Thé à la menthe ou t'es citron ?

pièce de théâtre comique de Patrick Haudecœur

Thé à la menthe ou t'es citron ? est une pièce de théâtre comique de Patrick Haudecœur et Danielle Navarro-Haudecœur. Elle a été créée par ses auteurs à Paris, au Café de la Gare en , et représentée plus de 200 fois dans ce théâtre, avec Jacques Courtès, Jean-Pierre Lazzerini, Véronique Lemoine et François Legrand, puis au théâtre des Variétés de septembre 1992 au 1er avril 1993, Véronique Barrault remplaçant alors Véronique Lemoine. Elle a reçu le Molière du meilleur spectacle comique 2011 pour sa nouvelle mise en scène par Patrick Haudecœur au théâtre Fontaine. Elle a été reprise ensuite à plusieurs reprises, par des comédiens professionnels ou amateurs.

RésuméModifier

La pièce met en scène des comédiens qui font leur dernière répétition et leur première représentation publique le lendemain. Le metteur en scène demande à ses comédiens de reprendre la répétition dès le début. Ainsi commence la pièce de théâtre.

La scène débute dans un salon. Le majordome Victor vient annoncer à la maîtresse de maison, Marie-Agnès, la venue d’Henri Dujardin qui vient rapporter le porte-cigarette qu’elle avait oublié lors d’une soirée. En engageant la conversation avec la comtesse, il apprend que son mari est en voyage d’affaire aux Indes. Pendant que la comtesse commande du thé au majordome, Henri Dujardin dit en aparté que cette nouvelle le réjouit, car elle va lui permettre de mettre son « plan au ploint ». Le majordome demande « Thé à la menthe ou thé citron ? ». Le thé arrive et au moment de le boire le comédien qui joue Dujardin le renverse sur l’actrice. La répétition s’interrompt car l’actrice exprime sa colère à la metteure en scène « À chaque fois c’est la même chose, il est vraiment neuneu celui-là ! ». Arrive sur scène Richard, qui demande si c’est à son tour de jouer, mais non. La scène est rejouée, la metteur en scène demande à Dujardin de mieux jouer son aparté, il le refait en imitant le mouvement des ailles du papillon. En plein milieu de la réplique arrive le technicien qui interrompt la scène pour des soucis de lumière dans les loges. Comme la scène est interrompue, la metteur en scène en profite pour demander un meilleur éclairage, s’ensuit un jeu de lumière qui fait rire le public. Richard revient mais ce n’est toujours pas son tour.

Arrive la scène de la déclaration d’amour et du baiser, mais l’acteur qui joue Dujardin, d’un naturel timide et cruche (il a eu le rôle car c’est le fils de l’auteur de cette pièce), fait une accolade à la comtesse à la place du baiser. Tout le monde s’en mêle, chacun donne son avis et la metteur en scène répète sa phrase fétiche « C’est un petit détail, on verra ça plus tard ». La metteur en scène demande à la costumière un costume raffiné et romantique pour Dujardin. La scène reprend, Dujardin prétend aller se reposer mais il fait un nouvel aparté où il annonce qu’il est un gentleman cambrioleur venu pour dérober les bijoux de la comtesse. Il se retrouve seul dans le salon avec la robe de chambre du mari sur le dos. Il réfléchit à voix haute à l’endroit où pourraient se trouver les bijoux, cherche derrière le tableau, va sous le bureau à la recherche d’un tiroir a double fond. À ce moment débarque le majordome qui, voyant la robe de chambre, pense que c’est Monsieur le conte qui est rentré plus tôt et qui est bloqué sous le bureau pour cause de coliques, puis repart lui préparer du thé à la menthe pour le soigner. Dujardin entend Victor revenir et va se cacher dans l’armoire dans laquelle il se blesse, saigne et se plaint à Clara. De nouveau tout le monde s’en mêle, et pour calmer la tension Clara répète sa phrase fétiche. Dujardin retourne en coulisse et c’est enfin la scène de Richard, il maitrise mal ses répliques. Monsieur le comte est rentré de voyage plus tôt que prévu. Il est surpris de ne voir personne dans le salon, il sort de sa poche des boucles d’oreilles qu’il a rapporté pour son épouse, elles tombent de ses mains et vont sous le bureau, il va les ramasser. À ce moment-là, la comtesse est surprise par la présence de son mari, elle l’envoie voir les géraniums qu’elle a plantée afin de gagner du temps pour retrouver Henri et le faire quitter la maison.

Réapparait Dujardin vêtu comme un romain, Clara appelle aussitôt la costumière qui avait finalement compris un costume de « Rome antique ». La répétition reprend. Dujardin a trouvé les bijoux dans l’armoire, il s’apprête à partir mais arrive Victor le majordome avec un pistolet. À son tour il lui vole les bijoux puis lui dévoile qu’il est lui-même un voleur et que son pistolet n’est pas chargé. Il se sauve avec les bijoux en laissant le pistolet aux mains de Dujardin. Richard arrive dans le salon et découvre Dujardin avec le pistolet. Arrive Marie-Agnès la comtesse, voyant l’arme braquée sur son mari, prend un seau (supposé être un vase) placé sur la cheminée, assomme Dujardin et ainsi sauve la vie de son mari.

La répétition est achevée, le rideau se ferme. Les spectateurs entendent du vacarme dans les coulisses. Le technicien vient annoncer au public que la première ne pourra pas se jouer car le comédien jouant le rôle du majordome a été victime d’un malaise. Le public est déçu. Le technicien annonce qu’une solution a été trouvée pour remplacer le comédien malade.

Le rideau toujours baissé, le public entend deux coups de au lieu de trois. La première de Thé à la menthe ou t’es citron ? est annoncée. Le rideau se lève et le public découvre un magnifique décor du XIXe siècle, une comtesse vêtue d’une belle robe d’époque et coiffée d’une perruque puis le majordome Victor qui en fait est devenu majordome Sophie joué par la metteur en scène au pied levé et enfin un monsieur Dujardin élégant dans un costume trois-pièces jaune.

C’est la première. Les comédiens tremblent de trac et sont impressionnés par le public. La première scène est pleine de maladresses. Dans le salon, la comtesse lit un livre qu’elle tient à l’envers ! Dujardin entre en scène et s’assoit sur le fauteuil sur lequel un marteau a été oublié. Il le prend et le jette à la comtesse. Dujardin s’empêtre dans ses répliques « Oui, du thé à la verveine, cela me rappelle l’Inde ». Puis il se lève, accroche malencontreusement la perruque de la comtesse avec son bras. Celle-ci essaie de la récupérer tant bien que mal et la remet de travers sur sa tête.

Les comédiens parlent de la pluie qu’ils entendent tomber et à ce moment le technicien du son envoie de la musique classique au lieu du bruit de la pluie ! Dujardin déclare sa flamme et fait un baisemain à la comtesse (finalement à la place du baiser) et il s’aperçoit que sa moustache est restée accrochée au dos de la main de la comtesse ! il la suit du regard en même temps que la comtesse sert le thé. Arrive à la récupérer et le remet en place sur le nez ! Il exprime sur scène sa joie de l’avoir retrouvée et en ouvrant les bras assomme la comtesse.

Le rideau se rouvre. Sur scène, Dujardin a revêtu la robe de chambre de Monsieur le Comte. Il a passé 2 jours à chercher et toujours pas de bijoux trouvés. Il s’approche du gramophone et hésite à le mettre en marche car lors des répétitions cette scène avait provoqué une panne électrique dans le théâtre ! Le public rit de sa peur. Il finit par le mettre en route mais aucune musique ne sort ! La comtesse entre dans le salon et crie sa réplique « arrêtez cette musique » et se rend compte qu’il n’y en a pas. On lit la panique sur son visage. Puis la comtesse parle de Victor en disant « elle ».

De nouveau seul en scène, Dujardin cherche les bijoux. Il s’en va à gauche de la scène regarder derrière le tableau. Or pour la première le tableau a été accroché sur le mur de droite ! Il finit par monter sur une chaise pour le décrocher mais n’arrive plus à le raccrocher et l’assise de la chaise cède sous son poids. Il se retrouve les deux jambes coincées dans la chaise sans fond ! Puis il se dirige vers le bureau à la recherche d’un tiroir a double fond… Arrive Sophie la majordome et l’histoire des coliques et du thé à préparer. Puis Dujardin doit se cacher dans l’armoire qui ne veut pas s’ouvrir ! Richard rentre de voyage … ne trouvent plus les boucles d’oreilles et le technicien finit par les lui apporter. Richard va ramasser les boucles d’oreilles sous le bureau et se fait un tour de rein, il est coincé puis repart en coulisse. Arrive la scène du vol des bijoux qui est pleine de péripéties tel qu’un coup de feu qui surprend tout le public. Sophie s’enfuit avec les bijoux. La comtesse devait assommer Dujardin avec un vase mais il reste collé au socle de la cheminée, elle le frappe donc avec un plateau. La comtesse et le comte font leurs répliques. La pièce se termine avec l’apparition de Victor, le vrai majordome, avec un plateau et disant « Thé à la menthe ou thé citron ? »

Mise en scène au théâtre Fontaine (2013)Modifier

Le metteur en scène est Patrick Haudecœur et les acteurs sont Nathalie Cerda ou Marie Lenoir, Urbain Cancelier, Éliza Maillot, Bernard Fructus, Sandra Biadalla, Edouard Prétet, Guillaume Laffly ou Bob Martet, Michel Lagueyrie, Marina Valleix.

Durant la « répétition » le décor est en chantier. La peinture n'est pas finie, le mobilier n'est pas adapté au contexte de la pièce et même défaillant (un seau au lieu d’un vase, des gobelets au lieu de tasses et soucoupes à café). Les comédiens sont en habit de ville, sauf le majordome qui joue déjà en costume pour mieux s’imprégner de son personnage. La personne en régie fait des tests de lumière, il y a aussi une coupure de courant qui plonge la salle dans l’obscurité pendant quelques secondes et des effets sonores tels que le bruit de la pluie ou une musique baroque.

Pour la « Première », un papier peint a été posé, le mobilier et les costumes sont d'époque, mais pas de la bonne, la couturière s'étant trompée. Les effets sonores ont été inversés, créant un effet de surprise qui fait rire la salle.

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