Ouvrir le menu principal

Wikipédia β

Église de Constantinople

Église byzantine : la petite basilique du Christ pantocrator à Nessebar.

L'Église de Constantinople ou Église byzantine fut une des premières Églises chrétiennes et une des composantes de la Pentarchie. Selon la tradition, en fait une légende née au VIIe siècle[1], le premier évêque de Constantinople aurait été consacré par l'apôtre André.

À la suite du déplacement, en 330, de la capitale de l'Empire romain de Rome à Byzance, rebaptisée Constantinople ou Deuxième Rome[2]. L'évêque de la ville, jusque-là suffragant de l'archevêque d'Héraclée, fut rapidement élevé au rang de patriarche[3], aux côtés des évêques de Rome, d'Alexandrie et d'Antioche. Lors du premier concile de Constantinople de 381, il obtint la prééminence d'honneur après celui de Rome.

Après le schisme de 1054, qui marque la séparation de l'Église de Rome, elle occupe une place prépondérante parmi les quatre membres restants de la Pentarchie. Après la Quatrième croisade, l'Église catholique organisa une éphémère Église latine de Constantinople ; pendant ce temps, le patriarcat de Constantinople résida provisoirement à Nicée, jusqu'en 1261. Un patriarcat arménien de Constantinople a été institué en 1461.

Sommaire

HistoireModifier

Territoire canoniqueModifier

Voir aussiModifier

Article connexeModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Petit dictionnaire de l'Orient chrétien (§ Constantinople), Brepols, Turnhout, 1991, p. 113
  2. Démétrius John Georgacas, "The Names of Constantinople", dans : Transactions and Proceedings of the American Philological Association, (The Johns Hopkins University Press), 1947, fasc. 78, pp. 347–67. L'historien du Ve siècle Socrate le Scolastique écrit dans son Histoire ecclésiastique, I, 16 (vers 439) que l'empereur donna à la cité le nom de « Constantinople » en proclamant en même temps qu'elle soit désignée légalement sous le nom de « deuxième Rome » : Κωνσταντινούπολιν μετονομάσας, χρηματίζειν δευτέραν Ῥώμην νόμῳ ἐκύρωσεν.
  3. S; Runciman, op. cité, p. 23