Sous-virage

On parle de sous-virage dans le domaine automobile lorsque le train avant d'un véhicule a tendance à glisser en virage. Le changement de direction est alors affecté et doit être corrigé. C'est l'inverse du survirage, où c'est l'arrière d'un véhicule (le plus souvent propulsion) qui a tendance à glisser.

Illustration du sous-virage (trajectoire en rouge)

PrincipeModifier

Le véhicule dérape par les roues avant, l'axe médian s'orientant vers l'extérieur du virage. Dans les cas extrêmes, la voiture ne « tourne » pas du tout, elle « pousse » le train avant.

Dans le cas des véhicules courants, ce phénomène s'explique souvent par une vitesse excessive en entrée de virage ou par une accélération trop précoce en sortie de virage. Dans ce second cas de figure, particulièrement courant sur les véhicules à traction, la masse du véhicule est alors largement transférée vers l'arrière, ce qui se traduit par une perte d'adhérence des roues avant. Bénéficiant de moins d'appui, ces dernières retranscrivent moins bien le changement de direction et la voiture ne vire pas assez.

En compétition, on peut grandement altérer ses effets en modifiant la géométrie du train avant, la répartition du freinage (entre avant et arrière) et le gonflage des pneus[1]. Certains pilotes aiment avoir une voiture très légèrement sous-vireuse.

Techniques de pilotageModifier

On peut corriger un sous-virage en lâchant brièvement l'accélérateur et en redressant légèrement les roues avant en débraquant afin de leur redonner de l'adhérence.

RisqueModifier

Le risque est une sortie de route du côté du sens de circulation ou un face à face suivant le sens de circulation et le sens du virage.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Tight vs. loose », sur nascar.com, (consulté le ).

BibliographieModifier

  • Jean-Michel Fabre, Conduire, piloter : toutes les techniques sur route et en compétition, ETAI, Boulogne-Billancourt, 2003 (ISBN 2-7268-9353-8)

Liens externesModifier