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Y'a que la vérité qui compte
Genre Talk Show
Réalisation Gabriel Cotto
Présentation
Pays Drapeau de la France France
Langue français
Production
Durée 2 heures environ
Format d’image 16/9
Format audio Stéréo
Société de production Loribel
Diffusion
Diffusion TF1
rediffusion sur AB1 et AB3
Date de première diffusion
Date de dernière diffusion
Statut Arrêtée
Public conseillé Tout public

Y'a que la vérité qui compte est une émission télévisée animée par Pascal Bataille et Laurent Fontaine, diffusée sur TF1 du au et rediffusée sur AB1 et AB3 en Belgique.

Sommaire

ConceptModifier

Une personne demande à la production d'inviter une autre personne sur le plateau pour « lui faire une déclaration importante ».

L'invité n'a aucune idée de la raison de son invitation, ni de la personne qui souhaite lui parler, avant d'entrer sur le plateau.

À ce moment, les deux personnes (l'invitant anonyme et l'invité) sont séparés par un rideau et ne peuvent se voir que par l'intermédiaire de deux écrans de télévision. Cela permet à l'invité de connaître la personne qui a souhaité le rencontrer.

Une discussion s'engage alors entre les deux personnes. L'invitant expose ce qu'il avait à dire, et cela peut concerner une déclaration d'amour, des retrouvailles d'amis d'enfance, etc.

L'invité, quelques minutes après, décide s'il souhaite ou non rencontrer dans la vraie vie l'invitant. S'il refuse, les deux personnes s'en retournent sans se rencontrer ; s'il accepte, le rideau s'ouvre.

PolémiquesModifier

Emmanuelle Anizon, une journaliste de Télérama inventa de toutes pièces une fausse histoire qui lui permit d'entrer comme témoin dans l'émission du 31 octobre 2005 avec la complicité d'une amie[1]. « Il y a 17 ans, Emmanuelle a couché avec le petit ami de sa meilleure amie, Patricia. Après coup, elle le lui a avoué, confuse, devant une pizza quatre fromages et ne se sont jamais revues. » : l'histoire intéresse la production qui prépare alors l'enregistrement. Dans son article, qui fait la une de Télérama pour l'occasion, la journaliste détaille avec ironie les préparatifs de l'émission, la journée d'enregistrement ainsi que les jours qui ont suivi la diffusion de l'émission. Elle révèle surtout l'existence d'un contrat avant d'entrer sur le plateau empêchant les candidats de refuser la diffusion des images.

Une femme qui avait participé à l'émission du 3 mai 2004 fut ensuite agressée par son ex-conjoint cinq jours après la diffusion. L'homme fut condamné à cinq ans de prison avec sursis pour agression sexuelle. Bataille et Fontaine n'ont émis aucun commentaire mais ont rappelé que la jeune femme avait donné son accord à la diffusion de l'émission. La victime accuse la production de ne pas lui avoir révélé le vrai principe de l'émission et lui avoir assuré que son ex-petit ami, qu'elle ne souhaitait déjà pas voir, ne serait pas là. Lorsqu'elle comprend que c'est celui-ci qui l'a fait venir, elle refuse d'ouvrir le rideau, quitte le plateau et refuse que la séquence soit diffusée. L'émission est diffusée malgré tout et cinq jours plus tard son ex-conjoint se rend chez elle, et l'agresse sexuellement pour, semble-t-il, lui faire payer l'affront en public qu'il a subi. L'avocat de la victime demande alors une condamnation pour engager la responsabilité civile de la société de production Loribel. Sam, ancien collaborateur de l'émission, révèle dans son livre intitulé La vérité est au bout du couloir la suite de cette affaire sordide. Les deux animateurs producteurs ne reconnaîtront pas leurs torts dans cette affaire mais seront quand même reconnus coupables par la justice et devront verser une indemnité très faible à celle-ci. L'émission a fait d'autres victimes à en croire le livre.

CinémaModifier

Le film documentaire 20 minutes de bonheur, réalisé par Oren Nataf et Isabelle Friedman, décrit la fabrication de l'émission, filmée pendant quatre mois en 2006. Laurent Fontaine et Pascal Bataille ont tenté de faire interdire la sortie du film en salles, mais leur requête est finalement rejetée en novembre 2007, pour une sortie effective en septembre 2008.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier