Steven Pinker

psychologue cognitiviste canadien
Steven Pinker
Steven Pinker 2011.jpg
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Steven Arthur Pinker
Nationalités
Formation
Activités
Fratrie
Conjoints
Nancy Etcoff (en) (de à )
Rebecca Goldstein (en) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Mouvement
Dir. de thèse
Influencé par
Site web
Distinctions
Enregistrement vocal
Œuvres principales
L'Instinct du langage, How the Mind Works (d), The Blank Slate (d), La Part d'ange en nous, Le triomphe des Lumières (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Steven Pinker, né le à Montréal (Canada), est un linguiste et psychologue cognitiviste canado-américain auteur d'ouvrages de vulgarisation à succès. Il est particulièrement connu pour être un ardent défenseur de la psychologie évolutionniste et de la théorie computationnelle de l'esprit.

BiographieModifier

Steven Arthur Pinker est né dans une famille anglophone juive de Montréal[1]. Ses parents sont Harry Pinker, avocat, et Roslyn Pinker. Ses grands-parents ont immigré de Pologne et de Bessarabie en 1926.

Après des études au Canada, Steven Pinker a effectué un doctorat en psychologie expérimentale à Harvard. Il fut professeur au département de sciences cognitives au Massachusetts Institute of Technology pendant vingt-et-un ans avant son retour à Harvard en 2003.

Steven Pinker épouse Nancy Etcoff en 1980, dont il divorce en 1992. Il épouse ensuite Ilavenil Subbiah en 1995 avant de divorcer en 2006. Il vit actuellement à Boston avec sa troisième femme, la philosophe Rebecca Newberger Goldstein (en), épousée en 2007. Ses belles-filles Yael Goldstein Love et Danielle Blau, sa sœur Susan Pinker et son neveu Eric Boodman sont également écrivains.

Il se déclare athée[2] et a participé à plusieurs événements organisés par la fondation Richard Dawkins[3].

ThèsesModifier

Steven Pinker est connu pour son plaidoyer en faveur de la psychologie évolutionniste et de la théorie computationnelle de l'esprit. Dans ses livres à succès, il a fait valoir que le langage correspond à un « instinct », autrement dit à une faculté innée dont l'adaptation biologique a été façonnée par la sélection naturelle. Il est reconnu pour son travail sur le processus d'apprentissage du langage chez les enfants qui l'a conduit à donner une base biologique au concept de grammaire générative universelle du linguiste Noam Chomsky[4] et est surtout célèbre pour ses ouvrages de vulgarisation qui s'adressent à la fois aux scientifiques et au grand public[5].

Son livre Comprendre la nature humaine dans lequel il traite « du déni moderne de la nature humaine » a été finaliste pour le Prix Pulitzer. La part d'ange en nous a également connu un grand succès outre-Atlantique.

À la suite de l'affaire George Floyd, il a déploré le climat d’intimidation autour de la liberté d'expression et a déclaré que « le statut de victime sert de prétexte à la prise de pouvoir[6] ».

En 2004, il a été désigné comme l'une des cent personnes les plus influentes par le magazine Time[7].

En 2005 il défend Lawrence Summers, le président de l'Université de Harvard qui déclare que le faible nombre de femmes dans les sciences s'explique par leur incapacité innée à réussir dans ces disciplines. Pour Pinker, la sous-représentation des femmes « s'explique par une combinaison de différences biologiques de talents et de tempéraments moyens, qui interagit avec la socialisation et le biais de genre[8],[9] ».

PublicationsModifier

Ouvrages en anglaisModifier

Traductions françaisesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « About Steven Pinker »
  2. Rodolphe de Maistre, Hexis d'un soir, Paris, Compagnie Litt, , 151 p. (ISBN 978-2-87683-566-5, lire en ligne)
  3. Richard Dawkins et Steven Pinker sur Darwin
  4. (en) Jeremy Taylor, Not a Chimp: The Hunt to Find the Genes That Make Us Human, Oxford University Press, 2009, p. 25-26.
  5. « This book, then, is intended for everyone who uses language, and that means everyone! » (extrait de la préface à The Language Instinct) et « I am hoping that scholars and general readers both might profit from a bird's-eye view of the mind and how it enters into human affairs » (extrait de la préface à How the mind works).
  6. « Le psychologue américain Steven Pinker: «Le statut de victime sert de prétexte à la prise de pouvoir» », sur Le Soir Plus, (consulté le )
  7. http://content.time.com/time/specials/packages/completelist/0,29569,1970858,00.html
  8. (en) « The science of gender and science: Pinker vs. Spelke - a debate », sur www.edge.org, .
  9. Vincent Yzerbyt, Isabelle Roskam et Annalisa Casini, Les psychologies du genre : regards croisés sur le développement, l'éducation, la santé mentale et la société, Bruxelles, Mardaga, , 330 p. (ISBN 978-2-8047-0935-8 et 2-8047-0935-3, OCLC 1263182997, lire en ligne), p. 17

Liens externesModifier