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Rivers Solomon

autrice afro-américaine de science-fiction
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Solomon.
Rivers Solomon
Naissance (29-30 ans)
Californie, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Anglais américain
Genres

Œuvres principales

  • L'Incivilité des fantômes

Rivers Solomon, née en [1], est une écrivaine américaine non-binaire[2], associée à la science-fiction et à l'afrofuturisme.

BiographieModifier

Rivers Solomon est diplômée en études comparatives raciales et ethniques à l'Université Stanford[3], ainsi qu'en écriture créative au Michener Center for Writers de l'Université du Texas à Austin[4].

En parallèle à son travail d'écriture, elle est consultante (« sensitivity reader ») auprès d'autres écrivains qui abordent des sujets sensibles, tels que la couleur de peau ou le handicap[2].

Non-binaire, elle utilise en anglais pour parler d'elle le pronom pluriel « they », qu'on pourrait traduire par « iels »[5]. L'emploi du genre neutre étant compliqué en français, elle accepte l'usage du féminin[1].

Elle est atteinte de troubles autistiques[1].

ŒuvreModifier

Rivers Solomon est principalement associée à la science-fiction et à l'afrofuturisme[3],[6], elle évoque elle-même s'inscrire dans le réalisme magique[3]. Parmi ses influences, on peut citer Ursula K. Le Guin, Octavia E. Butler ou Alice Walker[3].

Son premier roman L'Incivilité des fantômes (en) est paru en 2017. Il décrit les oppositions entre différentes classes au sein d'un vaisseau spatial dans lequel les Blancs imposent une ségrégation raciale et sexuelle aux personnes noires, métisses, trans et intersexe[2]. Son personnage principal, Aster, est non-binaire[5]. Le récit est ponctué de contes, pour la plupart puisés dans le folklore noir-américain[2]. Le nom du vaisseau, Matilda, est inspiré par celui du dernier bateau d'esclaves, le Clotilda, arrivé aux États-Unis en 1860[3].

Salué par la critique (Amal El-Mohtar (en) raconte l'avoir lu deux fois de suite)[7], ce roman a reçu en 2018 le prix Firecracker du meilleur roman[8], décerné aux États-Unis par la Communauté de la presse et des magazines littéraires (CLMP). Il a également été nominé à plusieurs prix, dont celui Hurston/Wright Legacy Award (en) du meilleur premier roman, prix qui récompense des écrivains noirs depuis 2001[4], ainsi qu'au prix John W. Campbell du meilleur nouvel écrivain (en)[9].

Son deuxième roman, The Deep, paru en 2019 aux États-Unis, s'inspire de la chanson éponyme du groupe de hip-hop expérimental Clipping (en)[10]. La chanson d'origine, très narrative et ancrée dans l'imaginaire afrofuturiste, a trouvé des résonances avec l'univers de Solomon[10].

PublicationsModifier

RomansModifier

  • L'Incivilité des fantômes, Aux Forges de Vulcain, 2019 ((en) An Unkindness of Ghosts, 2017), trad. Francis Guévremont, 400 p. (ISBN 978-2373050561)
  • (en) The Vela, Serial Box, 2019
    Coécrit avec Becky Chambers, SL Huang, Yoon Ha Lee et Lydia Shamah.
  • (en) The Deep, Gallery/Saga Press, 2019
    Basé sur la chanson de rap The Deep composée par Daveed Diggs, William Hutson et Jonathan Snipes et chantée par le groupe Clipping (en)

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Clara Delente, « Rivers Solomon : la SF dans la peau », sur Télérama, (consulté le 12 septembre 2019).
  2. a b c et d Justyne Stengel, « Dans mon livre, nous avons tué la Terre, mais j'aime l'idée qu'on puisse la restaurer », sur Usbek & Rica, (consulté le 11 septembre 2019).
  3. a b c d et e Frédérique Roussel, « Rivers Solomon : «Mon vaisseau spatial parle des différentes formes d'esclavagisme» », sur Libération, (consulté le 12 septembre 2019).
  4. a et b (en) « Rivers Solomon », sur hurstonwright.org (consulté le 12 septembre 2019).
  5. a et b (en) Peter Haldeman, « The Coming of Age of Transgender Literature », sur The New York Times, (consulté le 11 septembre 2019).
  6. Nelly Kaprièlian, « “L’Incivilité des fantômes”, l'afrofuturisme de Rivers Solomon », sur Les Inrockuptibles, (consulté le 12 septembre 2019).
  7. (en) Amal El-Mohtar (en), « 'Unkindness Of Ghosts' Transposes The Plantation's Cruelty To The Stars », sur National Public Radio, (consulté le 12 septembre 2019).
  8. (en) « Firecracker Awards », sur clmp.org (consulté le 11 septembre 2019).
  9. (en) « 2018 Hugo Awards » (consulté le 12 septembre 2019).
  10. a et b (en) Andrew Liptak, « How Rivers Solomon turned award-winning Afrofuturist song The Deep into a book », sur The Verge, (consulté le 12 septembre 2019).

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier