Sohier

section de Wellin, Belgique

Sohier
Sohier
L'église Saint-Lambert (XIXe siècle)
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg
Arrondissement Neufchâteau
Commune Wellin
Code postal 6920
Zone téléphonique 084
Démographie
Gentilé Sohiérois(e) ou Veschaux (signifie putois)
Population 150 hab.
Densité 7,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 04′ 06″ nord, 5° 04′ 12″ est
Superficie 2 052 ha = 20,52 km2
Localisation
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Liens
Site officiel sohier-village.be

Sohier (en wallon Sohire) est une section de la commune belge de Wellin située en Région wallonne dans la province de Luxembourg.

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Elle fait partie de l'association qui regroupe les plus beaux villages de Wallonie.

HistoireModifier

C’est aux premiers siècles de notre ère, comme en atteste le cimetière découvert au lieu-dit « Le Gibet », que s’établit à Sohier un petit centre de peuplement gallo-romain.

Les différentes fouilles entreprises sur ce site ont d’ailleurs révélé diverses poteries, monnaies et autres objets. Au cours des siècles suivants, l’histoire de la seigneurie de Sohier, dont l’origine demeure inconnue, sera intimement liée à celle de son château dont la construction initiale était un château-fort entouré de douves.

Ancienne terre carolingienne ayant appartenu à l’abbaye de Stavelot, Sohier passa d’abord entre les mains du Comte de Laroche qui la donna ensuite en fief au Seigneur de Daverdisse.

D’épousailles en héritage familial, la famille de Ghenart se succède à la tête de la seigneurie qui ne sera pas épargnée par les multiples conflits qui dévastent ces contrées au cours du XVIIe siècle : tout comme le château, le village sera ravagé et pillé par les troupes. Accablée, la population déserte le village. En 1659, les habitants se compte presque sur les doigts de la main puisqu’ils sont six valeureux à être recensés !

Lors de son mariage au début du XVIIIe siècle, la dernière héritière des de Ghenart fait entrer Sohier dans la maison de Lamock. Suivra alors, par mariage encore, la famille Baré de Comogne qui gardera propriété jusqu’en 1902, date à laquelle les héritiers procèdent à la vente du château.

Ainsi, pendant près de 400 ans, une même lignée - trois familles apparentées - s’est maintenue à la tête de la seigneurie et du château de Sohier… Pérennité aujourd’hui perdue puisque depuis un siècle on dénombre pas moins de sept propriétaires différents !

Patrimoine et architectureModifier

Village rural s’il en est, Sohier présente, en sa partie la plus ancienne, un habitat traditionnel implanté sans exception parallèlement à la voirie. Une implantation qui, couplée à la proximité des bâtisses entre elles et aux séquences de mitoyenneté, accentue le caractère de village-rue de Sohier.

Clairement identifiable, cet habitat est principalement daté de la seconde moitié du XIXe siècle et a su conserver une excellente lisibilité des fonctions que dissimulaient ses façades. Moellons de calcaire, grès, anciens colombages et toits d’ardoises, des matériaux qui trahissent bien l’appartenance à la Calestienne famennoise.

Comme toute bonne règle a ses exceptions, Sohier ne dispose d’aucun élément patrimonial classé. Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’existe aucun élément méritant bien plus qu’un coup d’œil.

Ponctuant la silhouette villageoise, le château - dont le parc recèle quinze arbres remarquables - et l’église paroissiale Saint-Lambert incarnent un patrimoine monumental de qualité que complète encore le presbytère. Un calvaire et la chapelle Notre-Dame des sept douleurs composent le mobilier ancien, peu riche certes mais méritant une protection particulière.

L’église paroissiale Saint-LambertModifier

Daté de 1870, ce sanctuaire de style éclectique comporte trois nefs. L’inventaire du patrimoine y mentionne notamment deux volets provenant d’un polyptyque, deux statues en chêne polychrome ainsi qu’un remarquable monument funéraire armorié en marbre.

Le châteauModifier

 
Le château (XVIIe/XIXe siècles).

Sur des bases très anciennes, autrefois entouré de douves et accompagné d’une ferme, le château est organisé autour d’une cour quadrangulaire et formé de quatre ailes de deux niveaux. Différentes phases de construction et d’aménagements se sont succédé depuis les XVIe et XVIIe siècles. Cette propriété est aujourd’hui privée.

Lien externeModifier

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