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Église des sept conciles

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L'Église des sept conciles forme, dans la famille des Églises chrétiennes, la branche restée en concordance avec la théologie et de droit canon des sept premiers conciles : c'est l'« Église orthodoxe » ou « Communion orthodoxe ».

Jusqu'à la séparation des Églises d'Orient et d'Occident, on ne parlait pas de catholiques ou d'orthodoxes mais de chrétiens et de leur Pentarchie. Après la séparation, un long processus d'éloignement aux contours flous a fait apparaître deux entités distinctes : la Communion orthodoxe et l'Église catholique. Certaines institutionnalisations théologiques et canoniques postérieures au fil des quatorze conciles supplémentaires de l'Église de Rome après la séparation (Filioque, purgatoire, célibat des prêtres) n'existent donc pas au sein de l'orthodoxie.

Sommaire

DéfinitionModifier

Article détaillé : Église orthodoxe par pays.

Selon l'Atlas du christianisme mondial, la population orthodoxe compte près de 275 millions de fidèles en 2010[1]. La majorité d'entre eux (177 millions) vit en Europe de l'Est, dont plus de 110 millions en Russie[1]. Ces chiffres augmentent ensuite jusqu'à un total de 283,1 millions[2].

Chaque Église est autocéphale, c'est-à-dire gouvernée par son propre évêque, appelé métropolite, patriarche ou archevêque, et ne reconnaît donc pas l'autorité du pape. Certains patriarcats, les plus anciens, disposent cependant d'une autorité morale admise par les autres Églises orthodoxes : Constantinople, Alexandrie, Damas, Antioche, Jérusalem, Moscou et Kiev.

Conciles reconnus comme œcuméniques par l'Église orthodoxeModifier

NomsModifier

  • Église orthodoxe
  • Églises gréco-orthodoxes (ou « gréco » se réfère au rite : il existe aussi des églises gréco-catholiques)
  • Église orthodoxe chalcédonienne
  • Églises orthodoxes byzantines
  • Églises orthodoxes gréco-slaves.

Les différentes ÉglisesModifier

Les Églises de la Communion orthodoxeModifier

Les Églises apostoliquesModifier

Sept Églises orthodoxes se réclament d'une fondation par un apôtre ou un évangéliste, au Ier siècle, l'Église orthodoxe de Constantinople fondée par l'apôtre André, l'Église d'Alexandrie et de toute l'Afrique fondée par Marc, l'Église d'Antioche et de tout l'Orient fondée par les apôtres Pierre et Paul, l'Église orthodoxe de Jérusalem fondée par l'apôtre Jacques, l'Église de Géorgie fondée par l'apôtre André, l'Église orthodoxe de Chypre fondée par l'apôtre Paul et l'Église orthodoxe de Grèce fondée par l'apôtre Paul.

Les Églises autocéphalesModifier

Les Églises orthodoxes reconnues autocéphales sont au nombre de 14, classées par ordre chronologique de reconnaissance de l'autocéphalie (à l'exception du Patriarcat œcuménique de Constantinople qui jouit d'une primauté honorifique) :

Anciens patriarcats érigés sur des Églises fondées par un apôtre ou un évangéliste (Ier siècle)

Les quatre premiers Patriarcats formaient, avec l'Église de Rome, la Pentarchie de l'Église indivise du premier millénaire, jusqu'à la séparation des Églises d'Orient et d'Occident[3] ; certaines de ces Églises portent la dénomination apostolique, d'autres non.

Nouveaux patriarcats

L'autocéphalie de l'Église orthodoxe en Amérique (origine russe en Alaska avant 1924, 1 million de fidèles) accordée par l'Église orthodoxe de Russie n'est pas unanimement reconnue.

Pour les noms officiels des Églises composant l'Église orthodoxe voir : Liste des Églises orthodoxes canoniques autocéphales

Les Églises autonomesModifier

L'autonomie de certaines de ces Églises n'est pas unanimement reconnue.

Les Églises indépendantesModifier

La non-reconnaissance canonique de ces Églises peut tenir à des conflits territoriaux (création d'une nouvelle Église sur le territoire canonique traditionnel d'une Église établie sans son accord) ou à des conflits disciplinaires ou doctrinaux (non acceptation de décision(s) d'une Église établie, par exemple l'adoption du calendrier grégorien au lieu du calendrier julien dans le cas des « Vieux-croyants »). Elles peuvent être considérées par les Églises canoniques comme étant « schismatiques » (comme c'est le cas de l'église de Rome).

Églises orthodoxes sorties de la théologie des sept-concilesModifier

Toutes sont issues de scissions dans l'Église russe et elles sont considérées par les Églises canoniques comme des sectes « hérétiques » :

Notes et référencesModifier

  1. a et b Antoine Arjakovsky, Qu'est-ce que l'orthodoxie ?, Folio/Essais, 2013, p. 63 sq.
  2. (en) Pew Research Center, « Global Christianity : A Report on the Size and Distribution of the World’s Christian Population », sur pewforum.org, (consulté en septembre 2014), p. 28.
  3. [1]
  4. Revendication légendaire : du point de vue des preuves historiques, épigraphiques et archéologiques, le christianisme est attesté dans l'actuelle Roumanie à partir du IVe siècle.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  • Christine Chaillot (dir.), Histoire de l'Église orthodoxe en Europe occidentale au XXe siècle, Éd. Dialogue entre orthodoxes, Paris, 2005.
  • Raymond Janin, Les Églises et les rites orientaux, Letouzey & Ané, Paris, 1997 (ISBN 2706302062) (5e éd. avec compléments bibliographiques, 1re éd. 1922).
  • Jean Meyendorff, L'Église orthodoxe hier et aujourd'hui, Seuil, 1995 (ISBN 2020235374).
  • Kallistos Ware, L'Orthodoxie, l'Église des sept conciles, Cerf, 2002 (ISBN 2204071021).
  • François Thual, Géopolitique de l'orthodoxie, Dunod, 1993 (ISBN 2100020722).