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Éric Alt
Eric. Alt.jpg
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Eric Alt, né le 2 septembre 1962 à Strasbourg, est un magistrat français qui occupe la position de vice-président au sein de l'association Anticor.

Carrière et fonctionsModifier

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Strasbourg et de la faculté de droit de Strasbourg, il a été :

Engagement philosophiqueModifier

Il est vice-président de l'association Anticor (2013)[3] et administrateur de l'association Sherpa.

Engagement syndicalModifier

Il a été vice président du Syndicat de la magistrature (2003-2006).

Il a été vice président de l'association Magistrats européens pour la démocratie et les libertés. (2006-2016).

Engagement politiqueModifier

En 2014, il est candidat en troisième position sur la liste Nouvelle Donne pour les élections européennes dans la circonscription Île-de-France, après sa désignation par une commission d'adhérents tirés au sort[4].

En septembre 2019, la direction des services judiciaires du Ministère de la justice reproche à Eric Alt ses prises de position publiques comme responsable associatif (vice président de l'Association Anticor) et diligente contre lui une enquête administrative relative à sa neutralité comme magistrat et à son obligation de réserve[5]. En effet, invité de France 3 Corse ViaStella le 16 février 2019, et répondant aux critiques de la préfète régionale de Corse qui regrettait qu’Anticor ait saisi le Parquet national financier (PNF) plutôt que le parquet de Corse dans une affaire de fraude aux primes agricoles, Eric Alt a relevé que « le procureur s’affiche aux côtés de la préfète », et regretté l'atteinte à « son apparence d’impartialité pour conduire une enquête». D'autre part, représentant Anticor dans l’affaire de Richard Ferrand et des Mutuelles de Bretagne, Eric Alt a représenté Anticor lors de l’audience de constitution de partie civile menée par le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke au début de l'année 2018[6]. Eric Alt étant à la fois plaignant (au nom d’Anticor) et collègue du juge d’instruction, puisque magistrat au tribunal de Paris, les avocats de Richard Ferrand, invoquant cette situation, ont obtenu le dépaysement du dossier au tribunal de grande instance de Lille. Selon un « bon connaisseur du dossier » cité par le journal Le Monde : « Anticor dérange et on sent une volonté de chercher des poux dans la tête tant des magistrats que de l’association.»[7].

PublicationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. MACJ, puis 1er substitut MACJ à partir du 09//2001
  2. « Décret du 27 décembre 2016 portant nomination et dispense (magistrature) », sur legifrance.gouv.fr, Journal officiel, 27décembre 2016 (consulté le 22 septembre 2019)
  3. http://www.anticor.org/2013/05/14/anticor-contribue-aux-travaux-du-greco/
  4. http://www.nouvelledonne.fr/la-liste-ile-de-france
  5. Samuel Laurent, « Affaire Ferrand : le vice-président d’Anticor, également magistrat, est visé par une enquête administrative », LeMonde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 18 septembre 2019)
  6. « Les multiples rebondissements de l'affaire Ferrand », sur FIGARO, (consulté le 18 septembre 2019)
  7. https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/18/magistrat-le-vice-president-d-anticor-est-vise-par-une-enquete-administrative_5511669_3224.html
  8. http://www.editionsbdl.com/esprit-de-corruption.html

AnnexesModifier

Liens externesModifier