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Toute la ville accuse

film de Claude Boissol, sorti en 1956
Toute la ville accuse
Réalisation Claude Boissol
Scénario Claude Boissol, Georges Combret
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 84 min
Sortie 1956

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Toute la ville accuse est le premier film réalisé par Claude Boissol, sorti en 1956, avec le soutien et la participation de Jean Marais.

Sommaire

SynopsisModifier

Un jeune écrivain débarque dans une petite ville. Il trouve devant chez lui des sacs remplis de billets de banque, et sans en connaître la provenance en fait un usage généreux. Il est alors pris pour un voleur, et en quelques heures toute la ville l'accuse.

RésuméModifier

La veille de Noël, l’écrivain François Neyrac (Jean Marais) arrive à Aubinas, une petite ville de province où il acheté une modeste maison, assez délabrée, pour écrire au calme son prochain roman. Le soir, il tombe par hasard sur des enfants émerveillés devant une vitrine. Généreux, il répond à leur demande en leur offrant gâteau et jouet et se sauve vite car d’autres enfants espiègles sont aussi demandeurs et son rôle de Père Noël d’occasion à ses limites financières.

Le lendemain, il découvre tout étonné devant sa porte, un sac de toile rempli de billets de banque et de pièces de monnaie en grand nombre. Que faire ? Ce sont de vrais billets. Le jour suivant, un autre sac richement garni a été à nouveau déposé au même endroit. François , désemparé, vient consulter son notaire, Maître Aravitte (Albert Duvaleix) pour être conseillé. Celui-ci, dubitatif, ne le prend pas au sérieux, pensant que l’écrivain fait marcher son imagination de romancier et lui recommande de garder l’argent qu’il considère comme un don, à condition que ce ne soit pas de l’argent volé. François se lie d’amitié avec Catherine (Etchika Choureau), la fille du notaire mais n’ose pas lui révéler son secret qui l’angoisse. À la banque, Il ouvre un premier coffre pour mettre à l’abri les sacs, puis un second. Toujours incrédule, il se décide à dépenser d’abord pour lui et pour les enfants cet argent tombé du ciel et puis surtout pour le bien de tous. C’est l’époque des élections, il se rend dans les réunions politiques et note contentieusement les promesses des candidats. Puis il propose au maire élu ( Georges Lannes) de financer tous ses travaux d’utilité publique promis pendant la campagne électorale ainsi que ceux de l’opposition en devenant le mécène anonyme de la ville. Les premiers travaux de la très attendue « Cité des Sports » vont commencer. Duplantin (Noël Roquevert), l’adversaire battu aux élections, mène une enquête et révèle le nom du bienfaiteur pour en retirer tout le mérite au maire. La presse locale en fait un large écho et toute la ville est au courant de la générosité de François Neyrac, le bienfaiteur. Le gang local voulant aussi sa part, enlève François et leur chef (Michel Etcheverry) exige le partage du fric. Devant son refus, les trois gangsters lui tendent un piège, en provoquant une bagarre publique qui se termine par la fuite de François, qui arrêté, est pris pour un voleur. François ayant avoué la vérité au commissaire (Jacques Hilling), celui-ci, pour vérifier la version du prévenu, décide de surveiller sa maison durant la nuit afin de prendre sur le fait l’auteur clandestin des dépôts de sac. Mais cette fois, point de sac. François est inculpé, mis en prison et toute la ville accuse le mécène de malhonnêteté, sauf Catherine qui, malgré les conseils de prudence de son père, fait tout son possible pour l’aider.

Le jour du jugement, les arguments de défense de François sont faibles face à la gravité de son cas et le procureur va prononcer la sentence, lorsque le petit Jean-Marie vient à la barre pour innocenter son grand ami François, en dévoilant le secret des enfants. Ces derniers, en jouant sur un terrain vague en bordure de la ville, ont surpris deux bandits qui sortaient d’une cachette et dans laquelle se trouvait un véritable trésor. Les deux bandits s’étant tués dans un accident de voiture, les enfants espéraient pouvoir profiter de l’argent pour s’offrir des cadeaux et pour en donner aux vieilles personnes nécessiteuses. Mais, devant le refus des commerçants de leur vendre les objets par peur que ce soit de l’argent volé ou dérobé aux parents, les enfants décidèrent de récompenser François pour sa gentillesse et son bon cœur avec eux. Durant la déposition de l’enfant, les trois gangsters connaissant à présent le lieu de la planque du trésor, sortent discrètement de la salle du tribunal pour se rendre sur place. François qui a vu la scène, à la grande surprise de l’assistance, bondit de son siège et s’enfuit à la poursuite des individus en empruntant de force une camionnette. Au lieu-dit, il surprend les trois gangsters engageant avec eux une bagarre sans merci qui se termine bien pour lui avec l’arrivée à temps des renforts de police. François est sur le champ libéré et acquitté pour ses bienfaits enfin reconnus.

Le lendemain, François ayant décidé de quitter la ville, ouvre sa porte et découvre les enfants qui sont venus lui dire de rester. Catherine est aussi là. François, heureux, renonce au départ.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Autour du filmModifier

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (septembre 2018)

- Résumé du livre : TOUTE LA VILLE ACCUSE - de Claude Boissol , Jean-Pierre Morphé

Collection L'Air du Temps, Gallimard

Parution : 05-07-1956

Un jeune romancier se retire dans une petite ville de province. Quelques jours après, il en est devenu la providence. Il donne des jouets aux enfants pauvres, il fait construire un parc des sports, des écoles, un hospice pour les vieillards. Il aide discrètement des gens dans le besoin et répand autour de lui le bonheur.

Pourtant toute la ville l'accuse. D'où vient l'argent? Il ne le sait pas lui-même. Au moment des fêtes de Noël, il a, chaque jour, trouvé devant sa porte un sac contenant plus de dix millions. On refuse de croire à cette fable dont il ne peut apporter la preuve. Il sera arrêté, traduit en jugement, et c'est à ce moment que la vérité éclatera. Le dénouement satisfera à la fois ceux qui aiment les contes de fées et ceux qui aiment la logique.

Tel est le sujet de ce roman mystérieux, tendre et ironique. C'est aussi le sujet du film que Claude Boissol vient de tourner avec Jean Marais dans le rôle principal. Les spectateurs du film retrouveront leur héros sympathique dans le milieu pittoresque de la petite ville provinciale d'Aubinas. Ils participeront à ses aventures qui, après des péripéties surprenantes, verront la victoire des gens de cœur.

Claude Boissol a voulu que son film rompe avec les séries monotones inspirées par le malheur, la déchéance, la cruauté. Le roman qu'il a écrit avec Jean-Pierre Morphé a la même gentillesse et la même fraîcheur de sentiment, qui n'excluent ni le détail savoureux ni les élans de l'amour.

200 pages + 8 p. hors texte, 8 ill., 140 x 205 mm

Genre : Romans et récits Catégorie > Sous-catégorie : Littérature française > Romans et récits

Époque : XXe siècle

(ISBN 2070207986) - Gencode : 9782070207985 - Code distributeur : A20798

- Court extrait d’un dialogue du film - Monsieur Duplantin (interprété par l’inénarrable Noël Roquevert), candidat battu aux élections municipales, vient à la barre du tribunal pour témoigner contre le prévenu :

« L’accusé a volé mon PROGRAMME ÉLECTORAL monsieur le Président! En politique pour être élu faut faire des promesses. Depuis sept ans, je promettais la ‘’Cité des Sports’’. Or monsieur arrive et la construit. De quoi ai-je l’air ? L’accusé a faussé le système politique du pays. Car un programme réalisé cesse d’être une promesse. Or sans promesse il n’y a pas de politique et sans politique il n’y aurait pas d’homme politique! »

Liens externesModifier