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Ne doit pas être confondu avec Tessy Scholtes ou Armand Scholtès.

Établissements Eugène Scholtès
logo de Scholtès

Création 1922
Dates clés 1989 : rachat par Merloni Elettrodomestici
Disparition 2005 : fermeture de l'usine

2007 : clôture de l'entreprise

Fondateurs Eugène Scholtès
Forme juridique Société anonyme
Slogan Goûtez la perfection
Siège social Manom
Drapeau de France France
Activité Électroménager
Produits Appareils électroménagers
Société mère Merloni Elettrodomestici (Indesit)
Effectif 600 (1989)
SIREN 785 880 899
Site web scholtes.fr

Chiffre d'affaires 441 Millions de Francs (1989)

Etablissements Eugène Scholtès était une entreprise française qui fabriquait des appareils électroménagers. Depuis 2017, cette marque appartient à l'entreprise Schneider Consumer Group[1]

HistoireModifier

Fondée en 1922, Eugène Scholtès se situait à Manom, une petite ville dans le département de la Moselle près de Thionville.

La marque Scholtès se fait connaître en lançant en 1923 la première cuisinière en acier émaillé de fabrication française, le produit connaît un succès immédiat. En 1934, Scholtès commercialise la première cuisinière électrique, qui a eu du succès à l'époque.

L'entreprise continue sa propre évolution durant l'après-guerre, en 1962 Scholtès est la première marque à proposer en Europe une gamme complète d'électroménager encastrable. En 1969 l'entreprise est la première à lancer un four à pyrolyse. D'autres innovations de Scholtès sont aussi importantes comme celle de la table vitrocéramique en 1974 et et de la table à l'induction en 1979.

Le 7 mars 1986 la société Etablissements Euugène Sholtès est placée en liquidation judiciaire avec une clôture pour insuffisance d'actif le 5 avril 2007[2]

En 1989, la société compte 600 salariés et réalise un chiffre d'affaires de 441 millions de francs. Cette année est marquée par le rachat de Scholtès par Merloni Elettrodomestici, l'entreprise italienne prend alors possession de 82 % des actions. Désormais, les produits commercialisés sous la marque Scholtès sont aussi fabriqués dans les autres usines du groupe.

En 2003, après un plan social, l'usine ne produit plus que les plaques vitrocéramiques, la production de fours a été délocalisée en Italie et la production de plaques de cuisson à gaz et de cuisinières a été transférée en Pologne[3],[4].

En 2005, le groupe italien devenu Indesit Company, il décide de fermer l'usine historique de Manom et de licencier les 160 employés et de transférer la production de plaques vitrocéramiques en Pologne[5].

En juillet 2014, Whirlpool est devenu actionnaire majoritaire d'Indesit, la marque Scholtès est devenue propriété de l'entreprise américaine.

En mai 2017, Whirlpool revend la marque Scholtès à l'entreprise française Admea dans le cadre d'un recentrage de son activité. Schneider Consumer Group (anciennement Admea) a annoncé vouloir fabriquer une partie de leurs produits en France[6],[7].

Notes et référencesModifier

  1. « Schneider Consumer Group | Notre portefeuille de marques », sur www.schneiderconsumergroup.com (consulté le 6 juin 2019)
  2. « Chiffre d'affaires, résultat, bilans... », sur www.societe.com (consulté le 6 juin 2019)
  3. « Merloni projette de délocaliser une partie de ses activités de Thionville », sur lesechos.fr, (consulté le 13 juin 2017)
  4. L'Usine Nouvelle, « Merloni signe un accord de méthode pour finaliser sa restructuration - Quotidien des Usines », usinenouvelle.com/,‎ (lire en ligne, consulté le 13 juin 2017)
  5. « La fin de la bonne cuisinière Scholtès », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 3 juin 2017)
  6. Annelot Huijgen, « Admea rachète la marque Scholtès à Whirlpool », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le 3 juin 2017)
  7. Christine Berkovicius, « L'électroménager Scholtès bientôt relocalisé en France », sur lesechos.fr, (consulté le 2 mars 2019)

Liens externesModifier