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Traduction œcuménique de la Bible

La Traduction œcuménique de la Bible (TOB), parue en 1975-1976, est une traduction française de la Bible effectuée à l'origine en commun par des chrétiens de confession catholique et protestante. À partir de l'édition de 2010, des orthodoxes se sont joints à la traduction, devenue donc réellement œcuménique.

Sommaire

HistoriqueModifier

Dès la mise en place du projet le 8 novembre 1965, la participation des orthodoxes a été sollicitée. Toutefois cette participation s'avéra effective mais peu importante du fait qu'il n'y avait que deux exégètes orthodoxes de langue française[B 1]. Il s'est aussi posé la question de la participation d'exégètes juifs. Ne pouvant se faire directement à l'origine, l'idée a été de prendre en compte la tradition juive en utilisant l'ordre des livres de la Bible hébraïque ainsi qu'en étant fidèle au texte massorétique (TM), sans pour autant renoncer à celui de la Septante là où elle corrige le TM[B 2]. Aussi, à cause de désaccords liés à certains choix de traduction et certains commentaires concernant le Nouveau Testament.[réf. nécessaire]

Le projet, lancé par les Pères dominicains qui assuraient la révision de la Bible de Jérusalem (voir École biblique et archéologique française de Jérusalem) et les spécialistes protestants dont ils avaient demandé la collaboration, est coordonné par le prêtre théologien François Refoulé et le pasteur Georges Casalis, professeur à la Faculté de théologie protestante de Paris[1]. La TOB est publiée par les Éditions du Cerf et l'Alliance biblique universelle.

Ce travail encore jamais mené de traduction conjointe a commencé par la traduction de l'Épître aux Romains. L'apparat critique et l'exigence de traduction font de cette Bible une des plus utilisées par les exégètes. La traduction et les notes du Pentateuque ont été revues en 2004, modifiées par les nouvelles données historico-critiques.

Contrairement à la Bible de Jérusalem, la TOB ne comporte pas d'imprimatur. Étant un travail œcuménique, la TOB ne peut pas être revêtue de l'imprimatur puisque celui-ci est propre à l'Église catholique et reconnu ni par les protestants ni par les orthodoxes.

ÉditionsModifier

Après des révisions en 1988 et 2004, une nouvelle édition de cette traduction est parue en novembre 2010 conjointement aux éditions du Cerf et à la Société Biblique Française Bibli'O. Elle est la première édition à inclure des livres bons à connaître[B 3] issus de la tradition orthodoxe. Ce sont les livres suivants[B 4],[A 1] :

De plus, cette édition a revu la traduction du texte. Les anachronismes sont corrigés tel que, par exemple, dans Gn 4.21 où le mot Cithare devient Lyre[A 2]. Certaines adaptations du textes sont plus anecdotiques. Ainsi, il est rapporté dans l'avant-propos de la TOB version 2010[A 3] : « La « guerre sainte » est devenue guerre de Dieu pour des raisons que chacun comprendra. »

Une version numérique de l'édition a été réalisée, qui tire parti des possibilités de liens hypertextes pour les notes et les renvois d'une partie du texte à l'autre[2].

Notes et référencesModifier

  1. pp. 6-7
  2. p. XI
  3. p. XI
  1. p. 22
  2. pp. 22-23
  3. p. 12
  4. p. 110
  1. Dominique Avon et Michel Fourcade, Un nouvel âge de la théologie ? 1965-1980, Karthala Éditions, , p. 368
  2. La TOB à notes essentielles, ISBN 9782853002011, ASIN B008EJAPYU, 20 juillet 2012. La TOB, notes intégrales, annoncé.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier