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Roger Arliner Young

zoologiste américain
Roger Arliner Young
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Maîtres
Ernest Everett Just (en), Frank Rattray LillieVoir et modifier les données sur Wikidata
Directeur de thèse
Lewis Victor Heilbrunn (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Roger Arliner Young, née en 1889 et morte le , est une scientifique américaine spécialiste de zoologie, de biologie et de biologie marine. Elle fut la première femme afro-américaine à obtenir un doctorat en zoologie[1].

Premières annéesModifier

Roger Young est née en 1889 à Clifton Forge, en Virginie[2] (États-Unis). Elle a rapidement déménagé avec sa famille à Burgettstown, en Pennsylvanie[3]. La famille était pauvre et beaucoup de temps et de ressources ont été affectés aux soins de sa mère handicapée.

En 1916, Young s'inscrit à l'Université Howard[4], à Washington, pour étudier la musique[5]. Elle a écrit dans l'annuaire “Not failure, but low aim is a crime.” (« Ce n'est pas l'échec mais le peu d'ambition qui est un crime »). Elle ne prit son premier cours de sciences qu'en 1921[6]. Bien que ses résultats fussent mauvais au début de sa carrière universitaire, certains de ses enseignants la voyaient prometteuse. L'un d'eux était Ernest Everett Just (en), un éminent biologiste noir et chef du département de zoologie de Howard. Young obtint son Bachelor of Science en 1923. Juste essaya en vain de l'aider à obtenir une bourse pour continuer son parcours universitaire, toutefois, commença en 1924 un Master of Science à l'Université de Chicago, qu'elle obtient en 1926.

Young a travaillé avec Ernest Everett Just pendant de nombreuses années, enseignant en tant que professeur assistant à l'Université Howard de 1923 à 1935[7]. La recherche était faite pendant l'été. Young assista Just dans sa recherche de 1927 à 1930 mais, bien que son aide fût notée dans ses demandes de subvention, son nom n'apparaît pas comme co-auteur dans les publications qui en ont découlé.

Pendant ses études à Chicago, on lui a demandé de rejoindre Sigma Xi, une société de recherche scientifique, ce qui était un honneur inhabituel pour un étudiant en maîtrise. En 1924, son premier article, On the excretory apparatus in Paramecium (Sur l'appareil excréteur dans Paramecium), a été publié dans la revue Science[8], faisant d'elle la première femme afro-américaine à faire de la recherche et à publier professionnellement dans ce domaine.

CarrièreModifier

Ernest Everett Just invita Young à travailler avec lui au cours des étés à la Laboratoire de biologie marine de Woods Hole, dans le Massachusetts, à partir de 1927. Ils travaillèrent alors sur les processus de fécondation dans les organismes marins, ainsi que le processus d'hydratation et de déshydratation dans les cellules vivantes. En 1929, Young est devenue chef de département par intérim au département de zoologie de l'Université Howard pendant que Just était en Europe à la recherche de subventions. Les yeux de Young furent définitivement endommagé par les rayons ultraviolets utilisés dans les expériences menées à Howard pour Just.

À l'automne 1929, Young retourna à l'Université de Chicago pour commencer son doctorat sous la direction de Frank Rattray Lillie. Lillie fut l'un des mentors de Just lorsque tous les deux étaient impliqués au Laboratoire de biologie marine. Cependant, en 1930, elle échoua à ses examens de qualification et, pour un temps, elle disparut de la communauté scientifique.

En 1940, elle obtient son doctorat à l'université de Pennsylvanie[9], sous la direction de Lewis Victor Heilbrunn (en).

Elle retourna à l'Université Howard pour enseigner et a continué de travailler avec Just au Laboratoire de biologie marine au cours des étés.

TravauxModifier

  • RA Young, « ON THE EXCRETORY APPARATUS IN PARAMECIUM », Science, vol. 60, no 1550,‎ , p. 244 (PMID 17814573, DOI 10.1126/science.60.1550.244)
  • L. V. Heilbrunn et R. A. Young, « The action of ultra-violet rays on Arbacia egg protoplasm », Physiological Zoology, vol. 3, no 3,‎ , p. 330–341 (lire en ligne)
  • Heilbrunn, L.V. et Young, R.A., « Indirect Effects Of Radiation On Sea Urchin Eggs », The Biological Bulletin, vol. 69, no 2,‎ , p. 274–278 (DOI 10.2307/1537426, lire en ligne)
  • Costello, D.P. et R. A. Young, « The mechanism of membrane elevation in the egg of Nereis (abstract) », Biological Bulletin, vol. 77,‎ , p. 311–311 (lire en ligne)
  • Young, Roger Arliner, The indirect effects of roentgen rays on certain marine eggs, Thesis (Ph.D.)--Graduate School of Arts and Sciences, University of Pennsylvania,

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. Merry Maisel et Laura Smart, Women in Science: A selection of sixteen significant contributors, The San Diego Supercomputer Center, (lire en ligne), « Lifelong Struggle of a Zoologist »
  2. (en-US) « Young, Roger Arliner 1899–1964 | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le 4 juillet 2019)
  3. (en-US) « Roger Arliner Young (1889-1964) • BlackPast », sur BlackPast, (consulté le 4 juillet 2019)
  4. (en-US) « Roger Arliner Young: Lifelong Struggle of a Zoologist », sur www.sdsc.edu (consulté le 4 juillet 2019)
  5. « Roger Arliner Young - African-American Scientist - Zoologist », sur www.african-american-scientists.com (consulté le 4 juillet 2019)
  6. (en) « Roger A. Young, a groundbreaking zoologist », sur African American Registry (consulté le 4 juillet 2019)
  7. Marilyn Ogilvie et Joy Harvey, The biographical dictionary of women in science : pioneering lives from ancient times to the mid-20th century., New York, Routledge, (ISBN 0-415-92040-X)
  8. Young, R.A., « On the Excretory Apparatus in Paramecium », Science, vol. 60, no 1550,‎ , p. 244 (PMID 17814573, DOI 10.1126/science.60.1550.244, JSTOR 1649643)
  9. (en-US) « Zoologist Roger Arliner Young and the Politics of Respectability – AAIHS » (consulté le 4 juillet 2019)