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Élie Chamard

homme de lettres, historien et industriel français
Élie Chamard
Description de cette image, également commentée ci-après
Élie Chamard musicien du 77e RI en 1914.
Nom de naissance Élie Jean-Baptiste Louis Chamard
Alias
L'historien de Cholet
Naissance
Cholet (Maine-et-Loire)
Décès (à 80 ans)
Cholet (Maine-et-Loire)
Nationalité Drapeau de France Française
Pays de résidence Drapeau de la France France
Profession
Activité principale
Distinctions
Ascendants
père : Constant Louis Chamard
mère : Johanna Loiret
Conjoint
Madeleine Marguerite Marie Furgé (1895-1985)
Descendants
Anne-Marie Decelle,
François Chamard,
Paul Chamard

Élie Chamard, né à Cholet (Maine-et-Loire) le et mort dans cette même ville le , est un homme de lettres, historien et industriel français.

BiographieModifier

 
Cholet 1914: musique du 77e régiment d'infanterie.

Élie Jean-Baptiste Louis Chamard né le à Cholet, est le fils de Constant Louis Chamard et de Johanna Loiret[1]. Il se marie avec Madeleine Marguerite Marie Furgé (1895-1985)[2] le à Châtellerault (Vienne)[1].

Industriel et homme de lettres, il participe durant presque cinquante ans aux activités de la Société des sciences, lettres et arts de Cholet dont il est aussi le secrétaire[3]. On le surnomme également l'historien de Cholet car il a écrit de nombreux articles et huit ouvrages. Il a collaboré à plusieurs publications : la Revue des Deux Mondes, Miroir de l'histoire, la revue Ecclésia, la Revue du Bas-Poitou et celle du Souvenir vendéen[4].

Élie Chamard est incorporé, soldat de 2e classe, au 77e régiment d’infanterie à compter du et nommé musicien-brancardier[5] le . Il est présent au corps lors de la mobilisation. Le , il est dirigé vers le front. Pendant la Première Guerre mondiale, il participe, entre autres comme brancardier, à la bataille de Mondement[6] et ses premiers écrits sur cette période apparaissent alors d'une portée historique nationale.

Une caricature en pied[7] dessinée par Maurice Siaudeau[8] est publiée dans l'Intérêt public de l'arrondissement de Cholet entre 1935 et 1940.

Il décède le à Cholet[1].

PublicationsModifier

Parmi une quarantaine d'articles qu'il a écrit pour le bulletin de la Société des sciences, lettres et arts de Cholet (SLA)[9], on peut citer :

  • Une page glorieuse du 77ème d'infanterie : La bataille de Mondement (1924, pages 86 à 103) ;
  • Le 77e} à Zonnebeke - octobre-novembre 1914 (1926, pages 107 à 148) ;
  • La prise du bois de Sénécat par le 77e d'infanterie (1927-28, pages 148 à 171) ;
  • Deux pages de guerre (1929-30, pages 92 à 98) ;
  • Un poète choletais : Eugène Hublet (1931, pages 81 à 105) ;
  • Le Cardinal Luçon - curé de Notre-Dame de Cholet - octobre 1883 à février 1888 (1932 pages 71 à 110) ;
  • Héroïque combat défensif du 77e d'infanterie à Belloy et à Lataule - 9 juin 1918 (1933, pages 261 à 298) ;
  • Le combat de Mondement (1934, pages 203 à 255) ;
  • Bataille de Verdun, le 77ème à la cote 304 - 28 avril - 10 mai 1986 (1936, pages 173 à 208) :
  • En marge du chemin des Dames : La prise des bastions de Chevreux par le 77ème - 22 mai 1917 (1937, pages 217 à 246) ;
  • En 1789 - Taxe des députés de l'assemblée préliminaire du Tiers-Etat (1938, pages 207 à 217) ;
  • Une oeuvre de charité choletaise : Nazareth (1939, pages 130 à 154) ;
  • Quelques notes sur le comité des écoles de Cholet et sur l'école Notre-Dame, dite du Bretonnais (1940, pages 169 à 185) ;
  • Il y a cent ans (1941, pages 81 à 89) ;
  • Un centenaire : quelques notes sur l'école Saint-Joseph dite "La Maison Jaune" 1843-1943 (1943-44, pages 87 à 110) ;
  • Un industriel choletais sous la révolution : Louis Toussaint Richard, d'après sa correspondance 1824-1834 (1948-49, pages 59 à 77) ;
  • Le général Mangin, ancien du 77e d'infanterie (1950, pages 109 à 126) ;
  • Cholet et ses lanternes à huile 1830-1860 (1951, pages 73 à 93) ;
  • Souvenirs de Cholet par Monsieur Charles Arnault (1952, page 177) ;
  • Les orignines du 77ème régiment d'infanterie (1953, pages 63 à 75) ;
  • Les casernes à Cholet 1780-1923 (1954, pages 97 à 110) ;
  • Frédéric Lemot - Baron de Clisson, sculpteur, selon sa correspondance inédite avec son régisseur 1805-1827 (1955-56, pages 87 à 124) ;
  • Les premiers conseils municipaux et maires de Cholet 1790-1830 - Construction de l'Hôtel de Ville 1824-1828 (1957, pages 63 à 81) ;
  • L'église Notre-Dame de Cholet (1958-59, pages 27 à 71) ;
  • Roland Garros et l'Aéro-Club Choletais (1960, pages 23 à 32) ;
  • Les origines de la Chambre de Commerce de Cholet (1962, pages 23 à 40) ;
  • Jean Dupas et le "Remembertisme" (1962, page 119) ;
  • Montfaucon-sur-Moine, Centre du Monde - La jarrie et Alexandre Dumas Père (1963, pages 69 à 79) ;
  • Le révérandissime Père Dom Gabriel Sortais (1964, pages 21 à 37) ;
  • Joseph Milliasseau, capitaine au long cours (1965, pages 27 à 37) ;
  • Les drapeaux du 77e d'infanterie (1966, pages 67 à 70) ;
  • Le chemin de fer à Cholet 24 septembre 1866 (1966, pages 137 à 141) ;
  • Carnet de route d'un brancardier du 77e d'infanterie aux gaz asphyxiants de l'Yser 25 avril - 4 mai 1915 (1967, pages 102 à 106) ;
  • Louis Monnier 1771-1851 (1970-71, pages 115-137).

Parmi les ouvrages consacrés à Cholet on peut citer :

  • Roland Garros et l'aéro-club choletais, Cholet, imprimerie Farré et fils, sans date (Arch. munic. Cholet - dossier des tirés-à-part de la SLA) ;
  • L’école Saint-Joseph, la vieille école choletaise, Cholet, à compte d’auteur, imprimerie Farré et Freulon, , 32 p., Dépôt légal : II-1946 n° 50 ;
  • Histoire de l'institution Sainte-Marie de Cholet, Cholet, Imprimerie Nouvelle, (Archives municipales de Cholet - Bib 24) ;
  • Les premiers conseils municipaux et maires de Cholet (1790 - 1830) ; Construction de l'hôtel de ville (1824 - 1828), (Archives municipales de Cholet - dossier des tirés-à-part de la SLA) ;
  • La Maison Richard frères : histoire d'une industrie textile à Cholet, Cholet, imprimerie Vétélé, (Archives municipales de Cholet - Bib 51) ;
  • L’Église de Notre-Dame de Cholet et ses curés, Cholet, imprimerie Farré et fils, (Archives municipales de Cholet - dossier des tirés-à-part de la SLA) ;
  • Vingt siècles d'histoire de Cholet, Cholet, Farré et Freulon, , 355 p. (ASIN B0014L9ONI) réédité en 1981[4].

Élie Chamard a écrit plusieurs récits inspirés par la guerre à laquelle il a participé[10] :

  • L'Armée Foch à la Marne. La bataille de Mondement : septembre 1914, récit détaillé de la lutte épique des deux adversaires (préf. général Weygand), Paris, Éditions Berger-Levraut, (ASIN B0018GM3K0) (ouvrage couronné par l'Académie Française)[4] ;
  • Le 77e à Zonnebeke (Octobre-Novembre 1914) : une de ses plus belles pages de gloire, Luçon, Pacteau[4] ;
  • À Verdun : un régiment à la cote 304 (avril-mai 1916), Cholet, Éditions Freulon ;
  • En marge du Chemin des Dames : la prise des bastions de Chevreux par le 77e (22 Mai 1917), Cholet, Éditions Freulon, , 38 p.[4] ;
  • La prise du bois de Sénécat par le 77e d'infanterie le , Cholet, Éditions Freulon, (ASIN B0018GKTMO)[4] ;
  • Devant Compiègne : l'héroïque défense de Belloy et de la Taule et la contre attaque Mangin (9,11 Juin 1919), Luçon, Éditions Pacteau[4] ;
  • Les combats de Saumur juin 1940 (préf. général Pichon), Paris, Éditions Berger-Levrault, , 224 p. (ASIN B004KCKOYQ) (ouvrage couronné par l'Académie Française) ;
  • Élie Chamard et François-Frédéric Lemot, Frédéric Lemot : Baron de Clisson, sculpteur, selon sa correspondance inédite avec son régisseur (1805-1827), Cholet, imprimerie Farré et fils, (ASIN B0018GNZ0M) ;
  • Huysmans et Dom Chamard, Cholet, imprimerie Farré et fils, , 16 p. (notice BnF no FRBNF31924891). Extrait en partie de la "Revue des deux mondes", 15 avril 1956.

DistinctionsModifier

Élie Chamard est titulaire de[6] :

Il a droit au port de la médaille de la victoire ().

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HommagesModifier

 
Caricature 1935 et extraits de presse.

Selon M. Pierre d'Herbécourt, archiviste en chef du Maine-et-Loire en 1965[11] : « la qualité apparente du travail de M. Chamard est le soin qu'a mis l'auteur à s'effacer derrière les documents qu'il a su extraire des archives publiques et privées »[4].

En 1976, sous l'administration du maire Maurice Ligot, son nom est donné à la bibliothèque de Cholet puis plus tard à la médiathèque de cette même ville.

En 2014 sa fille, Anne-Marie Decelle, déclare : « Mon père a rencontré le président d'une association d'anciens combattants allemands. Sur une photo on les voit tous les deux se tenir par le bras. Alors qu'ils se sont combattus pendant la Première Guerre mondiale. Ils étaient peut-être même face-à-face sur le même front »[12].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. a b et c « Archives municipales de Cholet » [PDF], sur cholet.fr (consulté le 3 novembre 2018)
  2. « Élie Jean-Baptiste Louis Chamard », sur gw.geneanet.org (consulté le 28 décembre 2018)
  3. à partir de 1935
  4. a b c d e f g et h Augustin Jeanneau 1974, p. 132-133.
  5. « Peut-être que les gens ne l'auraient pas cru », sur ouest-france.fr, Ouest France, (consulté le 28 décembre 2018)
  6. a et b « Archives départementales de Maine-et-Loire », sur archinoe.fr (consulté le 3 novembre 2018)
  7. « Mr Élie Chamard », sur geneanet.org (consulté le 23 décembre 2018)
  8. « Cholet : Maurice Siaudeau, le gentleman caricaturiste », sur courrierdelouest.fr, Le Courrier de l'Ouest, (consulté le 23 décembre 2018)
  9. Société des sciences, lettres et arts de Cholet et de sa région 1986, p. 14-16.
  10. « Élie Chamard (1891-1971) », sur data.bnf.fr (consulté le 18 mars 2017)
  11. « Pierre d' Herbécourt », sur bnf.fr (consulté le 17 mai 2019)
  12. « Un homme qui n'avait pas de haine », sur ouest-france.fr, Ouest France, (consulté le 29 décembre 2018)

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Augustin Jeanneau, Cholet et les Choletais après la belle époque, Cholet, Les Éditions du Choletais, , 250 p., dépot légal : IV-1974  
  • Société des sciences, lettres et arts de Cholet et de sa région, Tables analytiques générales, Cholet, Atelier d'animation ville de Cholet, , 192 p.  

Voir aussiModifier

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