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Abbaye de Saint-Symphorien de Metz

abbaye française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Symphorien.

Abbaye de Saint-Symphorien
Vue d'artiste de l'abbaye de St Symphorien à Metz, extrait d'une carte de Merian, Matthäus (1593-1650), publiée en 1638 (source Gallica : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40627674t
Vue d'artiste de l'abbaye de St Symphorien à Metz, extrait d'une carte de Merian, Matthäus (1593-1650), publiée en 1638 (source Gallica : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40627674t
Présentation
Culte désacralisée et détruite
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Ville Metz

L’abbaye Saint-Symphorien est une abbaye de l'Ordre de Saint-Benoît fondée par l’évêque de Metz saint Papoul[1] en 609[2]. C'est la première abbaye bénédictine pour hommes construite en Austrasie[3].

Sommaire

SymphorienModifier

Article détaillé : Symphorien d'Autun.

Symphorien était célèbre dans l’ancienne liturgie gallicane. La translation d’une partie de ses reliques à Reims en 801, eut probablement pour effet de raviver son culte à Metz.

ReliquesModifier

Les reliques de Chrodegang furent transférées de l’abbaye de Gorze à celle de Saint-Symphorien quand Gorze tomba en désuétude au XIVe siècle.

Au Xe siècle, l’évêque de Metz Thierry Ier donne les reliques de saint Goëri qui se trouvaient à Saint-Symphorien au monastère d’Épinal qu'il vient de faire construire.

Histoire de l’abbayeModifier

L'abbaye s’élevait en dehors des fortifications de la ville[4] près de la porte Serpenoise, au niveau de l’actuelle avenue Lattre de Tassigny et de la caserne Barbot[5].

Elle est détruite par les barbares[Qui ?][Quand ?]. L'évêque Adalbéron II (984-1005)[6] la rétablit sous le nom de Saint-Symphorien, et y mit des moines de saint Benoît avec un abbé.

Le 12 septembre 1444, le roi René, Charles d'Anjou, Artus de Richemont, connétable de France, Pierre de Brézé, sénéchal de Poitou, font le siège de Metz avec 10 000 hommes. Le magistrat de Metz craignant que cette abbaye, proche de la porte Serpenoise, ne soit un obstacle à la défense de la ville, la fait brûler en 1444[1],[7]. L'abbé de l'abbaye, Poince de Champel, et ses religieux se sont retirés dans une grande maison dite la cour de Morimont qui appartenait à l'abbaye de Morimond[8].

La première pierre de la nouvelle église abbatiale Saint-Symphorien est posée le 10 mai 1481 à l'emplacement de la grand'maison de Morimont[9] qui va se trouver là où les fossés de la citadelle ont été construits, au coin de l’actuel palais de Justice.

L'abbaye est à nouveau détruite et enfin établie depuis en 1564, près de l’église Saint-Martin, dans la maison de Baudoche[1], des deux côtés de l’actuelle rue Maurice Barrès[3].

Les moines utilisaient le bras mort de la Moselle comme réserve de poissons et les prés de l'île Saint-Symphorien comme pâturages. Un document du XVIIIe siècle mentionne que le centre de l’île Saint-Symphorien est possédé par l’abbaye les moines qui en possèdent le centre, le gouverneur de la citadelle détient la prairie face à l'île du Saulcy et Mme de Courcelles les terrains qui confinent à Montigny-les-Metz[10].

Après la Révolution française, l'abbaye disparaît et ses biens sont dispersés[10].

Le lundi avant l’Ascension, pour les Rogations, une procession commençait à Saint-Symphorien, passait par les églises de la rive gauche de la Moselle pour revenir à la cathédrale par l’église Saint-Vincent[3].

Depuis 1960, il existe une nouvelle église Saint-Symphorien à Longeville-lès-Metz, au milieu de l’île Saint-Symphorien.

PossessionsModifier

  • monastère La Madeleine, au centre-ville, abandonné en 1768.
  • Vaux
  • Angomont et le ban-le-moine (près Badonviller) limitrophe de l'abbaye de Saint-Sauveur (borne de la Croix-Bagué).

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Charles Louis Richard, Bibliothèque sacrée, ou Dictionnaire universel historique, dogmatique, canonique, géographique et chronologique des sciences ecclésiastiques. Vol. 23-24, Éditeur Boiste fils ainé, 1825, p. 328.
  2. Religieux bénédictins, Histoire de Metz, chez Pierre Marchal, Metz, 1769, tome 1, p. 346 (lire en ligne)
  3. a b et c La vie de saint Symphorien
  4. Michèle Gaillard, « Les abbayes du diocèse de Metz au IXe siècle. Décadence ou réforme », Revue d'histoire de l'Église de France, vol. 79, no 203,‎ , p. 261–274 (ISSN 0300-9505, DOI 10.3406/rhef.1993.1115, lire en ligne, consulté le 26 septembre 2018)
  5. http://promenade.temporelle.free.fr/dotclear/public/import/sablon/images/christianisme/image002.jpg
  6. Erlande-Brandenburg, Alain, « L'abbaye de Saint-Symphorien à Metz », Bulletin Monumental, vol. 124, no 3,‎ (lire en ligne, consulté le 26 septembre 2018)
  7. Religieux bénédictins, Histoire de Metz, chez Jean-Baptiste Collignon, Metz, 1775, tome 2, p. 644 (lire en ligne)
  8. Histoire de Metz , tome 2, p. 648
  9. Histoire de Metz , tome 2, p. 679
  10. a et b L’île Saint-Symphorien

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Eugène Voltz, La dernière abbaye de Saint-Symphorien (1564-1768), dans Mémoires de l'Académie nationale de Metz 1963-1964, p. 139-169 (lire en ligne)

Liens externesModifier