Ouvrir le menu principal

Abbaye de Fontaine-André

communauté religieuse à Neuchâtel en Suisse

Abbaye de Fontaine-André
Image illustrative de l’article Abbaye de Fontaine-André
Présentation
Culte communauté de laïcs
Type Abbaye
Rattachement Frères des Écoles chrétiennes
Début de la construction XIIIe siècle
Fin des travaux XIVe siècle
Géographie
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Neuchâtel Neuchâtel
Région Littoral
Ville Neuchâtel
Coordonnées 47° 00′ 37″ nord, 6° 57′ 23,2″ est
Obituaire de Fontaine-André, 1488, (3PAST-1b) Archives de l'Etat de Neuchâtel

L'abbaye de Fontaine-André est située à Neuchâtel dans le canton et la région Littoral, en Suisse[1].

Sommaire

HistoriqueModifier

L'abbaye fut fondée au XIIe siècle par les Frères Mangolt II de Fenis et Rodolphe Ier de Neuchâtel, tous deux fils de Mangold Ier de Neuchâtel et seigneurs de Neuchâtel[2].

Le 24 février 1143[3], l'évêque de Lausanne Guy de Maligny confirma la remise des terres par l'abbé Richard (abbé du Lac de Joux) à l'abbé Wachelm (abbé de Corneux), en vue d'y créer une abbaye de l'ordre des Prémontrés.

Le cloître fut bâti au XIIIe siècle par l'abbé Othon. Le 25 décembre 1375, l'abbaye fut incendiée par des mercenaires du sire de Coucy, en guerre contre le duc d'Autriche. Les moines se réfugièrent alors dans la maison sœur de Humilimont.

Les moines revinrent à Fontaine-André au XVe siècle. Incertains face à la Réforme, les moines se dispersèrent dans des maisons sœurs. En 1539, la comtesse de Neuchâtel, Jeanne de Hochberg, fit louer les biens de l'abbaye à un bourgeois de la région. Les Conseils de Ville prirent sa place et sous-louèrent la propriété à des tiers.

Une partie des archives de l'ancienne abbaye de Fontaine-André, notamment l'acte de fondation en 1143, sont conservés dans les archives seigneuriales aux Archives de l'État de Neuchâtel[4].

En 1825, le maire de Travers acquit l'abbaye et le domaine et ses descendants en firent une villégiature.

C'est en 1954 que l'abbaye retrouva son caractère religieux, date à laquelle les héritiers de Paul de Perregaux (mort en 1949) vendirent le domaine aux Frères des Écoles chrétiennes. Les Frères transformèrent les champs en terrains de jeux et des chambres furent construites en vue d'y accueillir des jeunes garçons de l’Institut catholique de Neuchâtel.

De 1972 à 1980, les Frères installèrent à l’abbaye un centre thérapeutique pour jeunes toxicomanes. Ils y accueillirent ensuite régulièrement des groupes pour des stages de formation continue, des séminaires, des classes vertes et des fêtes diverses.

Depuis les années 1990, les Frères partagent les lieux avec une communauté de laïcs désirant mener une vie communautaire fondée sur la prière et le travail. Ils y organisent des retraites spirituelles. Finalement, au printemps 2013, les Frères vieillissants (ils n'étaient plus que deux à vivre sur place) vendent l'ensemble de la propriété à un privé. La Ville qui bénéficie d'un droit de préemption décide de ne pas en faire usage.

Les bâtimentsModifier

Les plans datant d'avant la Réforme sont perdus.

L'église abbatialeModifier

Dédiée à saint Michel, l'église mesurait une trentaine de mètres de long et une dizaine de large. Après le départ des moines au moment de la Réforme, elle servit d'entrepôt.

En 1765, le Conseil d’État fit démolir le toit de l’église et ordonna de réutiliser au mieux les tuiles et la charpente. L’année suivante, le Conseil ordonna de vendre les murs. Seul, le clocher resta debout avant de disparaître à la fin du XVIIIe siècle.

La grangeModifier

Encadrée par deux écuries, elle subit elle aussi le désastre de 1375. Elle fut restaurée par les moines et, après leur départ, de nombreuses transformations y furent faites.

La sourceModifier

La chambre d'eau de la source donna son nom à l'abbaye. Nous pouvons lire au-dessus de la porte : L’an du Seigneur 1487, messire François Bourquier abbé et frère Antoine de Costis, chanoine de cette Abbaye, firent reconstruire cette fontaine André. Cette inscription est suivie de la croix de saint André.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Jean Courvoisier, Les monuments d'art et d'histoire du canton de Neuchâtel, Bâle, Birkhäuser, , 476 p. (lire en ligne), p.21-27
  • Dominique A Meyer, Chartes et documents concernant l'abbaye de Fontaine-André, , 200 p.
  • Dominique A Meyer, Martyrologium feriale sanctorum abbacie fontis Andree, , 203 p.
  • Dominique A Meyer, Martyrologium feriale sanctorum abbacie fontis Andree, , 251 p.
  • Dominique A Meyer, Martyrologium feriale sanctorum abbacie fontis Andree, 2018, 476 p.
  • Dominique A Meyer, Duo libri annales abbacie fontis andree, , 304 p.
  • Dominique A Meyer, Liber anniversalis abbacie fontis Andree, 2018, 300 p.
  • Dominique A Meyer, L'ancienne abbaye prémontrée de Fontaine-André au XIIe siècle, , 206 p.
  • Hans Mühlebach, L'abbé de Fontaine-André, parton de l'église Saint-Martin de Cressier et collateur de l'église de Meyriez et de la chapelle Sainte-Catherine devant Morat, 2017, 300 p.
  • Hans Mühlebach, l'ancienne abbaye de Fontaine-André, 2018, 208 p.
  • Christian de Reynier, « L'abbaye prémontrée de Fontaine-André », Archäologie Schweiz, Archéologie suisse, Archeologia svizzera, no 2,‎ , p. 66-70.
  • Johannes Schleicher, Abbaye Fontaine-André, Neuchatel, Schnell & Steiner, , 20 p. (ISBN 978-3-7954-6727-2)



Articles connexesModifier

Liens externesModifier

.