Émilie Contat

actrice française

Émilie Contat, dite Mimi, née le à Paris et morte à Nogent-sur-Vernisson le , est une actrice française.

Émilie Contat
Contat Émilie.jpg
Portrait d'Émilie Contat
Fonction
Sociétaire de la Comédie-Française
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Fratrie
Enfant
Émile Lichtenstein (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Fille de Jean-François Contat, soldat de la maréchaussée et marchand de bas privilégié et de Madeleine-Françoise Leroy, Émilie Contat était la sœur cadette de la célèbre actrice Louise Contat.

Elle débuta à la Comédie-Française le , par le rôle de Fanchette dans le Mariage de Figaro, fut reçue à demi-quart de part le . Le , le Journal de Paris rendit compte de ses débuts en ces termes :

« Hier, un début qui n’avait pas été annoncé a causé une surprise agréable aux spectateurs. La demoiselle Mimi, très jeune sœur et élève de la demoiselle Contat, a débuté par le petit rôle, de Fanchette dans le Mariage de Figaro. Elle y a montré l’aptitude la plus décidée au talent de la comédie, et le public a paru la voir avec le plus grand intérêt. Si, comme il y a lieu de le croire, elle est destinée à avoir réellement du talent, le sort l’a doublement favorisée en la plaçant dans une école où elle trouvera si facilement le prétexte et l’exemple tout à la fois. »

Émilie Contat paraît n’avoir, en réalité, laissé qu’un souvenir insignifiant à la Comédie française, à laquelle elle resta attachée pendant l’espace de trente-et-un ans, de 1784 à 1815, grâce à l’appui, sans doute naturel, mais quelquefois injuste, qu’elle trouva chez sa sœur, que sa brillante réputation rendait toute puissante. C’est notamment en 1785, à l’époque du début de la jeune Caroline Vanhove, que Louise Contat, qui redoutait pour sa sœur les succès de cette dangereuse rivale, se donna toutes les peines possibles pour l’empêcher de jouer à la Cour.

Émilie Contat, en quittant le théâtre en 1815, épousa un M. Amelot, de la famille de l’ancien ministre, et se retira dans le château de son mari, près de Montargis, où elle mourut, très regrettée à cause de sa bienfaisance.

ThéâtreModifier

Carrière à la Comédie-FrançaiseModifier

Entrée en 1784[1]
Nommée 186e sociétaire en 1785
Départ en 1815

SourcesModifier

  • Edmond Denis de Manne, Frédéric Hillemacher, Galerie historique des portraits des comédiens de la troupe de Voltaire, Lyon, N. Scheuring, 1861, p. 311.
  • Émile Campardon, Les Comédiens du roi de la troupe française pendant les deux derniers siècles, Paris, H. Champion, 1879, p. 48.

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier