Théodora Pétraliphaina

sainte de l'église orthodoxe

Théodora Pétraliphaina (grec ancien : Θεοδώρα Πετραλίφαινα), canonisée comme Sainte Théodora d'Arta (grec ancien : Αγία Θεοδώρα της Άρτας), née vers et morte après , était souveraine consort du despotat d'Épire et une sainte de la religion orthodoxe.

Theodora Petraliphaina
Agia Theodora of Arta Fresco.jpg
Titres de noblesse
Reine consort
Biographie
Naissance
Décès
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
ArtaVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Activité
Père
John Petraliphas (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Nicéphore Ier Doukas
John Doukas (en)
Anne Comnène Doukas (en)
Dimitrios Doukas Komnenos Koutroules (en)
Hélène Ange DoukasVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Étape de canonisation
Fête

BiographieModifier

Sa vie est connue majoritairement grâce à une brève hagiographie rédigée par le moine Job, identifié avec Job Iasites (en), un conseiller du patriarche Joseph ayant vécu à la fin du XIIIe siècle. Néanmoins, en raison des nombreuses erreurs chronologiques et généalogiques présentes dans l'œuvre, cette identification demeure incertaine[1],[2].

Theodora était la fille du sébastokrator Jean Pétraliphas (en), gouverneur de Thessalie et de Macédoine. Née à Sérvia entre 1210 et 1216, elle épousa Michel II Doukas peu après son accession au trône en 1231, alors qu'elle était encore enfant[3],[4]. Bien qu'enceinte de Nicéphore, le fils de Michel II, elle fut rapidement bannie de la cour par son époux qui préférait vivre avec sa maîtresse. Vivant dans la pauvreté, elle endura ces difficultés sans se plaindre, abritée par un prêtre du village de Prinista. Son exil dura cinq ans après quoi Michel, repentant, la fit revenir et reprit la vie commune[3],[5].

En tant que souveraine consort d'Épire, Théodora aurait favorisé le rapprochement avec l'Empire de Nicée, son grand rival dans la succession de l'héritage de l'Empire byzantin. Son contemporain l'historien Georges Acropolite mentionne qu'elle accompagnait son fils Nicéphore lors de ses fiançailles puis de son mariage avec Marie, la fille de Théodore II Lascaris, empereur de Nicée. Ce rapprochement éphémère permit d'établir un accord en règlement des différends ecclésiastiques séparant les deux rivaux et aboutit à l'octroi du titre de despote à Michel II[6],[7].

Théodora fonda le couvent Saint Georges à Arta, capitale d'Épire, où elle se retira après le décès de Michel et où elle fut enterrée après sa mort. Plus tard, cet établissement fut connu comme église de Ste Théodora et sa tombe devint l'objet d'un pèlerinage où de nombreux miracles eurent lieu. Elle est célébrée par l'église orthodoxe le [3],[8].

 
Église byzantine de Ste Théodora, Arta (Grèce)

DescendanceModifier

De son union avec Michel II, naquirent six enfants parmi lesquels [9] :

Notes et référencesModifier

  1. Kazhdan 1991, p. 1042, 2038.
  2. Talbot 1996, p. 324–325.
  3. a b et c Kazhdan 1991, p. 2038.
  4. Talbot 1996, p. 323, 327ff.
  5. Talbot 1996, p. 330ff.
  6. Kazhdan 1991, p. 1363, 2038.
  7. Talbot 1996, p. 323–324.
  8. Talbot 1996, p. 324, 332ff.
  9. Cawley, Charles. "Michael II of Epirus". Medieval Lands database. Foundation for medieval Genealogy.

SourcesModifier