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Acome
logo de Acome

Création 1932
Dates clés 1956 immatriculation société actuelle
Forme juridique SA coopérative ouvrière de production (SCOP) à conseil d'administration
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Jacques de Heere
Activité Fabrication d'autres fils et câbles électroniques ou électriques
Produits Câblage
Sociétés sœurs Ideal Optical (Lannion)

Acome Telecom (Paris)

Effectif 1024 en 2017
SIREN 562123513
Site web acome.fr

Chiffre d'affaires 348 541 600 € en 2017
Résultat net 9 076 000 € en 2017

Acome (Association coopérative d'ouvriers en matériel électrique) est une entreprise française, dont le siège social est situé à Paris et son principal site industriel et centre de recherche du Groupe établi dans le département de la Manche développe des produits et systèmes destinés à l'automobile et aux solutions embarquées, aux réseaux d'infrastructures télécoms et ferroviaires et au bâtiment. C'est la 1re Scop (Société coopérative et participative) de France (chiffre d'affaires et nombre d'associés) [1],[2].

HistoriqueModifier

Créée à Paris en 1932 à la suite des difficultés de la société Electrocable, Acome compte 50 coopérateurs à sa création, 800 dans les années 1980 et 1 075 en 2006[3]. Son siège social est à Paris, mais c'est en Normandie, à Romagny Fontenay que l'entreprise possède 5 usines qui emploient 1 000 salariés[4], ce qui en fait l'un des plus gros employeurs du département de la Manche.

Deux autres unités sont implantées en Chine (300 salariés) et une au Brésil (100 salariés)[5]. Acome possède une filiale industrielle au Maroc, opérationnelle depuis 2016[5]. Acome est également présent en EMEA : en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Russie et au Maghreb. Le chiffre d'affaires en 2015 était de 428 millions d'euros, dont 58 % réalisé à l'export[5].

Au moment de son démarrage, Acome a pu compter sur les commandes des PTT grâce au principe du « quart réservataire» qui attribuait 25 % des commandes de l'État aux sociétés coopératives. À la fin des années 1930, la société achète une vieille filature à Mortain et s'y installe en 1941 après le bombardement de son usine d'Argenteuil. Après la guerre, Acome tire parti d'une loi imposant l'installation d'un dispositif anti-parasitage sur toutes les voitures. Acome, qui fabrique ce dispositif en exploitant un brevet acheté à General Electric, voit son marché exploser.

Si ce n'est pas l'esprit coopérateur qui préside à la création d'Acome, il viendra plus tard, dans les années 1950 et 1960. Les PDG Charles Lacroix et Jean Lamour, coopérateurs convaincus, font de la société une vraie Scop[6]. Jacques de Heere est l'actuel Président-Directeur général du Groupe.

Le fonctionnement coopératif n'est pas adopté par les usines étrangères[3].

En 2018 Acome s'engage à investir 45 millions d’euros d’ici 2020 sur son site industriel de Mortain (Manche) dont 27,7 millions d'euros dans un programme baptisé "automobile et mobilité connectée". Le site qui emploie 1 000 salariés a reçu lundi 3 septembre la visite de Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires[7].

ProduitsModifier

Acome fabrique des câbles télécom cuivre et à fibres optiques, des fils et câbles pour l'automobile et s'est diversifiée dans les années 1980 en produisant des tubes de synthèse pour la distribution d'eau chaude et froide sanitaire, les planchers, plafonds et murs chauffants-rafraîchissants.

RéférencesModifier

  1. Acome, l'usine aux mille associés, Mediapart
  2. « Dans la Manche, Acome veut améliorer sa compétitivité "sans dégrader la qualité de vie au travail" », sur actu.fr (consulté le 21 janvier 2019)
  3. a et b Danièle Demoustier, « Scop », L'économie sociale de A à Z, numéro hors série d'Alternatives économiques, janvier 2006, p. 190
  4. Cette Scop normande à qui Macron a réservé sa première visite officielle, Challenges, 2 septembre 2014
  5. a b et c François Kerfourn et Michel Porta, Le bonheur est dans la Scop !, Les petits matins, , 318 p. (ISBN 978-2-36383-223-8), p. 116 à 131
  6. Marc Mousli, Tous entrepreneurs, 2007
  7. Claire Garnier, « Acome investit--- », usine nouvelle,‎

Voir aussiModifier