Three Percenters

mouvement américain d'extrême-droite organisé en milices armées et en groupes paramilitaires

Three Percenters
Logo de l'organisation
Le drapeau des trois pour cent de Nyberg (Nyberg Three Percent Flag)
Situation
Région Canada, États-Unis, France
Création 2008
Type Groupe paramilitaire
Organisation
Dirigeant Michael Brian Vanderboegh
Personnes clés Michael Brian Vanderboegh

Les Three Percenters (3 % en français), 3%ers ou encore III%ers) est un « mouvement patriote »[1] américain d'extrême-droite[2],[3] organisé en milices armées[3] et en groupes paramilitaires[2], prônant la résistance contre le gouvernement fédéral des États-Unis qui, selon eux, transgresserait la Constitution des États-Unis[1]. Le mouvement affirme que son principal objectif est de protéger les libertés fondamentales[4].

Le nom du mouvement a pour origine la croyance que seulement trois pour cent des habitants des Treize colonies ont combattu lors de la révolution américaine[note 1].

Des filiales du mouvement se sont développées en dehors des États-Unis dont, notamment, au Québec, en Ontario[3] et en France.

HistoireModifier

Le mouvement est lancé en . L'un des cofondateurs, Mike Vanderboegh[6], natif d'Alabama, est un membre des Oath Keepers, un groupe d'extrême droite milicien anti-gouvernement partageant des affinités idéologiques avec les Three Percenters[7].

En 2016, plusieurs membres d'une milice des Three Percenters de l'Idaho prennent part à l'occupation milicienne du refuge faunique national de Malheur, par des miliciens d'extrême droite opposés au gouvernement fédéral[8].

En janvier 2018, une branche française des Three percenters se constitue en association auprès de la préfecture de Montargis (Loiret) et propose des stages de survivalisme[9].

En 2021, plusieurs membres appartenant au mouvement sont identifiés parmi les participants à l'assaut du Capitole[10]. Un membre est condamné a sept ans et trois mois de prison pour son implication dans l'assaut [11].

Notes et référencesModifier

  1. Les études montrent que ce serait au moins 15 % de la population qui aurait combattu lors de ce conflit[5].
  1. a et b (en) Spencer Sunshine, « Profiles on the Right: Three Percenters », Political Research Associates, (consulté le ).
  2. a et b (en-US) David Zucchino, « A Militia Gets Battle Ready for a ‘Gun-Grabbing’ Clinton Presidency », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  3. a b et c Maxime Corneau, « Une milice armée d'extrême droite s'implante au Québec », sur beta.radio-canada.ca, Société Radio-Canada, (consulté le ).
  4. (en) « Patriot Groups Have Presence in Idaho » [archive du ], sur National Broadcasting Company KPVI News 6 (consulté le ).
  5. (en) Robert Allison, The American Revolution: A Very Short Introduction, Oxford University Press, , 79 p..
  6. (en) « Longtime militia and 'Patriot' leader Mike Vanderboegh dies at 64 », The Kansas City Star,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. (en) John Avlon, « Anti-government hate militias on the rise », CNN,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. (en) « Militia groups meet with leaders of Oregon occupation, pledge support », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. Maxime Macé et Pierre Plottu, « Extrême droite : la tentation milicienne »  , sur StreetPress, (consulté le )
  10. (en-US) Jake Gibson, « Alleged Capitol rioter, 'Three Percenter' militia member, indicted in connection with insurrection », sur Fox News, (consulté le )
  11. « Sept ans de prison pour un assaillant du Capitole, la plus lourde peine à ce jour », lapresse.ca,‎ (lire en ligne).

BibliographieModifier