RecordTV
Image illustrative de l’article RecordTV
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Siège social de RecordTV à São Paulo.

Type Réseau de télévision gratuit avec stations propres et télédiffuseurs affiliés
Établi
Pays Drapeau du Brésil Brésil
Disponibilité câble et satellite
Fondé par Paulo Machado de Carvalho (pt)
Slogan Perto de você, a gente vai longe. (Près de vous, nous allons loin.)
Siège État de São Paulo São Paulo (SP), Brésil
Propriétaire Grupo Record (pt)
Personnages clés Edir Macedo Bezerra (directeur actuel), Alexandre Raposo (pt) (président du groupe)
Format d'image 480i (SDTV 16:9 letterbox)

1080i (HDTV)

Anciens noms TV Record (1953-1989)
Rede Record (1990-2016)
Site web recordtv.r7.com

RecordTV, anciennement appelée Rede Record, est un réseau de télévision brésilien. Il est fondé par Paulo Machado de Carvalho le .

Depuis 2010, elle devient le cinquième réseau de télévision du monde en chiffre d'affaires, derrière ABC, Rede Globo, CBS et NBC.

HistoriqueModifier

Créé en 1953, ce réseau est devenu populaire durant les années 1960 grâce à la diffusion des festivals de musique, mais il a connu un certain déclin avec l'arrivée d'autres concurrents comme TV Globo.

En 1989, Edir Macedo Bezerra et l’Église universelle du royaume de Dieu devient propriétaire du réseau après un achat de 45 millions de dollars [1],[2]. La légalité de ce rachat a été jugée douteuse par la justice, qui a cependant clôturée son enquête en 2019, le délai de prescription étant arrivée à son terme[3].

Le , le réseau est renommé RecordTV. Ce changement s'accompagne d'un nouveau logo qui abandonne les trois couleurs caractéristiques bleue, rouge et verte.

RecordTV est la deuxième chaine de télévision du Brésil en terme d'audience. Outre RecordTV, le groupe Record possède un réseau de radios, 4 portails internet et un journal (Correo do Povo, qui représente le neuvième tirage du pays). Il possède en outre 75 % du capital de la banque Renner et une centaine d'entreprises[3].

Après le début de la présidence de Jair Bolsonaro, le groupe Record est devenu le principal bénéficiaire des investissements de l’État fédéral dans la publicité, alors que ces budgets étaient jusqu'alors répartis en fonction de l'audience. Alors qu'elle recevait, en 2017, 26,6 % du budget de l’État dans la publicité, elle en a obtenu 42,6 % en 2019, pour une audience moyenne de 13, 1 %[3].

Influences politique et religieuseModifier

Les représentants de l’Église universelle du royaume de Dieu interviennent quotidiennement sur RecordTV, notamment après la diffusion de reportages consacrés à des faits divers dramatiques, invitant les téléspectateurs à prier en méditant sur le drame qui vient de leur être présenté. En outre, l'Église universelle du royaume de Dieu dispose de l'intégralité de la programmation tôt le matin et tard dans la nuit. Ce traitement de faveur n'est cependant pas gratuit : entre 2010 et 2020, quelque 2,3 milliards de reais ont été transférés de l’Église évangélique à RecordTV, ce qui représenterait 30 % des revenus de la chaine[3].

Après avoir longtemps dirigé RecordTV, Marcos Pereira est devenu ministre de l'Industrie au sein du gouvernement du président par intérim Michel Temer, puis, après les élections générales de 2018, député du Parti républicain brésilien (PRB) et vice-président de la Chambre des députés. De nombreux élus de ce parti conservateur ont travaillé pour RecordTV[3].

Le groupe Record s'est massivement investi dans le soutien au candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro lors de l'élection présidentielle de 2018[3].

Identité visuelleModifier

ActivitésModifier

RecordTV InternacionalModifier

RecordTV Internacional est une chaîne de télévision internationale retransmise à travers le monde.

ProgrammationModifier

CritiquesModifier

Un rapport des ONG ANDI et Intervozes, réalisé en partenariat avec le parquet fédéral brésilien, établit que le programme phare de la chaine, « Cidade Alerta », consacré aux faits divers criminels, détient le record des violations du droit : non-respect de la présomption d’innocence et des décisions judiciaires, exposition des mineurs, incitation au crime, discours de haine et préjugés, violation du droit au silence, torture psychologique, etc[3].

Selon l'anthropologue Olívia Bandeira : « Leur discours, c’est toujours : “Un bon bandit est un bandit mort.” Ils ignorent systématiquement les violences policières et appuient les interventions musclées[3]. »

RéférencesModifier

  1. Toni Nascimento, Quem é Edir Macedo? Conheça a história do fundador da Igreja Universal, r7.com, Brésil, 13 mars 2019
  2. André Corten, Le pentecôtisme au Brésil, KARTHALA Editions , France, 1995, p. 91
  3. a b c d e f g et h Anne Vigna, « Ainsi soit la deuxième télévision brésilienne », sur Le Monde diplomatique,

Voir aussiModifier

Article connexeModifier

  • Record News, la chaîne d'information en continu du réseau Record.

Liens externesModifier