Robert de Vere (1er duc d'Irlande)

9e comte d'Oxford, duc d'Irlande

Robert de Vere
Description de cette image, également commentée ci-après
Robert de Vere fuyant le champ de bataille de Radcot Bridge. Image issue du manuscrit de Gruuthuse des Chroniques de Jean Froissart, années 1470.

Titres

Duc d'Irlande

13 octobre 13863 février 1388
(1 an, 3 mois et 21 jours)

Prédécesseur Création du titre
Successeur Confiscation du titre

Marquis de Dublin

1er décembre 138513 octobre 1386
(10 mois et 12 jours)

Prédécesseur Création du titre
Successeur Abandon du titre

Comte d'Oxford

18 septembre 13713 février 1388
(16 ans, 4 mois et 16 jours)

Prédécesseur Thomas de Vere
Successeur Confiscation du titre
Aubrey de Vere (indirectement)
Fonctions militaires
Faits d’armes Chevauchée de Buckingham
Bataille de Radcot Bridge
Conflits Guerre de Cent Ans
Biographie
Dynastie Famille de Vere
Distinctions Ordre de la Jarretière
Autres fonctions Lord-grand-chambellan
Naissance 16 janvier 1362
Décès 22 novembre 1392 (à 30 ans)
Louvain
Père Thomas de Vere
Mère Maud d'Ufford
Conjoint Philippa de Coucy
(1376 – 1387)
Agnès de Launcekrona
(1387 – 1392)

Description de l'image Coat of Arms of Robert de Vere, Duke of Ireland.svg.

Robert de Vere (), 9e comte d'Oxford puis marquis de Dublin puis duc d'Irlande, est un favori, compagnon de cour et proche conseiller de Richard II d'Angleterre.

Proche du roiModifier

Robert de Vere succède à son père comme 9e comte d'Oxford en 1371, et est fait marquis de Dublin à vie en 1385. L’année suivante, il abandonne ce titre pour celui de duc d'Irlande, également à vie. Il devient ainsi le premier marquis, et le premier duc n’ayant pas de sang royal en Angleterre. La forte amitié entre Robert de Vere et Richard II, n’est pas appréciée des politiques de l’époque, notamment après l’élévation du premier au rang de duc d’Irlande[1]. Ses relations avec Richard seraient de nature homosexuelles selon Thomas Walsingham[2].

De Vere épouse Philippa de Coucy, fille d'Isabelle d'Angleterre et donc cousine germaine du roi, et a également une aventure avec Agnès de Launcekrona, une dame d’honneur tchèque d'Anne de Bohême, femme de Richard II. Elle devient sa seconde femme après son divorce.

ChuteModifier

Robert de Vere est particulièrement impopulaire auprès des autres nobles anglais, et sa proche relation avec le roi Richard est une des raisons de l’émergence d’une opposition au roi sous la forme des Lords Appellant.

En 1387, de Vere conduit les forces de Richard à la défaite à la bataille de Radcot Bridge, près d’Oxford, face aux forces des Lords Appellant. Il s’enfuit et abandonne ses forces, qui, sans leader, se résignent à la reddition.

Il est forcé à l’exil par le Parlement en 1388, et ses titres et ses terres sont confisqués.

MortModifier

Il est sévèrement blessé par un sanglier lors d’une partie de chasse en France en 1392, et meurt de ses blessures à Louvain[3]. En 1395, le roi fait ramener son corps embaumé pour qu’il soit enterré en Angleterre. Plusieurs seigneurs refusent d’assister aux funérailles, au cours desquelles Richard ouvre le cercueil pour embrasser la main de son ami et regarder une dernière fois son visage[4].

SuccessionModifier

Après sa mort, son oncle, Aubrey de Vere, se voit retourner les titres et propriétés de la famille, devenant ainsi 10e comte d’Oxford.

RéférencesModifier

  1. (en) McKisack (1959), pp. 425, 442–3.
  2. Saul, Nigel (1997). Richard II. New Haven: Yale University Press. (ISBN 0-300-07003-9). p. 437.
  3. (en) Lowndes, Rev. C. "Chesham", in Records of Buckinghamshire, Or, Papers and Notes on the History, Vol. III by the Buckinghamshire Archaeological Society. Publ. J. Pickburn, 1870.
  4. (en) Saul, 461.