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Puits Ricard

charbonnage à La Grand-Combe (Gard)
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Puits Ricard
Image illustrative de l’article Puits Ricard
Coordonnées 44° 12′ 40″ nord, 4° 01′ 46″ est
Début du fonçage 1932
Mise en service 1935
Profondeur 801 mètres
Arrêt 1978
Remblaiement ou serrement 1980
Administration
Pays France
Région Occitanie
Département Gard
Commune La Grand-Combe
Caractéristiques
Compagnie Compagnie des mines de La Grand-Combe
Groupe Houillères du Bassin des Cévennes (1946-1968)
Houillères du Bassin du Centre-Midi (1968-1980)
Unité de production Unité d'Exploitation (UE) du Gard
Ressources Houille
Protection  Inscrit MH (2008)
Patrimoine XXe s. (2008)

Géolocalisation sur la carte : Gard

(Voir situation sur carte : Gard)
Puits Ricard

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Puits Ricard

Le puits Ricard est un ancien charbonnage situé à La Grand-Combe dans le département du Gard, en région Occitanie. Le puits est creusé de 1932 à 1935 jusqu'à 801 mètres de profondeur. Le , un incendie fait deux morts et détruit le chevalement qui est remplacé par un nouveau mi-béton mi-métallique. L’ingénieur responsable de sa réalisation, Charles Tournay y fait une chute mortelle. Le carreau ferme en 1978 et devient un musée qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques le avec le label « Patrimoine du XXe siècle » avant d'être restauré en 2010.

Sommaire

LocalisationModifier

Le puits Ricard est situé au 51, rue des Poilus dans la vallée Ricard à La Grand-Combe dans le département du Gard, en région Occitanie[1].

HistoireModifier

L'exploitation minière débute au début du XIXe siècle sur le territoire de la commune qui est créée en 1846 grâce au développement de cette industrie. Le puits Ricard est creusé en 1932[2] et ouvre en 1935[1]. Le , un incendie prend dans le puits et détruit le chevalement métallique et fait deux victimes[3].

Un nouveau chevalement (l'actuel) est construit en 1939, il est composé d'un porte-à-faux en béton armé et d'un faux-carré métallique[4]. Ce chevalement est l’œuvre d'un ingénieur liégeois, Charles Tournay qui fait une chute mortelle depuis le sommet du chevalement en visitant le chantier de construction[5]. Les parties métalliques (faux-carré, équipement de sécurité, molettes et toitures) sont réalisées par l’entreprise Derobert. L'axe des molettes est situé à 25,60 mètres de haut, ces dernières ont un diamètre de 6 mètres[4].

Lors de la grande grève des mineurs de 1948, des affrontements ont lieu entre grévistes qui occupent le puits Ricard avec un piquet de grève, et la compagnie républicaine de sécurité (CRS) no 161, de Marseille. Le matin du 21 octobre, le carreau de mine est expulsé sur ordre du ministre socialiste Jules Moch. L'après-midi, une importante manifestation de mineurs pour la réoccupation du puits a lieu. Les affrontements sont extrêmement violents, et les manifestants débordent les CRS qui sont submergés et battus par les mineurs. Refluant, ils sautent ou sont jetés du haut d'un mur de 6 (ou 10) mètres de haut. 14 CRS sont gravement blessés, 56 plus légèrement. Aucun coup de feu n'est tiré ce jour-là, et on ne connait pas le bilan des blessés chez les mineurs. Les grévistes occupant le puits Ricard seront finalement évacués à l'aide de blindés[6],[7].

L'exploitation cesse en 1978, mais les bâtiments sont conservés pour devenir un musée[3]. Le site désaffecté est inscrit au titre des monuments historiques le avec le label « Patrimoine du XXe siècle »[2]. Les bâtiments sont restaurés lors d'un chantier en 2010[1]. Le chevalement bénéficie d'un éclairage nocturne à partir de septembre 2012[8].

DescriptionModifier

Le classement comprend le chevalement, le puits de mine, la machine d'extraction, le musée du mineur, les bains-douches (salle des pendus) et les annexes[2].

Notes et référencesModifier

  1. a b et c « La Maison du Mineur à la Grand Combe en Cévennes », sur cevennes-tourisme.fr.
  2. a b et c « Puits Ricard », notice no PA30000072, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. a et b « Incendie du Puits Ricard à la Grand'Combe dans le Gard ».
  4. a et b Pierre-Christian Guiollard 1993, p. 126.
  5. Pierre-Christian Guiollard 1993, p. 114.
  6. Marion Fontaine, Xavier Vigna « La grève des mineurs de l'automne 1948 en France », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 2014/1 no 121, p. 27.
  7. Jan-Marc Maupoix, « CRS n° 161 », Les Polices Mobiles, consultée le 29 mars 2017.
  8. « La Grand Combe: Coup de projecteur sur le Puits Ricard », sur objectifgard.com.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Pierre-Christian Guiollard, Les Chevalements des houillères françaises, Pierre-Christian Guillard, (ISBN 2-9502503-6-X).