Unic TU1

tracteur d'infanterie français

Unic TU1
Image illustrative de l’article Unic TU1
Caractéristiques de service
Service 1940 - 1946
Conflits Seconde Guerre mondiale
Production
Année de conception 1939
Production 1939 - 1940
Unités produites 236
Caractéristiques générales
Équipage
Longueur 4,2 m
Largeur 1,60 m
Hauteur 1,31 m
Masse au combat 2 165 kg
Mobilité
Moteur 4 cylindres, essence, 2 151 cm3
Puissance 49 ch
Vitesse sur route 46 km/h
Puissance massique
Autonomie

L'Unic TU1 est un semi-chenillé, conçu en 1939 pour l'Armée française par Unic. Il est utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale par la France et l'Allemagne nazie.

ConceptionModifier

Le TU1 est conçu pour l'infanterie, tractant le canon antichar de 25 mm modèle 1934 ou la voiturette de ravitaillement modèle 1937[1]. Il peut rouler sans problèmes à 4 km/h, la vitesse d'un fantassin marchant[2]. Il est également très bas car destiné à accompagner l'infanterie en première ligne[1].

Il dispose d'un nouveau propulseur Semri. Le train de roulement est fixé sur un longeron oscillant librement verticalement. La chenille métallique a des semelles en caoutchouc sur ses patins en acier[1].

Le prototype sort en janvier 1939 mais le propulseur doit être amélioré et l'engin est prêt en [1].

ServiceModifier

Armée de terre françaiseModifier

L'Armée de terre commande 1 000 exemplaires le , la commande passant ensuite à 1 570 exemplaires livrables avant [1].

Les premiers TU1 sont livrés à l'Armée fin mars - début . Les retards de livraison font que cet engin reste anecdotique, avec 236 unités livrées[1]. Les TU1 sont affectés à des missions différentes de celles prévues, et servent par exemple comme tracteur de ravitaillement dans les batteries antichars automotrices (équipées de Laffly W15 TCC)[3] ou comme tracteur de ravitaillement dans les bataillons de chars de combat reconstitués début [4].

WehrmachtModifier

L'armée allemande récupère après la Bataille de France les exemplaires survivants, sous le nom de Zugkraftwagen Unic TU1 U305(f). Il est possible que les Allemands aient obtenu des exemplaires qui n'étaient pas terminés en . Certains TU1 sont revendus sur le marché civil pendant la guerre. Quelques uns sont notamment utilisés par les marins-pompiers du port de Toulon[5].

Après guerreModifier

Après 1945, le TU1 est remis en service dans l'Armée de terre comme « dépanneur léger d'artillerie » puis est rapidement retiré des contrôles[5].

Sept exemplaires existent encore en 2013[5].

RéférencesModifier

  1. a b c d e et f Vauvillier et Touraine 1992, p. 194.
  2. Vauvillier et Touraine 1992, p. 195.
  3. Éric Denis et François Vauvillier, « Le chasseur de chars Laffly W 15 TCC et les batteries antichars automotrices », Histoire de guerre, blindés et matériel, Histoire & Collections, no 85,‎ , p. 6-21
  4. Jacques Belle, « De nouvelles unités mécaniques pour la Ligne Weygand », Guerre, blindés et matériel, Histoire & Collections, no 135,‎ , p. 53-64
  5. a b et c « Un semi-chenillé UNIC TU1 de 1940 », Véhicules militaires magazine, no 54,‎ , p. 36-40 (lire en ligne)

BibliographieModifier

  • François Vauvillier et Jean-Michel Touraine, L'automobile sous l'uniforme 1939-40, Massin, (ISBN 2-7072-0197-9)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier