François de Langlade du Chayla

prêtre catholique français
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Abbé François de Langlade du Chayla

François de Langlade du Chayla, abbé du Chayla, archiprêtre des Cévennes, inspecteur des missions catholiques, est né en 1647 au Chayla (commune de Saint-Paul-le-Froid) et décédé le au Pont-de-Monvert.

BiographieModifier

Origines familiales

Cet ecclésiastique français est issu d'une famille noble du Gévaudan. Nicolas Viton de Saint-Allais[1] remonte la généalogie de cette famille au XVIe siècle et il écrit que la branche du Chayla a été illustrée par Nicholas Joseph Balthazar de Langlade, lieutenant général dans les armées du roi Louis XV. À la branche de Montgros appartient l'actuel général de brigade Jacques de Langlade de Montgros.

Sa vie

Né dans le château familial du Chayla d'Ance[2], François de Langlade du Chayla est le fils de Balthazar de Langlade, seigneur du Fraissinet, La Fargette, Villeret, etc., et de Françoise d'Apchier, dame vicomtesse du Chayla, Saint-Paul, etc.[3] François de Langlade du Chayla signait Chaila, bien que sa famille portât le nom de Chayla.

Il devient missionnaire et est envoyé au Siam. Martyrisé par des bouddhistes et laissé pour mort, il parvient néanmoins à survivre et regagner la France. Il est alors abbé au Pont-de-Montvert, où il tente à sa manière de lutter contre « l'hérésie », à savoir le protestantisme.

Ses méthodes, inspirées de celles qu'il a vues et subies au Siam, en font rapidement une personnalité haïe de la communauté protestante majoritaire dans la région. Le , au Pont-de-Montvert, deux « prophètes » camisards, Abraham Mazel et Esprit Séguier, viennent délivrer des protestants que l'abbé retient, lors de cette attaque il s'enfuit, dans sa fuite il se casse la jambe et ses assaillants le tuent. Cet assassinat et la répression qui suivra font partie des affrontements de la guerre des Cévennes[4],[5].

Sources et référencesModifier

  1. Généalogie de la famille de Langlade avec sa branche de Montgros, par Nicolas Viton de Saint-Allais.
  2. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, p. 338.
  3. Vicomte de Lescure, Armorial du Gévaudan, Lyon, 1929, p. 203.
  4. Abraham Mazel, Élie Marion et Jacques Bonbonnoux, Mémoires sur la guerre des camisards, Les Presses du Languedoc, Montpellier, 1983, 432 pp.
  5. Patrick Cabanel, Histoire des protestants en France: XVIe-XXIe siècle, Fayard, Paris, 2012, 1500 pages (ISBN 9782213669991).