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Église Saint-Roch de Montpellier

église située dans l'Hérault, en France
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Église Saint-Roch.

Église Saint-Roch de Montpellier
Image illustrative de l’article Église Saint-Roch de Montpellier
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église
Rattachement Diocèse de Montpellier
Début de la construction XIXe siècle
Style dominant Néo-gothique
Protection Monument historique[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Ville Montpellier
Coordonnées 43° 36′ 33″ nord, 3° 52′ 31″ est

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Église Saint-Roch de Montpellier

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Église Saint-Roch de Montpellier

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Église Saint-Roch de Montpellier

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Église Saint-Roch de Montpellier

L’église Saint-Roch est une église située au cœur de Montpellier construite au XIXe siècle, de style néo-gothique. Elle est dédiée à saint Roch, originaire de Montpellier, il était également le saint guérisseur des pestiférés et des pèlerins. L'église est aussi au centre d'un sanctuaire, étape pour les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle, c'est ainsi que l'église Saint-Roch est aussi communément appelé sanctuaire Saint-Roch.

HistoriqueModifier

Saint Roch étant un saint très populaire à Montpellier, une cotisation populaire eut lieu afin d'obtenir les fonds dans le but de construire une église honorant sa mémoire. Ce fut fait entre 1860 et 1868 par J. Cassan, architecte qui édifia une église de style néo-gothique sur l'emplacement de l'église Saint-Paul qui fut détruite en 1622 lors du siège de la ville et dont il reste quelques vestiges à l'arrière de l'église actuelle à côté de la statue de l'abbé Fabre. Le projet fut également soutenu par Jules Pagézy, maire de Montpellier, largement inspiré des travaux d'Haussmann à Paris, qui fit également construire à la même époque, l'église Sainte-Anne et le temple protestant de la rue Maguelone. Toutefois le bâtiment resta inachevée puisqu'il lui manque les deux flèches latérale initialement prévues au-dessus du clocher ; de plus, l'église devait être beaucoup plus grande.

Devant l'église, le parvis a été agrandi en 2004 par la démolition d'une verrue architecturale datant des années 1950. Depuis 2005, une fresque en trompe-l'œil a été peinte sur le mur faisant face à l'église.

Initialement incluse dans la paroisse "Saint-Denis-Saint-Roch", l'église Saint-Roch fait partie depuis 2014, de la "Paroisse Cathédrale Montpellier" qui regroupe toutes les églises du centre-ville. Le curé de la paroisse est l'Abbé Michel Plagniol.

Le bâtimentModifier

Construite d'un style néo-gothique, les modèles de ce projet éclectique étaient des églises du nord de la France, et la chapelle de l'abbaye de Valmagne, (commune de Villeveyrac) pour les piliers de la nef. Le bâtiment est constituée de trois vaisseaux : la nef dont la voûte est faite de croisées d'ogives et de deux collatéraux.

Malgré sa hauteur importante, la construction de l'église demeure inachevée. Ont été effectivement construits la nef, les collatéraux et le chœur. Le reste du programme : transept, absides et chapelles rayonnantes, flèches du clocher, ne sera pas réalisé. On remarquera également que la façade n'a pas été terminée : des statues devaient être installées dans les niches, les tympans devaient être ornés de bas-reliefs.

L'intérieurModifier

La décoration de cette église est constituée notamment par :

  • Un tableau de Glaize, acquis en 1840
  • Une statue d'Auguste Baussan, réalisée en 1884 (elle devait initialement être installée au-dessus de la façade)
  • Un vitrail contemporain (maître-autel) installé vers 1980 qui représente saint Roch cheminant avec son chien vers la cathédrale de Montpellier.
  • Deux vitraux du XIXe siècle récupérés après la démolition de l'église des Saint-François située boulevard de Strasbourg (reconstruite depuis dans un style contemporain)
  • Très nombreuses statues de saints datant du XIXe siècle

Le sanctuaire Saint-Roch abrite aussi un grand nombre de vases précieux, ciboires, calices et ostensoirs.

La saint RochModifier

 
Procession lors de la fête de la Saint Roch, Montpellier, 17 août 2007.

Saint Roch est fêté le 16 août. À cette occasion, de nombreuses processions sont données dans la ville. En 1995, l’Association Internationale Saint Roch, largement ouverte à tous ceux concernés par Saint Roch, que ce soit pour son message évangélique ou pour l’exemple qu’il est pour l’homme contemporain, redonne un nouvel éclat aux fêtes de saint Roch. C’est un grand rassemblement cultuel, culturel et festif avec de grands cortèges, des animations, des spectacles, qui attirent des milliers de personnes.

L'église est également un lieu de pèlerinage pour certains croyants qui viennent se recueillir et demander son aide au célèbre saint montpelliérain. Saint Roch est le saint des pèlerins, c'est pour cela que depuis peu, les pèlerins faisant route vers Saint-Jacques-de-Compostelle qui empruntent la route "d'Arles" (celle-ci traverse Montpellier) sont accueillis dans les locaux du sanctuaire.

Les reliquesModifier

Cette église possède plusieurs reliques de saint Roch. L’abbé Recluz obtint de Venise en 1856 un os de la jambe (tibia). L’expertise des chirurgiens de la faculté de médecine en a conclu qu’il aurait souffert d’un bubon pesteux. Les autres reliques sont constituées d’un fragment de sa mâchoire et de son bâton. La basilique Notre-Dame des Tables possède une relique infime qui n’a pas été identifiée.

L'orgueModifier

 
L'orgue et la grande rosace.

L'orgue de l'église Saint-Roch a été construit en 1845 (donc antérieurement à la construction de l'église) par Daublaine & Callinet, probablement comme orgue de chœur de la cathédrale de Montauban où il a été remplacé par un orgue de Vincent Cavaillé-Coll en 1873. L’orgue comporte 2 claviers manuels : le premier de 54 notes, le second de 37 notes et également un pédalier de 18 notes en tirasse fixe sur le premier clavier. Il est acquis d’occasion par l'église Saint Roch à Montpellier en 1874 et remonté sur la tribune par Théodore Puget de Toulouse en l'état.

En 1947, un système pneumatique permettant de faire jouer le bourdon de 16 du grand-orgue au pédalier qui ne possède pas de jeu propre, est installé, et porte les claviers manuels de 54 à 56 notes par système pneumatique. À cette occasion le récit est complété à 56 notes, le pédalier est porté à 30 notes et la composition modifiée. La console est reconstruite. En 1969 la composition des jeux est à nouveau modifiée par Alain Sals et Gérald Guillemin pour faciliter l’interprétation de la musique baroque (période allant d’environ 1650 à 1750). Par la suite l'orgue n'est plus entretenu avec seulement le changement du ventilateur en 1992 par la Manufacture languedocienne de Grandes Orgues établie à Lodève. En 2006, Claude Berger facteur d'orgues à Clermont l'Hérault procède à la restauration complète du soufflet, et en juin 2007 il renouvelle le plaquage des claviers manuels et réarme la mécanique. En décembre 2011 Claude Berger procède à la restauration complète du jeu de clairon du grand-orgue (changement de tous les noyaux oxydés et des pieds des tuyaux, restauration à l'identique pour ne pas modifier l'harmonie d'origine).

Signe de sa grande qualité de réalisation et de conception, les sommiers sont dans leur état d’origine, sans aucune restauration, avec des périodes sans qu’aucun entretien ne lui soit prodigué. Depuis lors une association a vu le jour pour mener à bien la restauration complète de l'orgue dans l'esprit de ses concepteurs.

Les clochesModifier

L'église saint-Roch est dotée de trois cloches de volée fondues en 1895 par Burdin Ainé, fondeur à Lyon, dont un bourdon pesant 1,8 tonne. Les moteurs électriques étant actuellement endommagés et hors service, elles sont, pour l'instant sonnées manuellement (notes : Do#3, Fa#3 et La3). Une quatrième cloche datant de 1876 en provenance de l'ancienne église Sainte-Anne, actuellement déposée au fond de l'église, est en attente d'être installée dans le clocher.

Galerie photosModifier

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Liens externesModifier