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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Kapp.
Wolfgang Kapp
Wolfgang Kapp.jpeg
Wolfgang Kapp
Fonction
Membre du Reichstag de l'Empire allemand
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 63 ans)
Clinique St Georg (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activités
Père
Friedrich Kapp (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Parti de la Patrie allemande (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de

Wolfgang Kapp (né le 24 juillet 1858 à New York, mort le 12 juin 1922 à Leipzig) est un magistrat, journaliste et homme politique allemand conservateur. Il est à l'origine du putsch de Kapp en 1920.

Ses jeunes annéesModifier

Son père, Friedrich Kapp, était un politicien admirateur de Marx et d'Hegel élu au Reichstag au nom du parti national-libéral impliqué politiquement en travaillant pour la gauche démocratique-républicaine. Banni par les Prussiens de Hamm après la révolution de mars en 1848, il émigra vers Francfort. Il fuit ensuite en raison de son implication de la rébellion de septembre. Après avoir rejoint Bruxelles, Paris puis Genève, il rejoint les États-Unis en 1850 où il milita contre le colonialisme, contre l'immigration et contre l'esclavage. Wolfgang Kapp naît donc à New York en 1858 avant que ses parents ne décident de rentrer en Allemagne à Berlin en 1870 pendant la guerre franco-prussienne.

Engagement politiqueModifier

En 1900, Wolfgang Kapp devint conseiller au ministère de l'Agriculture prussien et, de 1906 à 1920, il fut directeur général des banques de crédit agricole de l'Est prussien.

Wolfgang Kapp s'engage en politique lors de la Première Guerre mondiale et fonde en 1917 le Deutsche Vaterlandspartei (de) et devient l'un des dirigeants de l'union nationale avec le général Ludendorff. Ils ont pour objectif d'installer un régime militaire conservateur. À la signature de l'armistice de 1918 il se considère comme étant victime du « coup de poignard dans le dos » et devient un des critiques les plus véhéments du traité de Versailles.

En 1919, Wolfgang Kapp est élu au Reichstag au sein du parti Nationale Vereinigung (de).

Le putsch de KappModifier

Articles détaillés : Putsch de Kapp et Soulèvement de la Ruhr.

En mars 1920, le capitaine Ehrhardt, commandant de la II. Marine-Brigade, met ses six mille hommes à la disposition du général von Lüttwitz, commandant monarchiste du Reichsgruppenkommando de Berlin pour faire tomber la république de Weimar, en organisant une marche sur Berlin. La brigade occupe au matin du 13 mars 1920 les quartiers gouvernementaux, décrétant la mise en place d'un gouvernement provisoire, dont Wolfgang Kapp serait le chancelier.

Exil et mortModifier

Lorsque le putsch échoue le 17 mars, après une grève générale de quatre jours organisée notamment par les syndicats, le Parti communiste et le Parti social-démocrate, Kapp est forcé de s'exiler en Suède. Après deux ans d'exil, il est autorisé à retourner en Allemagne en 1922. Il meurt peu de temps après d'un cancer le à Leipzig, avant la tenue de son procès.

BibliographieModifier

  • (de) Hans-Joachim Bieber, Bürgertum in der Revolution, Hamburg, Hans Christians Verlag, 1992.
  • (de) Karl Brammer, Fünf Tage Militärdiktatur. Dokumente zur Gegenrevolution, Berlin, Verlag für Politik und Wirtschaft Berlin W35, 1920.
  • (de) James Cavallie, Ludendorff und Kapp in Schweden. Aus dem Leben zweier Verlierer, Lang, Frankfurt/a. M. u. a., 1995, 396 p. (ISBN 3-631-47678-7).
  • (de) Jürgen Manthey, « Revolution und Gegenrevolution (August Winnig und Wolfgang Kapp) », dans Königsberg. Geschichte einer Weltbürgerrepublik, München, 2005, p. 554-562.
  • (de) Gustav Noske, Von Kiel bis Kapp. Zur Geschichte der deutschen Revolution, Berlin Verlag für Politik und Wirtschaft Berlin W35, 1920.
  • (de) Hans Rothfels, « Wolfgang Kapp », dans Deutsches Biographisches Jahrbuch, vol. 4, p. 132-143, Stuttgart, 1922.
  • (de) Ludwig Schemann, Wolfgang Kapp und das Märzunternehmen vom Jahre 1920, München / Berlin, J. F. Lehmanns Verlag, 1937.