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Rodolphe Forget

personnalité politique canadienne
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Rodolphe Forget
Illustration.
Fonctions
Député de Montmorency
Prédécesseur Georges Parent
Successeur Circonscription abolie
Député de Charlevoix
Prédécesseur Louis-Charles-Alphonse Angers
Successeur Circonscription abolie
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Terrebonne
Date de décès
Lieu de décès Montréal
Sépulture Cimetière Notre-Dame-des-Neiges
Parti politique Parti conservateur du Canada
Enfants Thérèse Forget Casgrain
Profession Homme d'affaires

Rodolphe Forget, né le à Terrebonne et décédé le à Montréal, est un homme d'affaires et homme politique canadien. Il fut un des rares canadiens-français à connaître un grand succès d'affaires au XIXe siècle et au début du XXe siècle.

Sommaire

BiographieModifier

CarrièreModifier

Rodolphe Forget est né en 1861 à Terrebonne, au Canada-Est, de l'union de David Rodolphe Forget, avocat et d'Angèle Limoges, demi-sœur du premier ministre Louis-Olivier Taillon. Dès l’âge de 15 ans, il entra au service de la maison de courtage L.J. Forget et Cie de Montréal, fondée par son oncle Louis-Joseph Forget, homme d'affaires reconnu. En 1890, Rodolphe Forget devenait associé de la firme de courtage de son oncle, il y fut actif jusqu’en 1907.

En 1900, d’intenses négociations s’amorcèrent avec Herbert Samuel Holt en vue de procéder à une fusion pour répondre aux besoins grandissants de consolidation liés à l'industrialisation. De ces négociations naquit la Montreal Light, Heat and Power en 1901 dont Herbert Holt assuma la présidence (jusqu'en 1932) et Rodolphe Forget la vice-présidence jusqu'en 1917.

Dès 1907, le Montreal Star désignait Rudolphe Forget parmi les millionnaires de Montréal. Il devint rapidement un homme d'affaires très influent dans le milieu d’affaire montréalais essentiellement anglophone à cette époque. Il est même surnommé « le jeune Napoléon de la rue Saint-François-Xavier » à cause de son travail à la Bourse de Montréal de laquelle il fut président de 1907 à 1909.

Ses activités ne se limitent toutefois pas à ces seules entreprises. Il était membre de nombreux conseils d’administration et était impliqué dans la compagnie qui sera le maître d’œuvre du Manoir Richelieu à Pointe-au-Pic dans la région de Charlevoix. D'ailleurs, Rodolphe Forget fut, de 1904 à 1917, député du comté de Charlevoix, pour le Parti Conservateur à la Chambre des Communes. Une de ses principales promesses était le parachèvement du chemin de fer Charlevoix.

Il décédera en février 1919 à l’âge de 57 ans et sera enterré au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal.

Vie privéeModifier

En première noces il épouse Alexandra Tourville. De cette union naissent notamment Marguerite Forget épouse d'Alexandre Martin qui elle-même donne naissance Jacqueline. Jacqueline épouse Guy Poliquin, nommé secrétaire d'Adélard Godbout et proche de Jean Lesage par la suite. Puis Claire Martin épouse Pierre Poliquin, frère de Jean Poliquin filleul de Sir Rodolphe Forget et proche de Jean Lesage. En secondes noces, Rodolphe eut trois fils et une fille, la femme politique et féministe Thérèse Casgrain. Il multiplia les œuvres philanthropiques, mais c’est surtout l’hôpital Notre-Dame de Montréal qui bénéficie de ses largesses. De 1906 à 1918, il aurait versé environ 250 000 $ à l’institution. Il accueillait parents et amis dans une somptueuse résidence située rue du Musée à Montréal (dans le chic quartier du Mille carré doré à Montréal) ou encore dans sa luxueuse villa de Saint-Irénée dans Charlevoix. Les terres qu'il possédait à cet endroit font aujourd'hui partie du Domaine Forget. Parmi ses fils mentionnons Maurice Forget, attaché militaire à l'Ambassade d'Alger pendant la Deuxième guerre.

HonneursModifier

SourcesModifier