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Émile Labeyrie

homme politique français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Labeyrie.
Émile Labeyrie
Emile Labeyrie-1932.jpg
M. Labeyrie, alors secrétaire général du ministère des Finances (1932)
Fonctions
Maire d’Aire-sur-l'Adour (d)
-
Premier président de la Cour des comptes
Gouverneur de la Banque de France
Liste des maires de Versailles
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
VersaillesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Sosthènes Emile LabeyrieVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Enfant
Autres informations
Distinction

Émile Sosthène Labeyrie est un homme politique français né à Nantes le 9 février 1877, mort à Versailles le 9 janvier 1966. Après divers postes dans la haute administration française, il fut Gouverneur de la Banque de France pendant le Front populaire, procureur général près la Cour des comptes puis premier président de la Cour des comptes jusqu'à sa révocation par Pétain en 1940.

Sommaire

Éléments biographiquesModifier

Il est le fils d'Henri Labeyrie, haut fonctionnaire de l'administration des finances qui, après plusieurs postes en province, dont celui de percepteur à Nantes, fut nommé directeur de la Caisse des dépôts et consignations en 1888 ; puis gouverneur général du Crédit foncier en 1895 ; et enfin Premier Président de la Cour des comptes en 1900).

Émile Labeyrie a effectué comme son père une carrière dans la haute administration publique et financière de la France, malgré son éviction par le gouvernement de Philippe Pétain après 1940 :

  • Chef de cabinet du ministre des Colonies Raphaël Milliès-Lacroix en 1906
  • Chef du cabinet du ministre des Finances Joseph Caillaux en 1913 et 1925[1]
  • Secrétaire général du ministère des Finances en 1932
  • Gouverneur de la Banque de France pendant le Front populaire de juillet 1936 à octobre 1937[2]
  • Premier président de la Cour des Comptes, nommé en 1937 jusqu'à sa révocation par Pétain en 1940 en même temps de la cour des comptes et de ses fonctions de maire de Aire-sur-l'Adour[3]. Il fut réintégré à la libération dans cette fonction par décret du 7 mai 1954.

Pendant le Front populaire, il aida discrètement, contre la position officielle du gouvernement de Léon Blum, la république espagnole par l'achat de réserves d'or[réf. nécessaire].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Émile Labeyrie devait œuvrer dans la clandestinité[4].

Mandats électifsModifier

Mariage et descendanceModifier

Émile Labeyrie a épousé en 1903 Andrée de la Borie de la Batut, cousine de Ferdinand de la Borie de la Batut qui sera élu de Dordogne de 1885 à 1930[5].

Il a eu 6 enfants avec son épouse et 15 petits-enfants :

  • Marianne Labeyrie (1905-1971), épouse d'Alexandre Cantacuzène et mère de Jean Michel (dit 'Ion') Cantacuzène
  • Claude Labeyrie (1906-2000), épouse d'André Reymond et mère de Marianne épouse Fey, Sylvie Reymond-Lépine et Dorinne épouse Duc
  • Henri Labeyrie (1911-2005), époux d'Andrée et père d'Henri Labeyrie et de trois filles
  • Catherine Labeyrie (1912-2012), épouse de Henri Menahem et mère de Georges et Martine épouse Scrive
  • Jacques Labeyrie (1920-2009), époux de Françoise Prunières et père d'Antoine, Laurent et Étienne Labeyrie
  • Vincent Labeyrie (1924-2008), époux de Marcelle Saint-Saëns et père d'Irène, Pierre et Roger Labeyrie

DistinctionsModifier

RéférencesModifier

  1. C’est à ce titre qu’il siégea à la commission de Monzie, continuatrice des travaux de la commission Milliès-Lacroix. Cf. L'administration des finances à Paris du 18e au 19e
  2. Il fut nommé pour la première fois à ce poste quelques jours après la réforme de la Banque de France cf. 'Histoire sociale des Landes'.
  3. Révocations justifiées par ses positions et son rôle lors du Front populaire cf. 'Histoire sociale des Landes'
  4. Cf. 'Dictionnaire Biographique Mémoires des Landes'
  5. Député de 1895 à 1902 et sénateur de 1912 à 1930, Cf. article biographique sur les protestants de Bergerac
  6. Base Léonore

Liens externesModifier