Roman Ghirshman

archéologue, explorateur et historien, diplômé de l'École du Louvre

Roman Ghirshman (translittération de Hirschmann), né à Kharkov le (Empire russe) et mort le , est un archéologue, explorateur et historien français d'origine juive ukrainienne. Il a été l'un des pionniers de la recherche archéologique en Iran, où il a passé près de trente ans de sa vie.

Roman Ghirshman
Ghirshman team.jpg
Roman Ghirshman en 1934 (deuxième personne debout en partant de la gauche)
Fonction
Président
Association pour l'avancement des études iraniennes (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
BudapestVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Période d'activité
Nationalité
Activités
Autres informations
Membre de
Association pour l'avancement des études iraniennes (d)
Académie des inscriptions et belles-lettresVoir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Né russe (dont fait à l'époque partie l'Ukraine), il s'établit à Paris en 1923 afin d'étudier l'archéologie et les langues anciennes à l'École du Louvre[1]. Il était surtout intéressé par les ruines archéologiques de la Perse et particulièrement Teppe Gian, Teppe Sialk, Bagram en Afghanistan, Bishapur dans le Fars, et Suse[2].

De 1931 à 193, il mène régulièrement des missions de fouilles en Iran et en Afghanistan[1].

Ses études sur Chogha Zanbil ont été imprimées en quatre volumes. Il a également dirigé des équipes de fouilles à Iwan-i Karkheh et les plateformes parthes de Masjed Soleiman, près d'Izeh, au Khouzestan. Roman Ghirshman fut l'un des experts de la première exposition d'envergure consacrée à l'art de l'Iran et de la Perse antiques en France et intitulée 7000 ans d'art en Iran (-) qui eut lieu à Paris[3].

Avec plus de trois cents publications et une vingtaine de livres, Roman Ghirshman est un des experts les plus prolifiques et les plus respectés sur le sujet de l'Iran ancien. Certains de ses travaux sur Suse n'ont pas encore été publiés, mais ont servi à d'autres archéologues comme Hermann Gasche dans les études en Iran qui ont suivi, durant les années 1960 et 1970.

En 1965, il est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1965[1]. De 1970 à 1979, il est le premier président de l'Association pour l'avancement des études iraniennes[4].

Il est marié à Tania Ghirshman (1900-1984), qui a publié Archéologue malgré moi. Vie quotidienne d’une mission archéologique en Iran, Neuchâtel-Paris, À la Baconnière-Albin Michel, 1970[1].

OuvragesModifier

  • 1938, Fouilles de Sialk, près de Kashan, 1933, 1934, 1937, Librairie Orientaliste Paul Geuthner, Paris (en deux volumes).
  • 1946, Begrâm, recherches archéologiques et historiques sur les Kouchans, Le Caire, (Mémoires de la Délégation archéologique française en Afghanistan, vol. XII).
  • 1948, Les Chionites-Hephtalites, Le Caire, 1948 (Mémoires de la Délégation archéologique française en Afghanistan, vol. XIII).
  • 1951: L'Iran des origines à l'Islam, Payot, Paris.
  • 1954: (en) Iran: from the earliest times to the Islamic conquest, Penguin Books, Harmondsworth, reprinted 1961 and 1978.
  • 1961, Perse: Proto Iraniens, Medes, Achemenides, Univers des Formes, Gallimard.
  • 1962, Iran: Parthes et Sassanides,Univers des Formes, Gallimard.
  • 1970, Le Pazuzu et les fibules du Luristan, Impr. Catholique, Beyrouth.
  • 1971, (en) Persia, the immortal kingdom (avec V. F. Minorsky et R. Sanghvi), Greenwich, Connecticut, New York Graphic Society.
  • 1976, L'Iran des origines à l'islam, nouvelle édition révisée et mise à jour, Paris.
  • 1977, L'Iran et la migration des Indo-Aryens et des Iraniens, Leyde.
  • 1979, La Tombe princière de Ziwiyé et le début de l'art animalier scythe, Société iranienne pour la Conservation du Patrimoine, Paris.

BibliographieModifier

  • François Bridey et Julien Cuny, Une mission archéologique en Iran dans les année 1930 - Les fouilles de Roman Ghirshman à Tepe Sialk d'après les archives du musée du Louvre, in Grande Galerie - Le Journal du Louvre, juin 2020, hors-série numéro 4, pp.48-57.

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Annick Fenet, « De la Sorbonne à l’Asie. Routes orientalistes d'Ena Bazin-Foucher (1889-1952) », sur Genre & Histoire 9, (consulté le 18 avril 2020).
  2. Ernest Will, Nécrologie: Roman Ghirshman (1895-1979), Syria, Année 1981, Volume 58, Numéro 1, pp. 212-214
  3. Au Petit Palais.
  4. http://studiairanica.com/asso/historique/les-presidences?lang=fr.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier