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Le racket (taxage au Québec) est qualifié par le code pénal de « vol avec violence » ou d'« extorsion ». Le racket est une forme d'extorsion, où l'auteur exige de l'argent ou des biens matériels, par l'intimidation, le chantage ou la violence. Ce délit est puni par la loi.

ÉtymologieModifier

Ce mot désignait les fêtes extravagantes et bruyantes organisées par les bandes du bidonville de Five Points à Manhattan, lors desquelles des politiciens corrompus se faisaient remettre de l'argent en utilisant la menace et la contrainte.

Le mot vient de l'italien ricatto qui signifie « chantage ». En anglais, le sens premier du mot racket est vacarme, tintamarre ; son sens figuré est escroquerie. C’est dans cette dernière acception qu’il est utilisé en France[1].

Formes de racketModifier

Il existe de nombreuses formes de racket. Il peut être pratiqué dans le milieu scolaire (c'est une forme de harcèlement scolaire[2]), dans les milieux économiques sous forme d'impôt révolutionnaire à but politique ou du pizzo mafieux en Italie. Il peut également être réalisé en prenant en otage le matériel informatique d'un particulier ou d'une entreprise, à l'aide d'un ransomware ou rançongiciel en français.

Lorsque le racket est commis sur une période longue, il est souvent nommé « loyer » par ceux qui le pratiquent dans le cadre du crime organisé. Il est alors fréquemment présenté comme l'achat d'une protection consistant en l'absence de représailles sur les biens et les personnes qui s'y soumettent.

En FranceModifier

En France, l'article 312-1[3] du Code pénal dispose : « L'extorsion est le fait d'obtenir par violence, menace de violences ou contrainte soit une signature, un engagement ou une renonciation, soit la révélation d'un secret, soit la remise de fonds, de valeurs ou d'un bien quelconque.

L'extorsion est punie de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 euros d'amende. »

Notes et référencesModifier

  1. CNRTL, « Racket » (consulté le )
  2. Admin, « Racket à l'école » (consulté le )
  3. « Article 312-1 - Code pénal - Légifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )

Voir aussiModifier