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Tumulus de Meulson

Tumulus de Meulson
Présentation
Chronologie 900 à 250 BC
Type Tumulus
Période Hallstatt à Tène moyenne
Faciès culturel Mégalithisme
Protection Logo monument historique Classé MH (1992)
Visite libre d'accès
Caractéristiques
Matériaux Pierres
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 17″ nord, 4° 42′ 31″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne (Bourgogne-Franche-Comté)
Département Côte-d'Or
Commune Meulson

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Tumulus de Meulson

Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté

(Voir situation sur carte : Bourgogne-Franche-Comté)
Tumulus de Meulson

Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or

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Tumulus de Meulson

Le tumulus de Meulson est un tumulus daté du Hallstatt à la Tène moyenne, situé à Meulson en Côte-d'Or, en région Bourgogne (Bourgogne-Franche-Comté), France.
Il fait partie d'un ensemble de tumuli.

Sa construction présente plusieurs particularités inédites.

Sommaire

SituationModifier

Les tumulus originels se trouvaient en plein champ à l'est du village et en partie sur une carrière en exploitation[1].

Le tumulus reconstitué en 2008[2]est situé à 700 m à l'est du village de Meulson, canton d'Aignay-le-Duc, dans la partie nord de la Côte-d'Or, à 30 km au sud de Châtillon-sur-Seine et km au nord de Dijon.
Il est au bord de la route de campagne menant au hameau de Valfermet au nord-est de Meulson.

Son altitude est de 398 mètres[3].

GéologieModifier

Le tumulus de Meulson repose sur des cryoturbations périglaciaires, sur une légère pente du nord vers le sud[4].

Description, architectureModifier

Le site, découvert lors d’un décapage de carrière, date de 900 à 250 BC[1]. Il a été fouillé en 1998 par Alain Gelot[2].

Il présente des traces de labours. Un épandage de fragments de poterie et de minerai de fer serait postérieur et remonterait à la fin de l’âge du Bronze, voire du Hallstatt. Ces niveaux furent préservés des labours actuels par un monument de pierres sèches.

Le tumulus présente une architecture complexe de tertres concentriques organisés : deux tertres quadrangulaires aux angles arrondis, puis deux tertres circulaires et deux tertres quadrangulaires aux angles aigus[1].
Les deux premiers s’organisent autour et pour une incinération centrale coupant une fosse. Les suivants deviennent ensuite le lieu de déposition d’une à plusieurs sépultures.[réf. souhaitée] La dernière structure est originale en ce que sa construction a été mise en œuvre selon la technique en arête de poisson[1].

Des conduits évoquent le lien du monde des morts et du monde des vivants.

Des groupements de sépultures remplacent les tombes individuelles sous tumulus. Pour les derniers tertres, l’effet de concentration selon un axe commun des sépultures se faisait sur une à plusieurs générations. L’installation de sépultures n’équivaut pas systématiquement à une mise en place dans le comblement du monument contemporain, mais peut induire un rapprochement à des sépultures plus anciennes en perçant si besoin les monuments antérieurs. Il semble vraisemblable que l’on soit en présence de sépultures décrites par nos prédécesseurs comme des « sépultures adventices ». Les écartements des tertres circulaires et des grands tertres quadrangulaires aux angles arrondis, ainsi que les longueurs de parements nord des tertres quadrangulaires, permettent d’authentifier l’utilisation d’un système de mesure au commencement de La Tène ancienne[4].

MobilierModifier

Des dépôts d’objets, suggérant des rituels, sont pour l’instant méconnus dans le Châtillonnais à La Tène ancienne : de fondation, de construction, de confinement.

Le matériel des tombes est principalement métallique, on note l’absence de vase en terre cuite. Découvert dans le monument, il permet de former une image de son évolution depuis le Hallstatt, La Tène A ancienne et récente.

La Tène moyenne est signalée par des bûchers ayant livré un matériel métallique et céramique, indiquant une modification des pratiques funéraires.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  • Alain Gelot, Le tumulus de Meulson (Côte-d'Or), études architecturales et pratiques funéraires du Hallstatt final au milieu de la Tène moyenne (Mémoire de master II), École pratique des hautes études, 2008, 125 p..
  • Alain Gelot, « De l’archéologie à la médiation culturelle, la mise en réseau du tumulus en pierre sèche de Meulson (Côte-d’Or) », dans Langage de pierre : la restitution du geste en archéologie préhistorique (colloque européen 2009), Musée d’histoire et d’archéologie, 2009 (ISBN 978-2-952503-91-4, lire en ligne).

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Gelot 2009, p. 2.
  2. a et b « Meulson », sur aaca.aignay.free.fr (consulté le 1er juillet 2018).
  3. Géoportail, « Tumulus de Meulson, carte interactive » . Couches « Cartes IGN classiques » et « Photographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches".
  4. a et b Gelot 2008.