Raphaël Rodriguez

chimiste français

Raphaël Rodriguez, né le à Avignon, est un scientifique français.

Raphaël Rodriguez

Naissance (43 ans)
Avignon (France)
Nationalité Drapeau de la France Français
Résidence France
Domaines chimie organique
biologie cellulaire
Institutions CNRS - Institut Curie
Formation université d'Avignon
université d'Oxford
université de Cambridge
Distinctions prix Tetrahedron 2019 du jeune chercheur en chimie bioorganique et pharmaceutique

Chercheur au CNRS, il dirige l'équipe « Chimie et Biologie du Cancer » à l'Institut Curie (Institut Curie/CNRS/Inserm/université de recherche Paris-Sciences-et-Lettres). Ses travaux portent sur la compréhension de la biologie du cancer à l'échelle atomique et moléculaire. Il s’intéresse notamment au rôle des métaux du bloc d dans le cancer. Il est lauréat en 2019 du Prix Tetrahedron du jeune chercheur en chimie bioorganique et pharmaceutique.

BiographieModifier

CarrièreModifier

Après avoir obtenu ses diplômes de premier et second cycles () à l'université d'Avignon, il a poursuivi son doctorat de chimie organique à Marseille sous la direction de Maurice Santelli et Cyril Ollivier, puis à l’université d'Oxford sous la direction de Jack Baldwin (en) et Robert M. Adlington. Ses travaux portaient sur la synthèse de produits naturels complexes au moyen de processus péricycliques[1].

Il a ensuite rejoint l'université de Cambridge en en tant que chercheur post-doctorant, puis obtenu un poste de chercheur post-doctoral permanent dans le laboratoire de Shankar Balasubramanian où ses travaux ont mené à l'invention de la pyridostatine et carboxypyridostatine, deux petites molécules de synthèse qui ciblent l'ADN et ARN G-quadruplexe. Il a mené conjointement ses travaux avec le professeur britannique Stephen Jackson (en) (Gurdon Institute (en)) et établi un lien fonctionnel entre les structures de l'ADN G-quadruplex et l'instabilité génomique dans les régions codantes du génome humain[1],[2].

Raphaël Rodriguez a ensuite rejoint le CNRS en tant que chargé de recherche en 2012 à l'institut de chimie des substances naturelles à Gif-sur-Yvette, et a été promu directeur de recherche CNRS à l'institut Curie en 2017[1],[3],[2].

Ses récentes réalisations comprennent le développement de la remodeline capable de corriger les défauts de l’organisation de la chromatine observés dans le vieillissement cellulaire en ciblant l’acétyltransférase NAT10, la première synthèse chimique du produit naturel complexe marmycine et l'invention de l'ironomycine qui cible l'homéostasie du fer dans les cellules cancéreuses mésenchymateuses. Son équipe a récemment élucidé le mécanisme d'action de la salinomycine (en) et identifié le rôle du fer et du cuivre dans le maintien d'un caractère mésenchymateux des cellules cancéreuses impliquées dans la résistance et les récidives. Son équipe a également apporté de nouveaux éléments sur le rôle de la chromatine dans la régulation du ciblage du génome par le cisplatine[4],[1],[3].

Prix et distinctionsModifier

  • 2019 : Prix Tetrahedron du jeune chercheur en chimie bioorganique et pharmaceutique[5],[2]
  • 2017 : intègre la promotion 2017 du programme « Young Leaders » franco-britannique[6],[7]
  • 2017 : prix du cercle K2 en cancérologie[8]
  • 2015 : prix Pierre Fabre pour l'innovation thérapeutique
  • 2006 : prix de thèse Fournier de la Société chimique de France[9]

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d (en) « Raphaël Rodriguez », sur Institut Curie
  2. a b et c Sylvie Andreau, « Raphaël Rodriguez, le virtuose de la chimie », Le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne)
  3. a et b Sylvestre Huet, « Le cancer se dope au fer », Le Monde Blog spécialisé en sciences {Sciences2},‎ (lire en ligne)
  4. Daniel Fiévet, « La chimie du cancer », France Inter,‎ (lire en ligne)
  5. Alizée Lacroix, « Raphaël Rodriguez reçoit le 2019 Tetrahedron Young Investigator Award », Institut Curie,‎ (lire en ligne)
  6. « Young leaders programme »
  7. « Raphaël Rodriguez, un chercheur français à l'accent très British ! », Journal du CNRS,‎ (lire en ligne)
  8. « Édition 2017 des Trophées K2 », sur Trophées K2 (consulté le ).
  9. http://www.societechimiquedefrance.fr/Laureats-896.html.

Liens externesModifier