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Abdelaziz Ben Dhia

homme politique tunisien

Abdelaziz Ben Dhia
عبد العزيز بن ضياء
Illustration.
Abdelaziz Ben Dhia
Fonctions
Secrétaire général du Rassemblement constitutionnel démocratique
Prédécesseur Chédli Neffati
Successeur Abderrahim Zouari
Ministre tunisien de la Défense
Président Zine el-Abidine Ben Ali
Premier ministre Hamed Karoui
Gouvernement Karoui
Prédécesseur Habib Boularès
Successeur Abdallah Kallel
Ministre des Affaires culturelles
Président Habib Bourguiba
Premier ministre Rachid Sfar
Gouvernement Sfar
Prédécesseur Zakaria Ben Mustapha
Successeur Zakaria Ben Mustapha
Directeur du Parti socialiste destourien
Prédécesseur Hédi Baccouche
Successeur Abdelmalek Laârif
Ministre des Affaires sociales
Président Habib Bourguiba
Premier ministre Rachid Sfar
Gouvernement Sfar
Prédécesseur Noureddine Hached (Travail)
Successeur Hédi Baccouche
Ministre de l'Éducation nationale
Président Habib Bourguiba
Premier ministre Mohamed Mzali
Rachid Sfar
Gouvernement Mzali
Sfar
Prédécesseur Mohamed Fraj Chedly
Successeur Amor Chadli
Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
Président Habib Bourguiba
Premier ministre Hédi Nouira
Mohamed Mzali
Rachid Sfar
Gouvernement Nouira
Mzali
Sfar
Prédécesseur Création du poste
Successeur Amor Chadli
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Moknine, Tunisie
Date de décès (à 78 ans)
Lieu de décès Tunis, Tunisie
Nationalité tunisienne
Parti politique Parti socialiste destourien puis Rassemblement constitutionnel démocratique

Abdelaziz Ben Dhia (arabe : عبد العزيز بن ضياء), né le à Moknine et mort le à Tunis[1], est un homme politique tunisien.

BiographieModifier

Études et débutsModifier

Issu d'une famille nationaliste de la moyenne bourgeoisie, il termine ses études secondaires au Collège Sadiki de Tunis[2]. Il effectue ensuite son cursus universitaire en Tunisie et l'achève à la faculté de droit et de sciences humaines de Toulouse avec un doctorat. Agrégé de droit privé, il est nommé doyen de la faculté de droit de Tunis en 1977[2].

MinistreModifier

Entré au Parti socialiste destourien (PSD), Ben Dhia occupe plusieurs portefeuilles ministériels dans les gouvernements de la présidence de Habib Bourguiba :

En 1988, sous la présidence de Zine el-Abidine Ben Ali, il crée le Conseil constitutionnel qu'il dirige jusqu'en novembre 1990. Il est par la suite ministre de la Défense (1991-1996)[2], puis devient secrétaire général du Rassemblement constitutionnel démocratique (successeur du PSD) dont il est membre du comité central[4] et du bureau politique à partir de décembre 1991.

Il occupe à partir de novembre 1999 les fonctions de ministre d'État, conseiller spécial auprès du président de la République et porte-parole officiel de la présidence[2], ce qui le propulse au second rang protocolaire au sein du gouvernement après le Premier ministre.

Après la révolutionModifier

La fuite du président Ben Ali, à la suite de la révolution tunisienne, met fin à ses fonctions gouvernementales. Il est radié de l'ancien parti présidentiel le , placé sous résidence surveillée le 23 janvier de la même année[5] puis arrêté le 12 mars[6]. Détenu à la caserne d'El Aouina, située au nord de Tunis, il est transféré en 2012 à la prison civile de Mornaguia[7]. Après une décision émise par la Cour d'accusation du tribunal de Tunis[8], il est libéré le , après presque trois années de détention[9]. Aucune charge n'a été retenue contre lui.

Il meurt des suites d'une longue maladie le à Tunis[1].

DistinctionsModifier

Vie privéeModifier

Abdelaziz Ben Dhia est marié à Pierrette Ben Dhia[11] et père de deux enfants[2].

RéférencesModifier

  1. a et b Frida Dahmani, « Tunisie : décès d'Abdelaziz Ben Dhia, ex-homme de confiance de Ben Ali », sur jeuneafrique.com, (consulté le 13 février 2019)
  2. a b c d et e Samy Ghorbal, « Le mystère Ben Dhia »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur jeuneafrique.com,
  3. Jeune Afrique l'intelligent, n°2139-2150, éd. Groupe Jeune Afrique, Paris, 2003, p. 62
  4. « Liste des membres du comité central du RCD »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur tap.info.tn,
  5. « Tunisie : deux proches collaborateurs du président déchu en résidence surveillée », Associated Press, 23 janvier 2011
  6. « Tunisie : les trois Abdallah sous les verrous », sur babnet.net, (consulté le 13 février 2019)
  7. « Tunisie. Les ministres et proches de Ben Ali transférés à la prison de Mornaguia », sur kapitalis.com, (consulté le 13 février 2019)
  8. « Abdelaziz Ben Dhia quitte la prison », sur mosaiquefm.net, (consulté le 13 février 2019)
  9. « Libéré, Abdelaziz Ben Dhia rentre chez lui », sur businessnews.com.tn, (consulté le 13 février 2019)
  10. « Décrets et arrêtés », Journal officiel de la République tunisienne, no 54,‎ 4-7 août 1987, p. 942 (ISSN 0330-7921, lire en ligne [PDF], consulté le 7 mai 2017)
  11. « Interview croisée avec Pierrette Ben Dhia et l’avocat d’Abdelaziz Ben Dhia, Ali El Khaldi », sur realites.com.tn, (consulté le 13 février 2019)