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Piliers de Rampurva
Chapiteau au taureau, en provenance de Rampurva, règne d'Ashoka, maintenant au palais présidentiel de Rashtrapati Bhavan, New delhi, Inde. Une copie assez éloignée se trouve à l'Indian Museum de Calcutta.
Chapiteau au taureau, en provenance de Rampurva, règne d'Ashoka, maintenant au palais présidentiel de Rashtrapati Bhavan, New delhi, Inde. Une copie assez éloignée se trouve à l'Indian Museum de Calcutta.
Période IIIe siècle av. J.-C.
Culture Empire Maurya
Date de découverte environ 260 av.J-C
Lieu de découverte Rampurva, Bihar, Inde[1].
Coordonnées 27° 16′ 12″ nord, 84° 29′ 58″ est

Géolocalisation sur la carte : Inde

Les deux piliers sont toujours à Rampurva, couchées au sol, l'inscription du pilier au lion recouverte par un abri.

Rampurva est un site archéologique du district du Champaran occidental, dans l'État indien du Bihar, situé à proximité de la frontière avec le Népal.

HistoireModifier

Le site est connu pour la découverte d'une paire de piliers d'Ashoka en 1876 par Archibald Campbell Carlyle (en). L'un représente un lion, l'autre un taureau. Le taureau en particulier est souvent cité comme exemple de syncrétisme artistique, combinant des éléments indiens, achéménides et grecs : le sujet animalier est plutôt indien, la forme générale du chapiteau est d'inspiration achéménide, alors que les motifs floraux en palmette témoignent d'une influence de l'art hellénistique[2].

Certains auteurs considèrent que le chapiteau au taureau est chronologiquement antérieur à Ashoka[3].

Les deux piliersModifier

Pilier au lion

Le lion est un des motifs habituels des Piliers d'Ashoka. Seul le pilier au lion possède une inscription. Celle-ci consiste en quatre édits sur colonne. Le fait que l'inscription soit très régulière amène John Irwin à penser qu'elle a été gravée alors que le pilier était encore couché au sol, et que donc ce pilier est une véritable création d'Ashoka, avec des motifs d'abaque composés d'oies (hamsa) et de palmettes caractéristiques d'Ashoka, alors que pour lui le pilier au zébu serait antérieur[3].

Pilier au taureau

A 300 mètres au sud du pilier au lion furent découverts les vestiges d'un second pilier, le pilier au taureau[4]. Le chapiteau d'origine du taureau de Rampurva se trouve aujourd'hui en haut des escaliers du palais présidentiel de Rashtrapati Bhavan, New delhi, India[5],[4]. Il est marron clair (comme l'éléphant de Sankissa) en grès non poli ("unpolished buff sandstone"), contrairement à la copie de l'Indian Museum à Calcutta, qui est anthracite. Une explication détaillée est disponible sur le site du gouvernement indien[6].

Les deux piliers sont aujourd'hui disposés côte à côte sur le sol, près des vestiges de deux petits stupas à Rampurva[7].

Voir aussiModifier


Les Édits d'Ashoka
(3e siècle av. J.-C.)
(Liste des Édits)
Année de règne
d'Ashoka
Type d'édit
(et emplacement des inscriptions)
Répartition géographique
Année 8 Fin de la guerre du Kalinga et conversion au "Dharma"  
Année 10[8] Édits mineurs Evénements connexes:
Visite de l'arbre de la Bodhi à Bodh Gaya[9]
Construction du Trône de diamant à Bodh Gaya
Prédication dans l'ensemble de l'Inde.
Dissenssions dans le Sangha[9]
En langue indienne: Inscription de Sohgaura
Erection des Piliers d'Ashoka
Édit bilingue grec/araméen
(Kandahar)
Edits mineurs sur rocher en araméen:
Inscription de Laghmân, Inscription de Taxila
Année 11 Édits mineurs sur rocher (n°1, n°2 et n°3)
(Panguraria, Maski, Palkigundu et Gavimath, Bahapur/Srinivaspuri, Bairat, Ahaura, Gujarra, Sasaram, Rajula Mandagiri, Yerragudi, Udegolam, Nittur, Brahmagiri, Siddapur, Jatinga-Rameshwara)
Année 12 et suivantes[8] Inscriptions des grottes de Barabar Édits majeurs sur rocher
Édit mineurs sur pilier:
Édit du schisme, Édit de la Reine, Édit de Kosambi
(Lumbini Sarnath Allahabad (en) Sanchi)
Edit de Rummindei, Edit de Nigali Sagar
Édits majeurs en langue grecque:
Édits grecs n°12-13
(Kandahar)
Édits majeurs en langue indienne :
Édit n°1, Édit n°2, Édit n°3, Édit n°4, Édit n°5, Édit n°6, Édit n°7, Édit n°8, Édit n°9, Édit n°10, Édit n°11, Édit n°12, Édit n°13, Édit n°14
En script Kharoshthi:
Shahbazgarhi (en), Mansehra (en)
En script Brahmi:
Khalsi, Girnar, Sopara (en), Sannati, Yerragudi, Delhi (en)
Années 26, 27
et suivantes[8]
Édits majeurs sur pilier
En langue indienne:
Édit n°1 Édit n°2 Édit n°3 Édit n°4 Édit n°5 Édit n°6 Édit n°7
(Allahabad (en) Delhi (en) Topra (en) Rampurva Lauriya-Nandangarth Lauriya-Araraj Amaravati)

En araméen:
Kandahar, Edit n°7[10],[11] et Lampaka, Edit n°5 ou 7[12]

Année 32[9] Dhauli,Jaugada

Notes et référencesModifier

  1. CM's visit to Ashokan Pillar Site of Rampurwa
  2. John Boardman, "The Diffusion of Classical Art in Antiquity", Princeton University Press, 1993, p. 130 : "The Indian king's grandson, Asoka, was a convert to Buddhism. His editcs appear carved on rocks and a number of free-standing pillars which are found right accross India. These owe something to the pervasive influence of Achaemenid architecture and sculpture, with no little Greek architectural ornament and sculptural style as well. Notice the florals on the bull capital from Rampurva, and the style of the horse on the Sarnath capital, now the emblem of the Republic of India."
  3. a et b John Irwin, « The True Chronology of Aśokan Pillars », in: Artibus Asiae, Vol. 44, No. 4 (1983), pp. 247-265
  4. a b et c Ashoka: The Search for India's Lost Emperor par Charles Allen p.130
  5. a et b Gupta, The roots of Indian Art, p.353
  6. Rampurva bull
  7. Google map photographs
  8. a b et c Yailenko,Les maximes delphiques d'Aï Khanoum et la formation de la doctrine du dhamma d'Asoka, 1990, pp.239-256.
  9. a b et c Gupta, The roots of Indian Art, p.351-357
  10. Inscriptions of Asoka de D.C. Sircar p.30
  11. Handbuch der Orientalistik de Kurt A. Behrendt p.39
  12. Handbuch der Orientalistik de Kurt A. Behrendt p.39