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Édouard Filhol

chimiste, docteur en médecine et homme politique français
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Édouard Filhol
Édouard Filhol Projet Phoebus.jpg
Édouard Filhol - Fonds Photographique du Muséum de Toulouse
Fonctions
Maire de Toulouse
-
Directeur
Muséum de Toulouse
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
Nom de naissance
Jean Pierre Édouard Bernard FilholVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Enfant
Autres informations
Distinctions

Jean, Pierre, Édouard, Bernard Filhol, né le à Toulouse (Haute-Garonne)[1] et mort le [2], est un scientifique et homme politique toulousain.

BiographieModifier

Il est reçu à l'internat de pharmacie à Paris en 1835[3]. Il soutient une thèse en pharmacie en 1839[4].

Il revient à Toulouse en 1841 comme professeur de chimie et de pharmacie à l'école de médecine et de pharmacie de Toulouse. En 1858, il devient directeur de cette école.

Il revient à Paris en 1844 pour présenter un doctorat en chimie[5] puis en 1848 pour obtenir le doctorat en médecine.

En 1854 il est nommé professeur de chimie à la faculté des sciences de Toulouse[6], poste qu'il occupe jusqu'en 1883.

En 1865, lors de l'ouverture du Muséum de Toulouse, il fait fonction de directeur jusqu'en 1872. Ce musée est le premier musée au monde à ouvrir une galerie de préhistoire :"la galerie des cavernes", grâce à la collaboration d'Emile Cartailhac, Jean-Baptiste Noulet et Eugène Trutat.

Il est membre de nombreuses sociétés savantes. L'Académie des sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse l'accueille en 1843 comme la Société de médecine, chirurgie et pharmacie de Toulouse. Il est élu correspondant de l'Académie de médecine en 1860 et membre associé national en 1865[7].

Il est à l'origine de la fondation de la Société d'histoire naturelle de Toulouse en 1866, cette société crée un bulletin qui existe toujours.

Il est maire de Toulouse du 29 juin 1867 au 5 septembre 1870.

Paul Sabatier et Jean-Baptiste Senderens ont suivi des cours de chimie d'Édouard Filhol, Senderens a travaillé avec lui et Sabatier lui a succédé à la chaire de chimie en 1884.

Il est pris d'un malaise lors d'un cours à la faculté des sciences le 23 juin 1883 et il meurt le 25 juin.

Il est le père de Henri Filhol.

Travaux scientifiquesModifier

Edouard Filhol a réalisé de nombreux travaux sur les eaux des Pyrénées de 1847 à 1883[8]. Le thermalisme est en plein essor et l'Académie de médecine le sollicite afin qu'il donne un avis sur le bien-fondé thérapeutique de telle ou telle source. Il étudie aussi les cépages des environs de Toulouse, les matières colorantes des fleurs[9], l'ivraie enivrante[10], le pouvoir décolorant de quelques corps[11], le lait. Il s'intéresse aussi aux cavernes et aux grottes de la région ainsi qu'à la toxicologie[12].

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Société d'histoire de la pharmacie
  2. Autorité BnF
  3. A. Goris, Centenaire de l'internat en pharmacie, Paris, imp. de la Cour d'Appel, , 891 p.
  4. E. Filhol, Des phénomènes qui se manifestent lors de l'action de l'acide chlorhydrique sur les iodates alcalins, du chlore sur les iodures et des bases alcalines sur le chlorure d'iode, Paris, Fain et Thunot, , 44 p.
  5. E. Filhol, Etudes sur les changements de volume qu'éprouvent les corps pendant la combinaison, Paris, fain et Thunot, , 46 p.
  6. Louis Saurel, « Nouvelles », Revue thérapeutique du midi, journal des sciences médicales pratiques, no sér.2, t.3,‎ , p. 64
  7. « Elections », Bulletin de l'Académie impériale de médecine, no A29, T30,‎ 1864-1865, p. 969
  8. E. Filhol, Eaux minérales des Pyrénées, Toulouse, Chauvin et Feillès, , 540 p.
  9. E. Filhol, « Observations sur les matières colorantes des fleurs », Comptes rendus de l'Académie des sciences, no t.39,‎ , p. 194-198
  10. C. Baillet E. Filhol, Etudes sur l'ivraie enivrante, 1re partie, Toulouse, Pradel et Blanc, , 11 p.
  11. E. Filhol, « Recherches sur le pouvoir décolorant du charbon et de plusieurs autres corps », Annales de chimie et de physique, no sér.3, t.35,‎ , p. 206
  12. E. Filhol Couseran, Rapport sur un cas d'empoisonnement par le phosphore (empoisonnement de Jean Caussé), Toulouse, imp. Montaubin, , 6 p.

Liens externesModifier

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BibliographieModifier

  • Toulouse et son université. Facultés et étudiants dans la France provinciale du XIXe siècle, par John M. Burney, aux Presses universitaires du Mirail et Éditions du CNRS, 1988