Steal Away

Chanson de negro spiritual américaine

Steal Away (ou Steal Away to Jesus) est une chanson de negro spiritual américaine.

Steal Away
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Informations générales
Forme
Œuvre/composition musicale (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parolier
Interprète
Fisk Jubilee Singers (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genre

HistoireModifier

Steal Away a été composée par Wallace Willis, un esclave affranchi issu de la tribu des Indiens Chactas, un peu avant 1862[1].

Alexander Reid, pasteur dans un pensionnat de Chactas, a entendu Willis chanter les chansons et en a retranscrit les paroles et les mélodies. Il a envoyé la musique aux Fisk Jubilee Singers de l'Université Fisk à Nashville, au Tennessee. Les Jubilee Singers ont ensuite popularisé les chansons lors d'une tournée aux États-Unis et en Europe.

Steal Away est devenue une chanson populaire de gospel et a également été reprise dans les livres de cantiques de nombreuses dénominations protestantes.

En 1902, le Dinwiddie Colored Quartet enregistre la chanson pour la compagnie Victor. Ils sont le premier groupe de chanteurs afro-américains à en enregistrer sur disque (mais d'autres avaient déjà enregistré sur cylindre phonographique avant eux)[2].

Un arrangement de la chanson est inclus dans l'oratorio Un enfant de notre temps, créé pour la première fois en 1944 par le compositeur classique Michael Tippett (1908-1998).

Signification et analysesModifier

La chanson est bien connue par les variations du refrain :

Steal away, steal away, steal away to Jesus!
Steal away, steal away home, I hain't got long to stay here[3]
(S'esquiver, s'esquiver, s'esquiver vers Jésus !
Voler loin, voler loin de chez moi, Je ne resterai pas longtemps ici)

Des chansons telles que Steal Away to Jesus, Swing Low, Sweet Chariot, Wade in the Water et The Gospel Train sont des chansons avec des sens codés, non seulement sur la foi en Dieu, mais contenant des messages cachés pour les esclaves pour s'enfuir seuls ou avec le chemin de fer clandestin[4],[5].

EditionsModifier

La chanson a été enregistrée de nombreuses fois, notamment par :

RéférencesModifier

  1. « HE COULD HAVE WRAPPED UP HIS EYES AND THROWN THEM AWAY. », dans The Life of a Hunter, University of Iowa Press (ISBN 9781587296451, lire en ligne), p. 27–28
  2. (en) Steve Sullivan, Encyclopedia of Great Popular Song Recordings, vol. 3-4, Rowman & Littlefield, , 832 p. (ISBN 978-1442254480, lire en ligne), p. 10
  3. Gustavus D. Pike, The Jubilee singers, and their campaign for twenty thousand dollars, Lee and Shepard, (lire en ligne)
  4. Cassandra Willyard, « Archived blood spots could be epigenetic jackpot », Nature,‎ (ISSN 1476-4687, DOI 10.1038/nature.2012.11258, lire en ligne, consulté le )
  5. « Wayback Machine », (consulté le )
  6. Philip Herbert, « Fisk Jubilee Singers », dans African American Studies Center, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-530173-1, lire en ligne)
  7. « Pete Drake - Steel Away », sur Discogs (consulté le )
  8. « Conway Twitty - Clinging To A Saving Hand Steal Away », sur Discogs (consulté le )
  9. « The Mountain Travelers - Steal Away To Jesus / Longing To Be », sur Discogs (consulté le )
  10. « Charlie Haden & Hank Jones - Steal Away - Spirituals, Hymns And Folk Songs », sur Discogs (consulté le )
  11. « Fred-Schecher-Chor* - Steal Away To Jesus - Spirituals And Gospels », sur Discogs (consulté le )
  12. « Fred Partington And The Icthyan Singers - Steal Away To Jesus », sur Discogs (consulté le )

BibliographieModifier

  • Frances Banks, « Narrative » from The WPA Oklahoma Slave Narratives, T. Lindsay Baker et Julie P. Baker (ed.), United States Work Projects Administration, University of Oklahoma Press, 1996 (ISBN 0-8061-2792-9).
  • Robert Elliott Flickinger, The Choctaw Freedmen and the Story of Oak Hill Industrial Academy, Valliant, McCurtain County, Oklahoma, Pittsburgh, Presbyterian Board of Missions for Freedmen, 1914 ; University of Nebraska Press, 2004 (ISBN 0-8032-4787-7).
  • G. D. Pike, The Jubilee Singers and Their Campaign for Twenty Thousand Dollars, Lee And Shepard, Publishers, 1873.
  • Raymond Dobard, Ph.D., professor of art and art history on hidden meanings in spirituals.