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Virginia E. Johnson (sexologue)

Virginia Johnson
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
Saint-LouisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Virginia E. JohnsonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
William Howell Masters (en) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
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William Howell Masters (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Virginia E. Johnson, née Mary Virginia Eshelman[1] (11 février 1925 – 24 juillet 2013)[2], est une sexologue américaine.

BiographieModifier

Virginia Johnson est née à Springfield, dans le Missouri[3]. Elle est la fille de Edna (née Evans) et Hershel "Harry" Eshelman, un agriculteur[2]. Ses grands-parents paternels étaient des membres de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. Les ancêtres de son père venaient de la région de Hesse. À cinq ans, sa famille s'installe à Palo Alto, en Californie, où son père travaille comme paysagiste dans un hôpital. La famille retourne ensuite dans le Missouri et à l'agriculture[2]. Johnson intègre Drury College dans sa ville natale à l'âge de 16 ans, mais abandonne ses études et passe quatre ans à travailler au bureau des assurances de l'état du Missouri[2]. Elle retourne par la suite à l'école et étudie à l'université du Missouri et au Conservatoire de Musique de Kansas City. Au cours de la seconde Guerre Mondiale, elle commence une carrière musicale en tant que chanteuse dans un groupe[2]. Elle chante de la musique country pour la station de radio KWTO à Springfield, où elle adopte le nom de scène "Virginia Gibson"[1].

Johnson déménage à Saint-Louis, dans le Missouri, où elle est devient rédactrice économique pour le quotidien St. Louis Daily Record[2]. Délaissant sa carrière de chanteuse, Johnson s'inscrit à l'Université de Washington à Saint Louis, dans l'intention d'obtenir un diplôme en sociologie[2], sans jamais y parvenir[4].

Travaux sexologiquesModifier

Elle devient membre de l'équipe de recherche sur la sexualité dirigée par William Masters et Virginia Johnson[5] [incoherence : elle ne peut devenir membre d’une équipe portant déjà son nom]. Avec William H. Masters, elle a été à l'avant-garde de la recherche sur la nature de la réponse sexuelle humaine et le diagnostic et le traitement des dysfonctionnements et troubles sexuels de 1957 jusqu'aux années 1990[6]. Johnson rencontre William H. Masters en 1957[7], quand il l'embauche comme assistante de recherche au Département d'Obstétrique et de Gynécologie de l'Université de Washington à Saint Louis. Masters la forme à la terminologie médicale, à la thérapie et à la recherche au cours des années passées par Johnson en tant qu'assistante de recherche[4]. Ensemble, ils élaborent des instruments similaires au polygraphe visant à mesurer l'excitation sexuelle chez l'humain. Avec ces outils, Masters et Johnson observent et mesurent environ 700 hommes et femmes ayant accepté de participer à des activités sexuelles avec d'autres participants ou de se masturber dans le laboratoire de Masters[8]. Par l'observation de ces sujets, Johnson aide Masters à identifier les quatre phases de la réponse sexuelle. Ces quatre phases sont désormais connues comme le cycle de réponse sexuelle humaine. Le cycle se compose de la phase d'excitation, de la phase de plateau, de la phase orgasmique et de la phase de résolution[9]. En 1964, Masters et Johnson établissent leur propre institution de recherche indépendante à but non lucratif à Saint-Louis, appelée Fondation de Recherche en Biologie Reproductive. Le centre a été rebaptisé Institut Masters et Johnson en 1978.

En avril 2009, Thomas Maier signale dans Scientific American que Johnson avait de sérieuses réserves sur le programme de l'Institut Masters et Johnson consacré à la conversion des homosexuels en hétérosexuels[10], un programme qui a fonctionné de 1968 à 1977.

Vie personnelleModifier

Au début de la vingtaine[2], Johnson avait épousé un politicien du Missouri; le mariage dura deux jours[1]. Elle épouse ensuite un procureur beaucoup plus âgé, dont elle divorce également[1]. En 1950, Johnson se marie au musicien George Johnson, avec qui elle a un garçon et une fille, avant de divorcer en 1956[1],[2]. En 1971, Johnson épouse William Masters, après qu'il a divorcé de sa première épouse. Ils divorcent en 1993, mais ils continuent à collaborer professionnellement[2] Johnson est décédée en juillet 2013 "de complications dues à plusieurs maladies"[11],[12].

Masters, qui se remaria après son divorce d'avec Johnson[1], est décédé en 2001[13].

Série téléviséeModifier

Le réseau câblé américain Showtime a démarré Masters of Sex, une série dramatique télévisée basée sur sa biographie, le 29 septembre 2013. L'actrice Lizzy Caplan y joue Johnson.

RéférencesModifier

  1. a b c d e et f (en) Margalit Fox, « Virginia Johnson, Widely Published Collaborator in Sex Research, Dies at 88 », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  2. a b c d e f g h i et j (en) Suzie Hayman, « Virginia Johnson Obituary », The Guardian, UK,‎ (lire en ligne)
  3. « Missouri Women in the Health Sciences - Biographies - Virginia E. Johnson », sur beckerexhibits.wustl.edu (consulté le 21 novembre 2017)
  4. a et b « Virginia Johnson », Missouri Women
  5. (en) « Craftsmen of Sexuality », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  6. (en) « Virginia E. Johnson | American sex therapist », Encyclopedia Britannica,‎ (lire en ligne, consulté le 21 novembre 2017)
  7. (en-GB) « Virginia Johnson: Pioneer researcher who worked to erase taboos around », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le 21 novembre 2017)
  8. « Masters and Johnson », Discovery Health, Sinclair Intimacy Institute
  9. « Four Stages of the Sexual Response Cycle », Boundless
  10. Maier, Thomas (April 22, 2009).
  11. « http://www.seattlepi.com/news/us/article/Virginia-Johnson-renowned-sex-researcher-dies-4686383.php »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  12. Sorkin, Michael D., « Virginia Johnson Masters Dies at 88; Famed Researcher Helped Debunk Sexual Myths », St. Louis Post-Dispatch, (consulté le 10 août 2013)
  13. (en) Richard Severo, « William H. Masters, a Pioneer in Studying and Demystifying Sex, Dies at 85 », The New York Times,‎ (lire en ligne) :

    « Dr. William H. Masters, who with his co-researcher, Virginia E. Johnson, revolutionized the way sex is studied, taught and enjoyed in America, died Friday at a hospice in Tucson. He was 85 and had lived in retirement since 1994, first in St. Louis and then in Tucson. He suffered complications from Parkinson's disease, said his wife, Geraldine Baker Oliver Masters. »

Liens externesModifier