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Vladimir Pravik
Naissance 13 juin 1962
Tchernobyl, Drapeau de l'Ukraine Ukraine
Décès 11 mai 1986
Moscou, Drapeau de l'URSS Union soviétique
Origine Drapeau de l'Ukraine Ukraine
Allégeance Drapeau de l'URSS Union soviétique
Grade Lieutenant
Distinctions Hero of the USSR Gold Star.png Héros de l'Union soviétique

Order of Lenin ribbon bar.png Ordre de Lénine

Vladimir Pravik (Владимир Правик), né le dans la ville de Tchernobyl en Ukraine, anciennement en Union soviétique et mort le , à l'hôpital numéro 6 de Moscou est l'un des pompiers (lieutenant) présent sur le lieu de l'incendie de la centrale nucléaire de Tchernobyl le 26 avril 1986. C'est un héros de l'Union soviétique depuis 1987[1].

Sommaire

BiographieModifier

Avant l'accidentModifier

Vladimir Pravik appartenait et dirigeait une équipe de pompiers chargée de la sécurité incendie de la centrale de Tchernobyl. Il habitait dans sa ville natale de Tchernobyl, située à proximité de la centrale nucléaire[2].

Incendie de TchernobylModifier

 
Buste de Vladimir Pravik

La nuit du 26 avril 1986, le plus grave accident nucléaire de l'histoire venait de se produire, le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl venait d'exploser et répandait dans l'atmosphère des poussières et des gaz hautement radioactifs[3].

Ce soir-là, Vladimir Pravik est parmi les premiers pompiers à se rendre sur place. Lui et ses camarades tentent de lutter contre l'incendie mais sont rapidement atteins de vomissements et de nausées, les premiers symptômes du syndrome d'irradiation aiguë.

C'est vers l'hôpital de Pripiat que sont évacués dans un premier temps les pompiers et les employés de la centrale. Leur peau avait noirci à cause des rayonnements ionisants. Ils seront tous, plus tard, envoyés vers l'hôpital numéro 6 de Moscou où la plupart d'entre eux mourront[4].

DécèsModifier

Vladimir Pravik est arrivé à l'hôpital pendant la période de latence de la maladie des rayons. Son état s'est très vite dégradé. Sa mort a été relativement atroce, les radiations le consumant de l'intérieur, on pourrait presque dire qu'il s'est décomposé vivant. Aucun des pompiers de son équipe n'a survécu, ils sont tous morts ensemble à l'hôpital numéro 6 de Moscou. La dose exacte que lui et ses camarades ont reçue est inconnue, entre 500 et 2 000 röntgen, probablement.

Ses hommes et lui ont été enterrés à Moscou dans un cercueil entouré de plastique puis dans un caveau métallique. Ces mesures ont été prises car au moment de leur décès, la radioactivité de leur corps était comparable aux déchets très radioactifs produits par l'industrie nucléaire[5].

Notes et référencesModifier

  1. « Mr. Vladimir Pravik and His Team »
  2. La vérité sur Tchernobyl, de Grigori Medvedev, édition Albin Michel, 1990
  3. La bataille de Tchernobyl, film documentaire réalisé par Thomas Johnson, 94 minutes, 2006
  4. « La vérité sur Tchernobyl »
  5. La supplication, Tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse, de Svetlana Alexievitch Éditions J.C. Lattès, 1998

BibliographieModifier

LivresModifier

  • Svetlana Alexievitch, La supplication - Tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse, Éditions Jean-Claude Lattès, 1998 pour la traduction française. Titre original : Tchernobylskaïa molitva, publié par les Éditions Ostojié, Moscou, 1997
  • Igor Kostine, Tchernobyl confessions d'un reporter, Les Arènes, 2006 (ISBN 2-9124-8597-5)
  • Grigori Medvedev, La Vérité sur Tchernobyl, Albin Michel, 1990

FilmographieModifier

Voir aussiModifier