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Robert Philippe (historien)

historien médiéviste français
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Robert Philippe
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Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Robert Philippe, né le 23 novembre 1924 à Charray (Eure-et-Loire) et mort au Mée (Eure-et-Loire) le 12 septembre 1998, est un historien médiéviste français.

Il s'intéresse notamment dans ses recherches à l'histoire des techniques médiévales. Son maître à penser est Fernand Braudel (1902-1985) avec qui il a longtemps collaboré à l'École pratique des hautes études et à l'École des Annales, et dont il s’est rapproché au terme de sa carrière d’historien.

Agrégé, il enseigne dans les lycées. Les manuels d'histoire scolaire qu'il corédige à cette époque témoignent de son goût pour l'histoire globale et de son intuition du rôle central de l'énergie dans le développement humain et la croissance socio-économique sur la longue durée.

De 1959 à 1963, il est chargé par Fernand Braudel de la direction du Centre de recherches historiques de l'École pratique des hautes études et de la coordination de la Division d’Histoire. En 1963, Il est co-auteur avec F. Braudel et S. Baille de l'ouvrage célèbre Le Monde actuel – Histoire et Civilisations[1]. Conservateur de musée, il dirige la publication d’une histoire des civilisations. Directeur de l’Institut d’histoire de l’université du Mans, il publie également une histoire de France.

Docteur à 55 ans, il présente en 1980 sa thèse d’État, inédite à ce jour : L’Énergie au Moyen Age[2] ; puis en 1986 il contribue au succès de l’ouvrage collectif : Les servitudes de la puissance : Une histoire de l'énergie[3].

BiographieModifier

JeunesseModifier

Robert Philippe est fils de meunier, et sa passion pour la terre, pour la nature et surtout pour les moulins marqueront profondément son œuvre. Il hérite d’une connaissance intime de la vie rurale et des mécaniques complexes et très élaborées que sont les machines hydrauliques et éoliennes, qu'il évoque avec lyrisme. Il habitera longtemps un moulin sur l'Aigre en bordure de la Beauce, à son départ de Paris.

Professeur certifié en 1952, il est agrégé en 1954 et enseigne au Lycée Carnot entre 1956 et 1959. Il y publie des ouvrages d'histoire scolaire, déjà marqués par l'approche de la longue durée, par l'intelligence des modes de production matériels et du rôle essentiel de l’énergie.

Les années avec Fernand Braudel à l'EPHEModifier

Il intègre le Centre national de la recherche scientifique et rejoint en 1958 la 6e section de l'École pratique des hautes études, créée par F. Braudel en 1946. Il est à l’origine de plusieurs enquêtes de la 6e section de l’École des hautes études devenue EHESS : villages désertés, alimentation[4].

Il est co-auteur en 1963 avec Suzanne Baille et Fernand Braudel de Le monde actuel - Histoire et Civilisation[1].

Entre 1964 et 1966, sous-directeur à l'EPHE, il dirige une encyclopédie en 5 volumes : La Métamorphoses de l'humanité. L'ensemble évoque une histoire de l'art et du monde : "confrontation synchronique des civilisations. Son ambition est planétaire : chaque élément d’étude procède d’une volonté de rompre avec les cadres géographiques traditionnels. Chaque titre recouvre une métamorphose de l’humanité saisie au niveau de son expression artistique. (…)". Il en co-rédige les volumes consacrés au Moyen Âge.

La rupture avec Braudel et le retour au MansModifier

Il rompt avec F. Braudel et quitte Paris à la fin des années 60.

En tant qu’agrégé de l'Université, il est nommé chargé d'enseignement à la Faculté des lettres et sciences humaines du Mans. Il y dirige en 1972 une collection encyclopédique : Histoire de la France, dont il rédige le volume consacré au Moyen Âge : 1100-1300 La France des Cathédrales. Ayant pris la présidence de la Société Dunoise d'histoire entre 1972 et 1978, il entame une collaboration fructueuse avec l'abbé François Garnier, grand spécialiste de l'iconographie médiévale.

Le rapprochement final avec F. Braudel et la thèse sur l'énergie au moyen âgeModifier

Des contraintes administratives l'obligent à précipiter à 54 ans la publication de sa thèse d'Etat, oeuvre qu'il avait entamée dans sa jeunesse. Il se rapproche alors à nouveau de son maître F. Braudel en 1979, qui accepte de participer au jury.

La thèse L'ENERGIE AU MOYEN AGE[2] est soutenue en 1980 mais Robert Philippe, pressé par le calendrier administratif, n'a pas eu le temps de la finaliser. Insatisfait de son travail et espérant en reprendre la composition, il ne la fera jamais publier.

A cette époque, la santé de R. Philippe commence à s'altérer, et s'il publie toujours des articles et publie des ouvrages au début des années 1980, sa dernière contribution sera sa participation à l'ouvrage Les servitudes de la puissance - une histoire de l'énergie[3], dont le chapitre sur le moyen âge est largement inspiré par ses idées[5].

La thèse (1950-1980) : L'énergie au moyen âge[2]Modifier

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PrésentationModifier

Passionné d’histoire des techniques, Robert Philippe aurait initié ce travail très tôt, au moment où Braudel publiait son ouvrage sur la Méditerranée, soit vers 1949.

Fruit de nombreuses années de compilations de données, l'ouvrage inédit jusqu'en 2019 est construit autour de trois thématiques : la révolution énergétique ; la révolution mécanique ; la révolution industrielle.

Le médiéviste de l'Ecole des Annales traite de l’énergie sous toutes ses dimensions, mais d’abord et principalement sous la forme hydraulique, son domaine d’excellence. Le champ d’analyse est la région « entre Seine et Loire », pour l’essentiel entre le XIe et le XVe siècle.

Les grands chapitres de la thèse, qui contient en outre des éléments bibliographiques, une recension des sources et un glossaire, s’intitulent :

TOME 1.1 : L’APPROPRIATION DE L’ENERGIE

INTRODUCTION : HISTOIRE ET TECHNOLOGIE

OBJET / METHODE / RESULTATS ET PERSPECTIVES

CHAPITRE 1 : LA REVOLUTION ENERGETIQUE

LES RESSOURCES / LES AMENAGEMENTS / LES ESPACES

CHAPITRE 2 : LA REVOLUTION MECANIQUE

LE MOUVEMENT CIRCULAIRE / LE BROYAGE ET LA FRICTION / LE MOUVEMENT LINEAIRE ALTERNATIF VERTICAL

CHAPITRE 3 : LE TRAVAIL A FACON

L’OUTIL ET SON USAGE / LE TRAVAIL / L’ECONOMIE DE L’OUTIL

CHAPITRE 4 : LE BAN ET LES BANALITES

LE DROIT ET LES JURIDICTIONS / L’AUTORITE SEIGNEURIALE / LES ENTREPRISES DE L’ENERGIE

CHAPITRE 5 : L’EXPANSION

CONSOMMATION / PRODUCTION / DISTRIBUTION


TOME 1.2 : LA MOBILISATION DE L’ENERGIE

INTRODUCTION

CHAPITRE 6 : LA MOBILISATION ENERGETIQUE

LES PROBLEMES TECHNIQUES / LES SOLUTIONS / LES SANCTIONS ECONOMIQUES

CHAPITRE 7 : LES INVENTIONS

L’ACCUMULATION / LA REVERSIBILITE / LA SPECIFICITE

CHAPITRE 8 : LE TRAVAIL LIBRE

LES LIBERTES / LES DISCIPLINES / LES NOUVELLES CONTRAINTES

CHAPITRE 9 : L’INTERET PUBLIC

LES BIENS / LES PERSONNES / LES ACTIVITES

CHAPITRE 10 : LE REFLUX

LA CONJONCTURE / LE MOUVEMENT SECULAIRE / L’EXPANSION ET LE REFLUX


TOME 1.3 : REVOLUTION INDUSTRIELLE ET CRISE DE L’ENERGIE

INTRODUCTION

CHAPITRE 11 : LES DESTINS DE L'ENERGIE

L'ENERGIE HYDRAULIQUE / L'ENERGIE THERMIQUE / L'ENERGIE ANIMALE

CHAPITRE 12 : LA REVOLUTION INDUSTRIELLE

LES REVOLUTIONS / LES RENOVATIONS / LES RECONVERSIONS

CHAPITRE 13 : LE CAPITAL

LE FONDS / LES INVESTISSEMENTS / LA RENTE

CHAPITRE 14 : LE TRAVAIL

L'EXALTATION DU TRAVAIL / LA QUALIFICATION

CHAPITRE 15 : L'AGE MODERNE

LES MOULINS / LE TEXTILE / LE FER

CONCLUSION

Analyse et portée de l'oeuvreModifier

Caractère inachevé et champ de l'oeuvre :

R. Philippe écrit dans sa thèse, sur l'étendu du champ géographique traité : "Nous avons, pour notre compte, retenu les pays d’entre Seine et Loire pour conserver un peu de la grande part du continent que voulait étreindre le projet primitif. C’était peu de temps après La Méditerranée à l’époque de Philippe II. Nous avions pensé que, prendre la terre d’Occident tout entière, ce serait faire bonne figure, face à l’immensité fluide. Mais le temps qui a trop passé depuis l’idée première nous éloigne aujourd’hui de cette ambition démesurée, sans trop de sagesse d’ailleurs, puisque nous prenons d’un bloc à peu près le tiers du royaume."

La période historique analysée par la thèse s'étend du XIe siècle au XVe. Si une place prépondérante est donnée à l'énergie hydraulique et mécanique, la thèse est exhaustive sur les autres les formes énergies, excepté l'énergie éolienne pour la navigation maritime.

Conséquence des contraintes de délais administratifs imposés pour la soutenance de thèse, et peut-être de soucis de santé, on peut donc relever quelques déséquilibres dans l’oeuvre, riche d'une grande érudition sur certaines énergies médiévales (hydraulique et mécanique) et qui met moins l’accent sur d’autres (biologique ; éolienne) ; voire qui évoque en introduction parfois certains sujets, sans avoir eu le temps de les traiter.

Rôle central de l'énergie :

Robert Philippe détaille le rôle central de l'énergie dans le développement économique. Son travail sur l'histoire des techniques et de l'énergie hydraulique s'inscrit dans la continuité de ceux de Marc Bloch[6] et de Bertrand Gille[7]. Il conçoit son projet de recherche au moment même où certains économistes s'affranchissent de l'énergie comme facteur de production de richesse. A la suite de Robert Solow (1956), Ils sont nombreux à ne plus prendre en considération à long terme que le "progrès technique", concept très qualitatif (Voir par exemple en 2016 l'ouvrage du Pr. Robert J. Gordon : The Rise and Fall of American Growth[8]). Robert Philippe expose ce rôle central et quantitatif de l'énergie, et sa vision de l'enjeu majeur de son appropriation collective par les communautés médiévales[9].

"Le Moyen Age s’ouvre ainsi par une quête d’énergies nouvelles. Le symbole en est le moulin à eau dont Marc Bloch, dès 1936, célébrait l’avènement. Cependant, les changements techniques n’entraînent de changements sociaux qu’avec leur généralisation au Xe siècle. " (Introduction)

"Nous avons fondé les articulations chronologiques de notre développement sur la maîtrise économique et technique de l’énergie. Trois phases : appropriation de 1000 à 1200 - libération de 1200 à 1300 - pénurie et cherté de 1300 à 1500. La première étape est l’âge d’or de la révolution énergétique médiévale : les investissements et le ban établissent pendant deux siècles un monopole seigneurial dont s’accommodent volontiers les tenanciers de la terre. Cette prodigieuse montée des équipements énergétiques relancée à la fin du XIIe siècle par le recours à l’énergie éolienne, se clôt avec la saturation des rivières et le suréquipement." (introduction)

On sait que, très tôt, Robert Philippe comprend le rôle essentiel, fondamental de l’énergie. Très tôt, il est probablement confronté chez certains de ses confrères historiens à l’interprétation idéologiquement dominante du rôle social du moulin hydraulique médiéval qui nourrit un discours bien-pensant sur l'essence oppressive du moulin banal. Sa thèse montre qu’il n’adhère pas à cette vision historiographiquement caricaturale des relations socio-économiques à l’époque médiévale. Il est toutefois difficile d’affirmer que ses convictions de chercheur furent à l’origine de la longue rupture avec son maître à penser, F. Braudel, et du consécutif repli manceau.

Dès 1960, dans une recension [10] de l’article de l’historien des techniques Bertrand Gilles intitulé Les développements technologiques en Europe de 1100 à 1400, Robert Philippe explique sa vision du rôle historique central de l’énergie, avant même le progrès technique, qui préfigure sa thèse :

« En fait, cette cascade de transformations techniques, si bien localisée dans le temps, met en cause, avant tout, l'exploitation de l'énergie. Là est le cœur décisif des novations : l'utilisation de l'énergie naturelle par des moteurs fixes (moulin à eau, moulin à vent) a tout commandé ; c'est elle qui engendre rapidement un nouvel univers technique. Ainsi éclate l'opposition entre l'Antiquité, période de l'énergie animale, et le Moyen Age où commence l'exploitation de l'énergie naturelle. «

Influence de Robert Philippe sur Fernand Braudel :

Les années de forte proximité entre Philippe et Braudel sont aussi celles où ce dernier écrit et réécrit le premier volume de son nouvel ouvrage, Civilisation matérielle et capitalisme. La première partie du chapitre 5, "la diffusion des techniques : sources d'énergie et métallurgie", est précisément consacrée aux sources d'énergie. Son disciple est cité dans la seconde édition (1979 p. 312) : "Dans sa thèse inédite, Robert Philippe montre la phase précédente, la première diffusion des moulins s'installant....dans les campagnes, près des villages".

La réévaluation par Braudel du rôle de l'énergie est confirmée dans L'identité de la France[11], oeuvre posthume qui valide a posteriori l'oeuvre de Robert Philippe. Ayant renoué le contact avec son disciple, Braudel écrit, avant de le citer :

" La révolution industrielle. Accompagnant le mouvement général de l’économie, les innovations techniques se multiplient : le navire à gouvernail d’étambot et à mâts multiples, les « chariots à roues … protégées par des lames de fer et tirés par des chevaux ferrés », les outils et instruments de fer … Fort de ses services, le forgeron établit sa curieuse et persistante prééminence : « le cheval et plus généralement les animaux de trait, dont on change périodiquement les fers, ramènent régulièrement le paysan à la forge où se réparent aussi les outils de fer. » Mais ces détails comptent relativement peu dans ce que l’on appelle « la première révolution industrielle » qui s’épanouit avec l’invraisemblable multiplication des moulins à eau, repris au stock inventif de Rome, puis des moulins à vent. Au début, et longtemps par la suite, ces moulins construits en bois « abritaient un mécanisme coûteux [la meule, des tiges de fer] qui, … en cas de guerre, était démonté pour être mis à l’abri ». Aussi précieux et important que ces instruments était le metteur en œuvre, le meunier, lui-même un spécialiste : «  le revenu qu’il … tire [du moulin] est parfois décoré du nom de fief et il lui arrive même d’être reçu à l’hommage-lige par son seigneur. » Des esclaves, des robots entrent ainsi au service des hommes, pas moins de 20 000 moulins à eau en France, dès l’aube du XIIe siècle. De calcul en calcul, on peut estimer que le pays a reçu l’équivalent de 600 000 travailleurs. Un immense effort."

(...)

« D’autant que presque d’entrée de jeu, les moulins des XIe, XIIe et XIIIe siècles ont été adaptés à des tâches multiples : écraser le grain, animer des martinets, des marteaux de forge, des moulins à papier, à tan, à foulons, à huile, à teiller le chanvre … « Sur la foi » de H.C. Darby, l’éminent spécialiste de la géographie historique anglaise, Robert Philippe croit pouvoir dire que « notre XIIe siècle est un XIXe siècle ». C’est mutadis mutandis, l’opinion de Wilheim Abel. Miracle à ses yeux, les salaires montent alors à la même vitesse que les prix ! Pierre Chaunu prend à W.W. Rostow sa formule du take off, du « décollage », et c’est vrai qu’en proie à une série de « multiplicateurs », la Chrétienté occidentale décolle et la France au milieu d’elle … Même l’eau alternante des marées a été mise à contribution en Normandie à la fin du XIe siècle. »

Actualité de l'oeuvre de Robert Philippe

A juste titre, Robert Philippe est mentionné dans la grande synthèse de Geneviève Massard-Guilbaud [12] de 2018 sur l’histoire de l’énergie. Elle y fait référence à son œuvre majeure, L’ENERGIE AU MOYEN AGE, dont elle se plaint qu’elle est introuvable ; et elle insiste sur la place du célèbre ouvrage collectif français Les Servitudes de la puissance : une histoire de l’énergie [13] publié en 1986, sans mentionner le rôle important qu’y a joué Robert Philippe.

Reste que Robert Philippe explique bien la dimension fondamentalement énergétique de tout système de transport ; qu’il développe pertinemment sa critique de la banalité ; qu’il expose une brillante analyse des rivières comme bien commun. On peut ne pas être d’accord avec tout ce qu’écrit Robert Philippe sur l’énergie, le monde médiéval[14],[15], l’omniprésence du moulin hydraulique au cœur du développement économique de l’Occident[9], on sent que le sujet est maîtrisé par un homme aux racines rurales fortes, fils de meunier qui sait de quoi il parle quand il parle technique. Le glossaire accompagnant la thèse est à ce titre exceptionnel.

Dans cet ouvrage qui aurait dû être publié depuis longtemps, Robert Philippe écrit une histoire de l'Europe occidentale et de ses métamorphoses : il propose une vision globale de l’histoire nourrie par l’énergie, sur les traces de son maître à penser Fernand Braudel.

Alors que l’énergie et son histoire sont chaque jour davantage au cœur des réflexions sur la trajectoire de notre civilisation et de son éventuelle inflexion, l’humilité naturelle du médiéviste provincial, son parcours dans l’ombre de Braudel, et la publication avortée de son œuvre majeure sur l’énergie au moyen âge ont contribué à restreindre la notoriété de Robert Philippe jusqu’en 2019 à un cercle d’experts.

Ouvrages et publicationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Suzanne Baille, Fernand Braudel et Robert Philippe, Le Monde Actuel - Histoire et Civilisations, Paris, Belin, (ASIN B004OR8W64)
  2. a b et c Robert Philippe, L'énergie au moyen âge, Paris, La Sorbonne, (lire en ligne)
  3. a et b Jean-Paul Deléage, Daniel Hémery et Jean-Claude Debeir, Les servitudes de la puissance - une histoire de l'énergie, Flammarion, (ISBN 978-2082111638), voir Chapitre IV : Contrainte écologique et innovations mécaniques dans l'Occident médiéval, pp 117-142
  4. Robert Philippe, « Une opération pilote : l'étude du ravitaillement de Paris au temps de Lavoisier », Annales. Économies, sociétés, civilisations,‎ 16e année, n°3, 1961, pp. 564-568 (lire en ligne)
  5. page 6 : «Tout livre est une construction collective(…). Celui-ci n’aurait pas pu voir le jour sans l’irremplaçable collaboration de Françoise Grenot (…) et sans l’apport érudit et l’amicale complicité de Robert Philippe, professeur d’Histoire du Moyen Age à l’Université du Maine, qui a bien voulu participer aux séances de travail préalables à la rédaction de cet ouvrage. » 8 notes du chapitre IV sur 79 renvoient à R. Philippe  et à sa thèse.
  6. Marc Bloch - Avènement et conquête du moulin à eau, Annales d'Histoire Economique et Sociale, VII (1935), p.538-63
  7. Bertrand Gille (sous la direction), Histoire des techniques, Encyclopédie de la Pléiade, Gallimard,
  8. R. J. Gordon The Rise and Fall of American Growth - Princeton - 2016
  9. a et b Michel Lepetit, « XIe-XIIIe siècles – la première révolution énergétique », Histoires de France N°4,‎
  10. Robert Philippe, « En Europe du XIIe au XIVe siècle : la première "révolution" des techniques. A propos de Bertrand Gilles, « Les développements technologiques en Europe de 1100 à 1400 » », Annales. Economies, sociétés, civilisations.,‎ 15e année, n°1, 1960, pp. 196-199 (lire en ligne)
  11. Fernand Braudel, L'identité de la France, Arthaud Flamarrion, 1986, Les hommes et les choses (*), p 129
  12. Geneviève Massard-Guilbaud, From the history of sources and sectors to the history of systems and transitions : how the history of energy has been written in France and beyond, Paris, Revue d’histoire de l’énergie N°1, (lire en ligne)
  13. Les servitudes de la puissance - une histoire de l'énergie, Flammarion, 1986. voir Chapitre IV : Contrainte écologique et innovations mécaniques dans l'Occident médiéval, pp 117-142
  14. Mathieu Arnoux, Le temps des laboureurs. Travail, ordre social et croissance en Europe (Vie - XIVe siècle), Paris, Albin Michel, (ISBN 978-2-226-20909-2), voir chapitre : Les moulins à eau : une ressource énergétique entre paysans et seigneurs
  15. Michel Lepetit, « 1346 : les limites de la croissance- La transition économique du XIe au XIVe siècle - Une transition économique soustenable et résiliente », Histoires de France N°12 & N°13,‎ ([https://www.linkedin.com/pulse/1346-les-limites-de-la-croissance-michel-lepetit/ https://www.linkedin.com/pulse/1346-les-limites-de-la-croissance-2ème-partie-michel-lepetit/ lire en ligne])