Sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie

Sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie
Ordre de droit pontifical
Approbation diocésaine 5 mars 1903
par la congrégation de la propagation de la foi
Approbation pontificale 20 juin 1924
par Pie XI
Institut congrégation religieuse
Type apostolique
Spiritualité Sacré-Cœur
Règle règle de saint Augustin
But enseignement, soins des malades
Structure et histoire
Fondation 5 mars 1903
Chigwell
Fondateur Pierre-Victor Braun
Abréviation S.S.H.J.M
Autres noms sœurs de Chigwell
Rattaché à Ordre de Saint Augustin
Site web (en) site officiel
Liste des ordres religieux

Les sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie sont une congrégation religieuse féminine de droit pontifical. Depuis 2003, elles sont en fédération avec les servantes du Sacré-Cœur de Jésus de Versailles et les servantes du Sacré-Cœur de Jésus de Vienne[1].

HistoriqueModifier

En 1870, les servantes du Sacré-Cœur de Jésus de Versailles se rendent en Angleterre sur invitation du cardinal Henry Edward Manning, archevêque de Westminster, Elles font leur première fondation en terre anglaise à Stratford et se propagent rapidement en Grande-Bretagne et en Irlande.

La branche anglaise devient autonome de la maison-mère de Versailles par décret de la congrégation pour la propagation de la foi du mais les sœurs reconnaissent le père Pierre-Victor Braun comme véritable fondateur.

L'institut est reconnu de droit pontifical le , il est agrégé à l'Ordre de Saint Augustin le et ses constitutions sont définitivement approuvées par le Saint-Siège le .

En 1953, les sœurs ouvrent une maison aux États-Unis où elles commencent à travailler dans les familles de migrants mexicains, et en 1956, elles fondent leur première mission en Zambie et en 2001, en Ouganda pour les soins à domicile des malades du sida.

Activités et diffusionModifier

Les sœurs se dévouent dans les écoles, les hôpitaux et les centres pour jeunes handicapés mentaux.

Elles sont présentes en :

La maison généralice est à Chigwell.

À la fin 2011 la congrégation comptait 156 religieuses dans 33 maisons.

Sean Ross AbbeyModifier

C'est dans le couvent de l'Abbaye de Sean Ross (en) à Roscrea en Irlande dépendant de la Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie, que Philomena Lee (en) a accouché de son fils Anthony qui lui a été enlevé par la suite pour être confié contre son gré à l'adoption aux États-Unis. Ce couvent possédait une laverie[2] où Philomena Lee et beaucoup de ses consœurs ont travaillé dans des conditions très pénibles, proches de l'esclavage. Ce qui est arrivé à Philomena Lee a donné lieu à un livre The Lost Child of Philomena Lee par le journaliste Martin Sixsmith (en)[3], duquel a été tiré le film Philomena de Stephen Frears.

Notes et référencesModifier

  1. « servantes du Sacré-Cœur de Jésus de Versailles » (consulté le )
  2. Ces laveries sont documentées dans le film The Magdalene Sisters.
  3. Traduit par Marion Roman sous le titre Philomena.