vert émeraude. Très nombreuses occurrences dans le monde.
  • Manganoadamite (Manganoan Adamite) de couleur améthyste. Trouvée au Mexique à Ojueal.
  • Nickel Adamite (Nickeloan Adamite) : très petits cristaux vert-jaune vif trouvés dans une seule occurrence dans une des mines du Laurion en Grèce.

Minéraux associésModifier

Gisements remarquablesModifier

  Chili

  France

  • La Verrière, Monsols, Rhône. Ancienne mine d'argent aujourd'hui recouverte par la forêt[12].
  • Mine de Cap Garonne, Le Pradet, Var, Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ancienne mine très riche en espèces secondaires; aujourd'hui érigée en musée[13].
  • Mine Pech Cardou, Montferrand, Rennes-les-Bains, Couiza, Aude, Languedoc-Roussillon[14].

  Grèce

  • Le district minier du Laurium, Attique,. Très nombreuses occurrences locales contenant de grandes richesses en espèces minérales secondaires, notamment pour les composés du nickel[15].

  Mexique

  • Mines du district minier d'Ojuela, Mapimí, Durango, Mexique. District minier très étendu ayant donné les plus beaux échantillons de collection[16].

  Namibie

  • Mine de Tsumeb, variété cuprifère.

UsagesModifier

On se sert de l'adamite en lithothérapie pour lutter contre les maladies de peau. Comme elle contient de l'arsenic, on la place dans une gaze.

GalerieModifier

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Notes et référencesModifier

  1. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  3. C. R. Acad. Sci. Paris (1866): 62, 692
  4. National Geographic, collection Minéraux du monde, no 1, septembre 2014
  5. Heymann, J.(1982): Al-Adamin. LAPIS 7 (3), 26-28
  6. (de) Favreau, G. and Dietrich, J. E. (2006). Die Mineralien von Bou Azzer. Lapis 31(7/8), 27-68
  7. Mari G. & Sarp H. (2006) Cap Garonne (Var, France). Le Cahier des Micromonteurs, 93, 131-138. (in French)
  8. (de) Mineralien Welt 1-2006, 18-37
  9. (es) Miguel Calvo, Minerales y Minas de España. Vol. VII. Fosfatos, Arseniatos y Vanadatos, Madrid, Escuela Técnica Superior de Ingenieros de Minas de Madrid. Fundación Gómez Pardo, , 479 p. (ISBN 978-84-95063-96-0)
  10. (en) Gebhard, G. (1999): Tsumeb II. A Unique Mineral Locality. GG Publishing, Grossenseifen, Germany pg.157
  11. (en) Cook, R B. (1979): Famous mineral localities; Chanarcillo, Chile. Mineralogical Record, 10(4), 197-204.
  12. Favreau, G., Legris, J.-R. & Dardillac, M. (1996): La Verrière (Rhône): Histoire et Minéralogie, Le Cahier des Micromonteurs, 53(3), 3-28.
  13. Mari G. & Sarp H. (2006) Cap Garonne (Var, France). Le Cahier des Micromonteurs, 93, 131-138.
  14. C. Berbain & G. Favreau: Deux gisements des hautes corbières (Aude). Pech Migé et Pech Cardou. Cahier des micromonteurs no 2-2000, 18-22.
  15. (de) J. Gröbner und U. Kolitsch (2002): Neufunde von Laurion aus den Jahren 2001 und 2002. Aufschluss 53 (5-6), 363-371.
  16. (en) Moore, T.P. (2008): Lapis, 33 (7-8), 33-40 and 47-76; 86.

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