Édouard Jełowicki

Édouard Jełowicki, en polonais Edward Bożeniec Jełowicki, (armoiries Jełowicki), né en 1803 à Hubnik, en Ukraine actuelle, et mort le à Vienne est un insurgent[1], un militaire polonais, propriétaire et ingénieur polytechnicien. Il fait partie de la Grande Émigration[2]. Il est commandeur de l'artillerie des Forces autrichiennes. puis officier de la Légion étrangère[3].

de g. à dr. Aleksander, Wacław (père), Eustachy et Edward Jełowicki en 1830

BiographieModifier

FamilleModifier

Descendant de l'aristocratie ruthénienne sa famille intègre la noblesse polonaise et se convertie de l'Orthodoxie au Catholicisme au début de la formation de la République des Deux Nations. Édouard est le fils aîné de Wacław (Venceslas) Jełowicki, grand propriétaire et sa femme, Honorata née jaroszyńska[4]. Il a deux frères, dont Aleksander, insurgent, écrivain, éditeur et prêtre et Eustachy, insurgent et propriétaire, ainsi qu'une sœur, Hortensja, l'épouse de Piotr Sobański.

CarrièreModifier

Après une éducation soignée à domicile avec ses frères, il sera promu de l'Académie de la reine Thérèse de Vienne. Ensuite, rentré dans son pays natal il est élu Maréchal du Powiat de Haïssyn. En 1830 il est commandeur dans l'Insurrection de Novembre en Volhynie, et y participe avec son père et ses deux frères. Son père est tué lors d'une émeute. Édouard et son frère, Aleksander, réussissent de s'échapper derrière la frontière autrichienne. Suivant un long voyage en Europe et en Algérie, où il achète une maison sur la côte, près d'Alger[5], il décide de continuer des études supérieures. Il entre d'abord à l'École d'état-major à Paris et par la suite, à l'École centrale pour approfondir ses connaissances de mécanicien inventeur. Un de ses projet est un moteur à vapeur. Pendant un séjour a Londres en 1836, il invoque deux brevets d'invention déposés au Royaume-Uni pour son moteur[6],[7].

De retour à Paris il fréquente le grand poète polonais, Adam Mickiewicz, dont son frère, Aleksander, est l'éditeur, et come ce dernier, il se lie d'amitié avec Frédéric Chopin.

En 1848 il s'engage dans le Printemps des peuples en Autriche. Il est arrêté et emprisonné à Vienne. Sur les ordres du gouverneur de la capitale, le Prince Alfred de Windisch-Graetz, il est condamné à une exécution par arme à feu. Le 10 novembre 1848, il écrit une lettre finale à son bien-aimé frère, Aleksander, pour lui faire part de son sors imminent.

DistinctionsModifier

Voir aussiModifier

Notes et RéférencesModifier

  1. Joseph Straszewicz (1839). Les Polonais et les Polonaises de la révolution du 29 novembre 1830 - biographie , Paris: chez l'Editeur, rue des Colombiers, 12, pp.1-10, qui consacre un chapitre entier aux exploits révolutionnaires en 1830 du père Wacław Bożeniec Jełowicki et ses trois fils, Edward, Aleksander et Eustachy.
  2. (pl) Biernat, Andrzej et Ihnatowicz, Ireneusz, Vademecum do badań nad historią XIX i XX wieku, Varsovie, , p. 482
  3. (pl) German, F., Jełowicki Edward // Polski Słownik Biograficzny, vol. V. XI, Wrocław, , p. 162—163
  4. (pl) Żychliński, Teodor, « Złota księga szlachty polskiej. R. 15. nakł. i drukiem Jarosława Leitgebr », sur crispa.uw.edu.pl, (consulté le ), p. 222-223
  5. Cette maison est d'ailleurs revendiquée par les pères Résurrectionnistes après la mort d'Aleksander Jełowicki, l'héritier en France de son frère
  6. The London Journal of Arts and Sciences, and Repertory of Patent Inventions, Volume 8. 1836
  7. « Post Office Directories », sur digital.nls.uk, Edinburgh (consulté le )

BibliographieModifier

  • Joseph Straszewicz (1839). Les Polonais et les Polonaises de la révolution du 29 novembre 1830 - biographie, Paris: chez l'Editeur, rue des Colombiers, 12, pp.1-10.
  • Polytechnisches Journal. 63. Band, Jahrgang 1837, N.F. 13. Band, Hefte 1-6 komplett. (= 18. Jahrgang, 1.-6. Heft ). Eine Zeitschrift zur Verbreitung gemeinnüziger Kenntnisse im Gebiete der Naturwissenschaft, der Chemie, der Pharmacie, der Mechanik, der Manufakturen, Fabriken, Künste, Gewerbe, der Handlung, der Haus- und Landwirthschaft etc. Herausgegeben von Johann Gottfried und Emil Maximilian Dingler.

Polytechnisches Journal. Hrsg. v. Johann Gottfried Dingler, Emil Maximilian Dingler und Julius Hermann Schultes: Publié à Stuttgart par la J. G. Cotta'schen Buchhandlung (1837)., 1837 (en Allemand)

Liens externesModifier