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Room 237

film sorti en 2012
Room 237
Réalisation Rodney Ascher (en)
Scénario Rodney Ascher (en)
Acteurs principaux

Bill Blakemore
Geoffrey Cocks
Juli Kearns
John Fell Ryan
Jay Weidner

Sociétés de production Tim Kirk
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film documentaire
Durée 102 minutes
Sortie 2012

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Room 237 est un film documentaire américain réalisé par Rodney Ascher (en) en 2012. Le film illustre 9 théories gonzo imaginées par des fans du film Shining à partir entre autres d'images et d'extraits de la filmographie de Stanley Kubrick ; ils y voient des indices cachés et les interprètent[1]. Le titre du documentaire fait référence à une chambre hantée du film dans laquelle il est strictement interdit d'entrer.

PrésentationModifier

 
Baphomet

Le film débute sur un message avertissant le spectateur qu'il n'a été approuvé ni par l'entourage de Stanley Kubrick, ni par la Warner. Dans ce documentaire subjectif, Rodney Ascher propose plusieurs thèmes sous-jacents abordés dans le film Shining :

Le réalisateur propose également son interprétation sur le sens caché que porteraient les personnages principaux du film Shining :

  • Le petit Danny, qui parcourt l’hôtel sur son tricycle, serait une métaphore du cerveau de ses parents. Il accède grâce à l'hôtel maléfique aux subconscients de sa mère et/ou de son père.
  • Jack rappelle le Baphomet, dont il reprend la posture dans le dernier plan du film, bras droit levé et bras gauche pendant. Il évoque aussi le minotaure, dans ses mimiques, sur des affiches aux murs, et par le fait qu'il meure dans le labyrinthe de haies.

Selon son réalisateur, qui dit s'être identifié au personnage de Danny Loyd, le film est une enquête sur ce que d'autres ont trouvé sur les secrets cachés du film Shining, et s'appuie plus particulièrement sur un article de Jay Weidner qui développait ces théories[1].

CritiquesModifier

Pour Leon Vitali, acteur, ami et collaborateur du cinéaste Stanley Kubrick, le documentaire est « un tissu d'inepties issues de l'imagination fertile d'esprits farfelus », affirme-t-il au The New York Times qui souligne un « total manque de recul du documentariste par rapport à toutes ces théories subjectives, proposées ici comme si le spectateur devaient les prendre au sérieux »[2].

Pour Gilles Esposito, de Mad Movies, les théories exposées dans ce documentaire ne sont que des « élucubrations délirantes », la seule plausible de toutes étant celle qui relie le film au génocide amérindien[3].

Stephen King, qui n'aime pas l'adaptation de son roman par Kubrick, déclarait en 2014 au magazine Rolling Stone avoir coupé sa télé après avoir visionné environ la moitié du documentaire[4].

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Narration par :

  • Bill Blakemore ancien journaliste de guerre
  • Geoffrey Cocks professeur d'histoire
  • Juli Kearns dramaturge, scénariste
  • John Fell Ryan blogueur
  • Jay Weidner chasseur de conspiration

Notes et référencesModifier

  1. a et b (en) Interview: "Room 237" Director Rodney Ascher Talks Getting Lost in "The Shining" and How to Get Back Out - Matt Barone, sur uk.complex.com, 29 mars 2013
  2. (en) It’s Back. But What Does It Mean? - David Segal, The New York Times, 27 mars 2013 — extrait cité : « But the theories are presented with such a surprising lack of irony that it seems as though “Room 237” (...) just might want its audience to take them seriously. ».
  3. Gilles Esposito, « K. par K. », Mad Movies, no HS 22,‎ , p. 29
  4. (en) Stephen King: The Rolling Stone Interview - Andy Greene, Rolling Stone, 31 octobre 2014

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier