Tabouret

meuble

Un tabouret est un siège à trois ou quatre pieds, généralement sans dossier et sans bras. Des tabourets spéciaux existent pour les pianistes, de même que pour différents métiers ou activités. Certains modèles destinés à la traite des vaches, par exemple, ne sont pourvus que d'un ou deux pieds. Il existe un type de tabourets spécialement prévus pour s'asseoir à un bar, avec des pieds inhabituellement longs, pour pouvoir atteindre la hauteur du comptoir.

Tabouret à hauteur ajustable.

Étymologiquement, le mot tabouret est dérivé de l'ancien français tabur (qui a donné également le mot tambour).

HistoireModifier

Le tabouret existe dans des factures simples et a suivi les styles et ornementations de son époque. Le tabouret a été imaginé en France[réf. nécessaire]. Il a été le support de travaux pour dames. Une page du numéro 37 du Journal des connaissances utiles décrit en la réalisation d'un tabouret brodé au passé. Le designer français Henry Massonnet crée en 1968 un modèle de tabouret en matière plastique, le Tam Tam.

Le tabouret acquiert un rôle et une signification bien précise à la Cour de France du Roi-Soleil à Versailles au XVIIe siècle. Pouvoir s’asseoir en présence de la famille royale était un honneur et un privilège que toute la noblesse n'avait pas, et le fait d'avoir un tabouret matérialisait ce privilège. Les tabourets étaient alors constitués d'une assise rembourrée avec pieds en bois courbés ornés de glands, ils étaient apportés par un domestique en livrée et perruque. Les duchesses se voyaient automatiquement accorder le privilège de pouvoir s'assoir en présence de la Reine. En réalité, le tabouret ne devient un symbole de privilège que lorsque la mère de Louis XIV, la régente Anne d'Autriche octroya des tabourets à deux femmes qui ne possédaient pas le titre de duchesse. Cette décision provoqua un tel élan d'indignation qu'elle dut revenir dessus. Dans une lettre à sa fille, madame de Sévigné décrit un incident qui eut lieu au château de Saint-Germain-en-Laye pendant une audience avec la reine. « Il vint ensuite bien des duchesses, entre autres la jeune Ventadour, très belle et jolie. On fut quelque moment sans lui apporter ce divin tabouret. Je me tournai vers le grand maître et je dis : « Hélas ! qu'on le lui donne. Il lui coûte assez cher[1]. » Il fut de mon avis[2]. »

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Référence aux sacrifices consentis pour bénéficer de ce privilège : le duc de Ventadour était laid et contrefait.
  2. Lettre de madame de Sévigné à madame de Grignan, 1er avril 1671 lire en ligne sur Gallica

BibliographieModifier

Voir aussiModifier

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