Centralien

Ingénieur de l'École Centrale

Le terme centralien (tout court) est le nom d'usage donné à un élève-ingénieur ou à un ingénieur diplômé d'une des écoles du Groupe des Ecoles Centrales. Historiquement utilisé pour désigner les élèves ingénieurs de l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures, ce terme est maintenant utilisé par l'ensemble des écoles du groupe Centrale pour désigner leurs élèves.[1],[2],[3],[4],[5]

HistoriqueModifier

Au XIXe siècle et durant une partie du XXe siècle, les anciens élèves de l'École centrale des arts et manufactures s'appelaient les Centraux et l'association des anciens élèves se réunissait (à partir de 1919) à la Maison des Centraux, 8 rue Jean-Goujon à Paris.

Historiquement, les élèves de classes préparatoires postulant au concours de l'École centrale étaient dénommés familièrement Pistons : lors de la création de l'École, la machine à vapeur en était à ses débuts et fonctionnait essentiellement grâce à des pistons.

Vers 1975, le dictionnaire Larousse introduit l'usage du terme Centralien, défini comme suit (encore en 2018) : "Élève ou ancien élève de l'École centrale des arts et manufactures"[6].

Le 22 juin 1990, il est décidé en Assemblée Générale que la "Maison des Centraux" s'appellera dorénavant "Maison des Centraliens", suivant en cela les décisions de l'Association des Centraliens qui a repris le terme "Centralien" pour désigner les Anciens Élèves de l'École centrale Paris[7].

L'École a migré de Paris à Châtenay-Malabry en 1969, puis sur le plateau de SaclayGif-sur-Yvette) en 2018. Depuis 2015, elle n'existe plus en tant que telle car elle a fusionné avec l'École supérieure d'électricité, l'ensemble formant le nouveau grand établissement CentraleSupélec. Au sein de CentraleSupélec, un cursus Ingénieur centralien mène au diplôme d'Ingénieur de l'École centrale des arts et manufactures de CentraleSupélec. Depuis la rentrée 2018, un cursus unifié Ingénieur CentraleSupélec le remplace[8]. La dernière promotion à recevoir le diplôme d'Ingénieur de l'École centrale des arts et manufactures sera donc celle de l'année 2020.

PortéeModifier

L'usage du substantif "Centralien" (tout court) pour désigner des élèves ou anciens élèves d'autres écoles du groupe des Écoles centrales (École centrale de Lyon, de Nantes, de Lille, de Marseille, de Casablanca, de Pékin ou encore de Mahindra) est adapté mais peut être précisé. En effet, chaque école du groupe Centrale dispose de son propre nom, par exemple "Association des Centraliens de Lyon"; par extension, les élèves membre de ces associations et diplômés des-dites écoles sont de-facto des "Centraliens de [Nom de la ville]"; Les Centraliens de CentraleSupelec peuvent quant à eux être mentionnés comme des "Centraliens [tout court]".

En tant que marque commerciale et ses dérivés, les appellations "Centralien(s)" en écriture cursive[9], "CENTRALIENS" [10] et "CENTRALIENNE"[11] ont été déposées à l'INPI par l'Association des centraliens (ou Association des anciens élèves de l'École centrale des arts et manufactures) en 2004, 2007 et 2012 respectivement.

Seuls les élèves et anciens élèves diplômés de l'École centrale des arts et manufactures peuvent être membres de l'Association des Centraliens. Un arrêté de 2011 a approuvé les modifications apportées aux statuts et au titre de l'association "dite « Association des anciens élèves de l'École centrale des arts et manufactures » appelée également « Association des centraliens », dont le siège est à Paris (75), qui s'intitulera désormais « Association des anciens élèves de l'École centrale des arts et manufactures » ou des « Ingénieurs de l'École centrale de Paris », appelée également « Association des centraliens »"[12]. La revue Centraliens est éditée par cette association.

En 2012, une Charte de la Confédération des Associations Centraliennes et Supélec a été signée par les associations suivantes : « Association des Centraliens (AECP) », « Association des Supélecs (Les Supélecs) », « Association des Centraliens de Lyon (ACL) », « Association des Centraliens de Lille (ACLi) », « Association des Centraliens de Nantes (ACN) » et « Association des Centraliens de Marseille (AI ECM) »[13].

Il n'existe pas officiellement de titre d' « Ingénieur centralien », l'intitulé du titre d'ingénieur délivré par l'école étant Ingénieur diplômé de l'École centrale des arts et manufactures (Ingénieur diplômé de l'École centrale des arts et manufactures de CentraleSupélec depuis la fusion de Centrale Paris avec Supélec). Les diverses "Écoles centrales de [nom de ville]" délivrent chacune leur propre diplôme d'ingénieur, intitulé Ingénieur diplômé de l'École centrale de [nom de la ville].

Notes et référencesModifier

  1. « Recrutez des Centraliens », sur ec-lyon.fr/ (consulté le 24 octobre 2019)
  2. « Les Centraliens de Nantes », sur https://www.ec-nantes.fr/les-centraliens/ (consulté le 24 octobre 2019)
  3. « Association des Centraliens de Lyon - Accueil », sur www.centraliens-lyon.net (consulté le 24 octobre 2019)
  4. « Centrale Lille Alumni », sur www.centraliens-lille.org (consulté le 2 novembre 2019)
  5. « Cursus Ingénieur Centralien | CentraleSupelec », sur www.centralesupelec.fr (consulté le 2 novembre 2019)
  6. Éditions Larousse, « Définitions : centralien, centralienne - Dictionnaire de français Larousse », sur www.larousse.fr (consulté le 12 décembre 2018)
  7. « L'histoire de La Maison des Centraliens | Association des Centraliens », sur association.centraliens.net (consulté le 11 décembre 2018)
  8. « Nouveau cursus ingénieur | CentraleSupelec », sur www.centralesupelec.fr (consulté le 13 décembre 2018)
  9. « Notice complète BOPI », sur bases-marques.inpi.fr (consulté le 12 décembre 2018)
  10. « Notice complète BOPI », sur bases-marques.inpi.fr (consulté le 12 décembre 2018)
  11. « Notice complète BOPI », sur bases-marques.inpi.fr (consulté le 12 décembre 2018)
  12. Arrêté du 5 août 2011 approuvant des modifications apportées au titre et aux statuts d'une association reconnue d'utilité publique (lire en ligne)
  13. « Association - Charte Confédération des Associations Centraliennes et Supélec | Association des Centraliens », sur association.centraliens.net (consulté le 12 décembre 2018)